Les rituels du dimanche après-midi

En géné­ral, le week-end est tout sauf un moment de calme. Entre les cour­ses à faire, une après-midi shop­ping, un cours de danse, le ran­ge­ment de son chez-soi, un thé avec des amies, une soi­rée fes­tive, un brunch, un déjeu­ner en famille… Le temps passe à toute vitesse.

Sauf peut-être le diman­che, en fin d’après-midi. Encore plus lorsqu’il fait un temps comme aujourd’hui : gris, plu­vieux, et qui n’incite guère à sor­tir. On peut alors se per­met­tre ce luxe, celui de ne rien à faire et de se poser un peu, his­toire de repren­dre des for­ces avant le lundi matin et la nou­velle semaine à venir.

Pour un bon après-midi du diman­che bien tran­quille, il faut tout de même avoir sous la main quel­ques élé­ments indis­pen­sa­bles. Pour moi, ce sera le JDD, accom­pa­gné de son rituel Fémina, et d’une tasse de thé. Bien calée dans le canapé, je reviens à l’infor­ma­tion que j’avais un peu laissé tom­bée le reste du week-end, his­toire de ne pas arri­ver com­plè­te­ment dému­nie au taf lundi. Je note les films et piè­ces de théâ­tres qui me font envie, je suis les aven­tu­res de Jo-Wil­fried en Aus­tra­lie. Cette lec­ture est en géné­ral sui­vie d’une plon­gée dans le der­nier ELLE, pour un peu de légè­reté. A moins que je ne choi­sisse mon livre en cours, Trois fem­mes puis­san­tes en ce moment, roman par­fois dés­ta­bi­li­sant mais glo­ba­le­ment envoû­tant. 

Le reste de la soi­rée se pas­sera sou­vent sans ordi. Pas de Face­book et autres twit­ter le diman­che soir. Plu­tôt un peu de tri, faire place net sur mon bureau où s’entas­sent mes papiers de la semaine du mois de l’année. Sauf si une chaîne de tv ne se décide à dif­fu­ser une bonne comé­die, type Brid­get Jones ou n’importe quoi avec Hugh Grant. Ou un film d’action rigolo sans trop d’hémo­glo­bine. A moins que l’on opte pour quel­ques épi­so­des de série, Heroes sai­son 1 en ce moment. Oui, nous ne som­mes pas vrai­ment au coeur de la ten­dance sur ce coup.

Mon côté mamie qui som­meille en moi me pous­sera à ne pas me cou­cher trop tard, et me fera pen­ser que ce serait bien de faire ça toute la semaine. Chose qui ne se pro­duit jamais évi­dem­ment. Pri­vi­lège du diman­che soir.


Et vous, quels sont vos petits rituels de fin de week-end ?

La vidéo-danse du jeudi (26)

Place aujourd’hui à un un bal­let court, mais deve­nue mythi­que dans l’his­toire de la danse, Le Spec­tre de la Rose.

Per­sonne n’a pu y échap­per, nous fêtons en ce moment les 100 ans des Bal­lets Rus­ses. Tou­tes les gran­des com­pa­gnies y vont de leurs soi­rées hom­mage et autres expo­si­tions. Car la troupe de Dia­ghi­lev a un peu révo­lu­tionné son monde, avec ses poses, ses ports de bras si par­ti­cu­liers et ses forts rôles mas­cu­lins. Ima­gi­nez le public de cette épo­que, quand Nijinski a sauté pour la pre­mière fois sur le rebord de la fenê­tre, tout de rose vêtu. Voici ici l’inter­pré­ta­tion de Michail Barich­ni­kov.



Barich­ni­kov offre une vision assez dif­fé­rente des autres Roses que j’ai pu voir, plus éthé­rées. Lui est beau­coup plus ter­rien, plus mas­cu­lin, plus homme que spec­tre aussi, alors qu’il est censé inter­prété un esprit. Mais j’aime assez cette vision. Ce n’est pas ici un cou­ple roman­ti­que amou­reux. La jeune fille est com­plè­te­ment sub­ju­guée par un dan­seur qu’elle a croisé à un bal. Le sim­ple fait de sen­tir la rose qu’il lui a offerte la laisse rêveuse pour la nuit. Le Spec­tre, par­fai­te­ment cons­cient de son pou­voir, en pro­fite pour briller et pavoi­ser, et s’amu­ser un peu avec la demoi­selle dans un jeu pres­que trop facile pour lui.

La Rose : Michail Barich­ni­kov
La Jeune Fille : ? Si quelqu’un veut m’aider
Cho­­­­ré­­­­gra­­­­phie : Michel Fokine
Musi­­­­­que : Weber

Paris sous la neige

Il est assez étrange de voir com­bien la neige nous met dans un drôle d’état. Il suf­fit de quel­ques flo­cons, de décou­vrir une fine cou­che blan­che sur le bal­con le matin, et nous voila de bonne humeur pour le reste de la jour­née. Mal­gré la gadoue, les bus qui n’arri­vent plus à fonc­tion­ner et cette impres­sion bizarre que cette grande ville moderne devient para­ly­sée dès qu’un peu de neige fait son appa­ri­tion.

