Petit ménage d'été

J'avoue, cette coupure n'était pas complètement voulue.

Disons que je me disais depuis longtemps qu'il fallait que je télécharge la nouvelle version de Dotclear, outil avec lequel je gère ce blog. Il se trouve que, la semaine dernière, j'ai téléchargé une application pas du tout, mais alors pas du tout, compatible avec l'ancienne version.

Résultat : Patratra. Bien obligé d'y mettre Le Geek de m'y mettre. 

Résultat bis : toutes mes préférences ont disparu avec la nouvelle version.

Alors quitte à tout remettre en place, j'ai un peu farfouillé pour rajouter de nouveaux petits outils. 

Le compte Twitter Dansesplume. Ok, ce n'est pas vraiment nouveau, je m'y suis mise en janvier. Mais je n'en ai jamais parlé. Infos, rumeurs et pensées toutes personnelles sur la danse en général, le ballet de l'Opéra de Paris en particulier, tel est l'intitulé de ce Twitter. Vous y trouverez donc de très nombreuses infos sur la danse et le ballet de l'opéra, les spectacles à venir, l'actualité des danseurs, des articles de presse et émissions de TV ou radio, les dernières rumeurs qui courent et mes réactions à chaud des spectacles auxquels j'assiste. Un outil en toute modestie indispensable pour tou(te)s ceux et celles qui s'intéressent à la danse.

Les outils de partage. Vous êtes tellement ébloui(e)s par un article que vous voulez absolument le partager avec la terre entière ? Pas de problème, des liens Facebook et Twitter sont désormais présents en bas de chaque article (enfin, plutôt à droite dans le décor dans la page de l'article, petit soucis technique non encore résolu).

Des nouveautés sur les commentaires. J'ai rajouté des smileys (je suis faible). Vous pouvez aussi répondre à un commentaire particulier en cliquant sur la flèche bleu qui apparait à droite du pseudo. Vous pouvez enfin vous abonner aux commentaires d'un article en particulier, ce qui vous avertira, entre autres, quand je vous réponds. Pour l'avoir testé, il est très facile de se désabonner. Enfin, mes réponses à vos commentaires apparaitront en bleu. J'avoue que je suis assez fière de cette partie, l'ayant réalisée toute seule, et que ce n'était pas évident (les pros du style CSS, ne vous moquez pas).

Dans la colonne de gauche, j'ai aussi rajouté quelques petites choses. La rubrique "Dernière scène" indique le dernier spectacle auquel je suis allée. Les rubriques ont aussi un peu changé. Vous pouvez retrouver leur descriptions sur la page A propos, qui a un peu changé aussi, tout comme la page IRL (In Real Life pour les inculturé(e)s). Les archives sont également accessibles plus facilement.



Suite à un petit incident technique...

Certaines fonctionnalités ou pages de ce blog ne fonctionnent pas comme d'habitude (voire peuvent même ne pas fonctionner du tout).

Nous espérons un retour à la normale pour la journée de samedi.

En vous priant de nous excuser pour la gène occasionnée.

Le Geek


Et les Plumes d'or de la saison de danse 2009/2010 sont attribuées à...

La sai­son 2009/2010 s’est offi­ciel­le­ment ter­mi­née pour moi ven­dredi. Place donc au bilan, et à la remise des Plu­mes d’or, céré­mo­nie la plus cou­rue du web, je n’en doute pas une seconde.

Ne sont inclus que les spec­ta­cles de danse et les comé­dies musi­ca­les. Je laisse de côté les opé­ras, con­certs clas­si­ques et piè­ces de théâ­tre, n’ayant pu en voir assez dans l’année pour faire un clas­se­ment.

Remise de prix effec­tuée en toute sub­jec­ti­vité et avec une once de mau­vaise foi, bien entendu.

Spec­ta­cles en com­pé­ti­tion :

- West Side Story (Broad­way) (rien que pour ça, je devais inclure les comé­dies musi­ca­les dans ce clas­se­ment)

- Le gala des étoi­les du XXIe siè­cle (TCE)

- Giselle (ONP, Le Riche/Dupont)

- Joyaux (ONP, avec le Défilé)

- Soi­rée Mil­le­pied/Paul/McGre­gor (ONP)

- Démons­tra­tions de l’Ecole de danse (ONP)

- Soi­rée Bal­lets Rus­ses (ONP) (Je tri­che un peu, je ne l’ai vu qu’à la télé­vi­sion)

- La Dame aux Camé­lias (ONP, Moussi/Cia­ra­vola/Hey­mann/Pech)

- Sid­dharta (ONP, Dupont/Le Riche)

- Sid­dharta (ONP, Bélin­gard/Osta)

- Sid­dharta (ONP, Rena­vand/Bul­lion)

- Giselle (Bal­let Natio­nal de Cuba, Enghien)

- Trois soi­rées Hom­mage à Jerome Rob­bins (ONP, avec moult dis­tri­bu­tions)

- La Baya­dère (ONP, Letestu/Mar­ti­nez)

- Three Solos and a Duet (Mikhail Bary­sh­ni­kov et Ana Laguna, Théâ­tre de la Ville)

- Carte blan­che à Ouliana Lopat­kina (Ouliana Lopat­kina, Théâ­tre Mon­tan­sier de Ver­sailles)

- La Petite Dan­seuse de Degas (ONP, Osta/Ganio)

- Kaguya­hime (ONP, Gil­lot/Bul­lion)

- Kaguya­hime (ONP, Rena­vand/Pha­vo­rin)

- Kaguya­hime (ONP, Letestu/Chaillet)

- Cours public (Bal­let de Novos­si­birks, Théâ­tre du Châ­te­let)

- Soi­rée Balan­chine (Bal­let de Novos­si­birks, Théâ­tre du Châ­te­let)

- Le Lac des Cygnes (Bal­let de Novos­si­birks, avec Polina Semio­nova, Théâ­tre du Châ­te­let)

- La Baya­dère (Bal­let de Novos­si­birks, avec Diana Vish­neva, Théâ­tre du Châ­te­let)

- Fame (Casino de Paris)

Et main­te­nant, place aux résul­tat (rou­le­ments de tam­bour).

Plume d’Or du plus beau spec­ta­cle : La Dame aux Camé­lias. J’ai décou­vert ce bal­let en vrai cette année. J’ai non seu­le­ment été très tou­chée par l’inter­pré­ta­tion de Del­phine Mous­sin, sub­ju­guée par Isa­belle Cia­ra­vola, mais j’ai eu aussi un vrai coup de fou­dre pour ce bal­let en lui même. Une œuvre admi­ra­ble­ment bien cons­truite, une cho­ré­gra­phie inven­tive por­tée par la musi­que de Cho­pin. Un bal­let qui m’a mis un coup au cœur et les lar­mes aux yeux.
Ega­le­ment nomi­nés : Le Lac des Cygnes par le bal­let de Novos­si­birks, Carte blan­che à Ouliana Lopat­kina.


Plume d’Or de l’ins­tant de grâce : Ouliana Lopat­kina à Ver­sailles.
Ega­le­ment nomi­née : Auré­lie Dupont dans Giselle.

Plume d’Or du spec­ta­cle le plus hor­ri­pi­lant : La Petite Dan­seuse de Degas. Denis Levaillant devrait être inter­dit à vie de toute nou­velle com­po­si­tion de bal­let.

Plume d’Or du bal­let le plus sopo­ri­fi­que : Répli­ques, de Nico­las Paul.

Plume d’Or du plus bel acte blanc : Le 3e acte de La Baya­dère (ONP) ex aequo avec le 2e du Lac des Cygnes (bal­let de Novos­si­birks).

Plume d’Or du “Je tou­che un mythe du doigt” : Mikhail Bary­sh­ni­kov au Théâ­tre de la ville.
Ega­le­ment nominé(e)s : Ouliana Lopat­kina à Ver­sailles, West Side Story à Broad­way.


Plume d’Or du bal­let bonne humeur : The Con­cert avec Doro­thée Gil­bert.

Plume d’Or de la décou­verte : Kaguya­hime.

Plume d’Or du meilleur dan­seur : Nico­las Le Riche (qui, de toute façon, aura tou­jours la Plume d’Or du meilleur dan­seur jusqu’au jour de se retraite) (Je suis fai­ble).
Ega­le­ment nomi­nés : Mathias Hey­mann, Sté­phane Bul­lion.

Plume d’Or de la meilleure dan­seuse : Doro­thée Gil­bert pour l’ensem­ble de son œuvre et des pro­grès ful­gu­rants qu’elle fait à cha­cun de ses pas­sa­ges en scène.
Ega­le­ment nomi­nées : Auré­lie Dupont dans Giselle, Agnès Letestu dans La Baya­dère, Polina Semio­nova dans Le Lac des Cygnes.

Plume d’Or du jeune fou­gueux bon­dis­sant : Mathias Hey­mann (men­tion spé­cial pour son Idole Dorée, men­tion un peu moins spé­ciale pour sa Rose).
Ega­le­ment nominé : Daniil Sim­kin.

Plume d’Or du Hot Guy : Jéré­mie Bélin­gard dans Sid­dharta.
Ega­le­ment nominé : Ales­sio Car­bone dans Kaguya­hime.


Plume d’Or de la décep­tion mas­cu­line : José Mar­ti­nez dans La Baya­dère.