A croire que nous som­mes resté(e)s de grands enfants. Mais quand même, Paris sous la neige, ça a tout de suite une autre allure. Les parcs sem­blent plus cal­mes, les bruits des voi­tu­res sont étouf­fés. Lors­que la neige était bien tom­bée avant Noël, j’avais un jour off en semaine. J’en ai pro­fité pour me pro­me­ner du côtés des Tui­le­ries. Les Pari­siens ont dû avoir peur des flo­cons qui tom­baient en abon­dance, j’étais pra­ti­que­ment toute seule. Mal­gré le froid, quelle apai­sante pro­me­nade…

Pho­tos pri­ses chez moi et sur Paris avec mon modeste iPhone, d’où la qua­lité par­fois dou­teuse des cli­chés.


































































































































La vidéo-danse du jeudi (25)

Place ce soir à la varia­tion d’Esmé­ralda. De la pure tech­ni­que aca­dé­mi­que. Mais quelle classe !



D’après ce que je sais, le bal­let Esmé­ralda n’est plus vrai­ment donné. Seul sub­siste le pas de deux, dont est issue cette varia­tion fémi­nine. La tech­ni­que clas­si­que y est ici à son apo­gée, et en fait une danse par­faite pour les con­cours et autres galas de démons­tra­tion. Sur You­tube, vous pou­vez donc trou­ver une quan­tité de vidéos de cette varia­tions, de peti­tes pou­pées qui s’amu­sent à lever leur jambe le plus haut pos­si­ble, de sin­ges savants qui mon­trent bien qu’elles peu­vent enchaîné les proues­ses sur poin­tes, de vraies gym­nas­tes. 

Et puis vous pou­vez aussi trou­ver l’inter­pré­ta­tion d’Agnès Letestu, qui devient le temps d’une minute 30 l’incar­na­tion même de la pure élé­gance et du style. J’ai vite fait mon choix entre les deux.

Esmé­ralda : Agnès Letestu
Cho­­­ré­­­gra­­­phie : Jules Per­rot
Musi­­­­que : Cesar Pugni

Le choix crucial de l'agenda

S’il y a bien une chose qui mar­que le pas­sage à la nou­velle année, c’est de glis­ser dans son sac un nou­vel agenda.

Autant je suis accro à mon iPhone, autant je ne suis tou­jours pas con­ver­tie à l’agenda élec­tro­ni­que. J’aime avoir ce petit car­net au fond de mon sac, y glis­ser des anec­do­tes, des annon­ces de spec­ta­cle ou d’expos, des cho­ses à ne pas oublier. Je reste sur ce sujet très XXème siè­cle, et défi­ni­ti­ve­ment adepte du bon vieux papier.

Au col­lège, je n’ai pas résisté à la ten­ta­tion des agen­das Naf-Naf et Cacha­rel, comme dans la chan­son de Vin­cent Delerm. Au lycée, mes agen­das étaient un peu plus sérieux. A la fac, place eaux agen­das par semaine, et de jan­vier à décem­bre.

Ils doi­vent depuis répon­dre à un cri­tère pré­cis : être joli (je vais quand même le voir cha­que jour), pas trop grand ni trop lourd, avoir une dou­ble page par semaine et orga­nisé de façon ver­ti­cal, avoir des pages d’infos pra­ti­ques (plan de métro…) et avoir des pages de notes.

Dès la mi-novem­bre, je furète donc les papè­te­ries à la recher­che de la perle rare. Pen­dant long­temps, je suis res­tée fidèle aux agen­das Papar­blanks, qui réu­nis­saient tous mes cri­tè­res tout en ayant de très bel­les cou­ver­tu­res.


L’année der­nière, j’avais changé, et opté pour un agenda d’une mar­que alle­mande, avec une jolie cou­ver­ture cou­leur cou­cher de soleil. Si le 14 juillet n’était pas indi­qué en jour férié, je suis par con­tre deve­nue incol­la­ble en fêtes ger­ma­ni­ques. Cela avait un cer­tain charme.

Pour 2010, J’ai opté pour l’agenda de Péné­lope Bagieu, blo­gueuse des­si­na­trice de son état. L’agenda a une cou­ver­ture en dur, donc lourde, il n’y a aucune page d’infos, et je suis sûr que le quart des blo­gueu­ses pari­sien­nes a exac­te­ment le même dans son sac cette année. Je suis fai­ble, je n’ai pas su résis­ter lors­que Péné­lope a annoncé cette paru­tion sur son blog. J’adore ses des­sins rigo­los rem­plis de bonne humeur et la cou­ver­ture girly. Et tou­tes les pages de lis­tes au fils des mois, pour pré­voir aussi bien nos vacan­ces de rêves que pour com­pa­rer les célé­bri­tés qui nous font cra­quer.






Et vous, votre choix s’est porté sur quoi en 2010 pour votre agenda ?

(Les deux der­niè­res pho­tos vien­nent du blog Abri­Co­Co­tier)

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