Plume d’Or de la décep­tion fémi­nine : Marie-Agnès Gil­lot pour l’ensem­ble de son œuvre (sauf Rubis).

Plume d’Or de la révé­la­tion fémi­nine : Elena Lyt­kina (Bal­let de Novos­si­birks).
Ega­le­ment nomi­née : Alice Rena­vand.

Plume d’Or de la révé­la­tion mas­cu­line : Audric Bezard.

Plume d’Or du meilleur par­te­na­riat : Auré­lie Dupont et Nico­las Le Riche dans Giselle.
Ega­le­ment nominé(e)s : Agnès Letestu et José Mar­ti­nez dans Dia­mants, Auré­lie Dupont et Manuel Legris dans In the night, Agnès Letestu et Sté­phane Bul­lion pour l’ensem­ble de leur œuvre. 


Plume d’Or du pire par­te­na­riat : Marie-Agnès Gil­lot et Karl Paquette dans En Sol.

Plume d’Or de la meilleur guest-star : Manuel Legris dans In the night.
Ega­le­ment nomi­née : Polina Semio­nova dans Le Lac des cygnes.

Plume d’Or de la meilleur pro­duc­tion : Giselle (ONP).

Plume d’Or des meilleurs cos­tu­mes : Joyaux (ONP).

Plume d’Or des pires cos­tu­mes : ceux du troi­sième acte du Lac des Cygnes (Bal­let de Novos­si­birks).

Plume d’Or du moment karaoké : le final de Fame.


Plume d’Or de la pro­duc­tion un peu pous­sié­reuse par man­que de moyen, mais on s’en fiche tel­le­ment les dan­seur(se)s s’inves­tis­sent : Giselle par le Bal­let Natio­nal de Cuba.
Ega­le­ment nominé : Le Lac des Cygnes par le Bal­let de Novos­si­birsk.

Plume d’Or de la dan­seuse qui devrait être nom­mée étoile, et qui con­ti­nue à per­sé­vé­rer mal­gré les bles­su­res et ses sous-dis­tri­bu­tions scan­da­leu­ses : Myriam Ould-Bra­ham.

Plume d’Or du “Bon, je n’aurais pas for­cé­ment pensé à lui pour un titre d’étoile, mais il a l’air tel­le­ment sympa et gen­til qu’on lui par­donne tout” : Sté­phane Bul­lion.
Ega­le­ment nominé : Karl Paquette.

Plume d’Or du “Vous vou­lez pas me nom­mer étoile ? Très bien ! Je vais faire ma car­rière de soliste à l’étran­ger” : Mathilde Frous­tey.
Ega­le­ment nomi­née :  Eleo­nora Abba­gnato.

Plume d’Or du “OhMon­Dieu, encore 13 ans” : Emi­lie Cozette (Je suis une hor­ri­ble per­sonne).

Plume d’Or du “OhMon­Dieu, plus que 4 ans” : Nico­las Le Riche.

Plume d’Or du “Non, ne pars pas à Vienne, reviens !” : Manuel Legris.

Plume d’Or du “Alors, la retraite, c’est pour quand ?” : Bri­gitte Lefè­vre.
Ega­le­ment nominé : Patrice Bart.

Et vous, quel­les Plume d’Or aime­riez-vous décer­ner cette sai­son ? Quels spec­ta­cle ou artis­tes vont ont mar­qués ?
Cré­dits Pho­tos : Sébas­tien Mathé/ Opéra natio­nal de Paris (1), Julieta Cer­­van­­tes (2) Anne Deniau / Opéra natio­nal de Paris (3).

Fame, Le Roi Lion, Mamma Mia ! ... Comment traduit-on toutes ces comédies musicales en français ?

La comédie musicale Fame a repris du service depuis le 21 juillet, au Casino de Paris. Il s'agit de la version traduite en français. Pour mon job, j'ai pu interviewer Stéphane Laporte, celui qui s'est justement occupé de son adaptation. Il s'était également occupé, ente autres, de la traduction du Roi Lion, d'Un violon sur le toit, et sera chargé à la rentrée de celle de Mamma Mia ! Voici l'nterview dans son intégralité.

Comment êtes-vous arrivés à travailler sur toutes ces comédies musicales ?

J’ai une passion qui dure depuis longtemps. Sans prétention, je me sens investi d’une mission. Il faut que la France se rende compte à quel point ce genre est formidable ! Oui, on peut raconter des choses en mélangeant chansons et théâtre. Ma première adaptation a été celle de Titanic, en 2000, bien avant que le genre ne débarque en France.

Qu'est-ce qui est globalement le plus dur dans ce travail ?

C'est différent à chaque fois. Parfois c’est le livret, comme pour Grease ou Fame. Parfois ce sont les chansons. Il faut en tout cas trouver quelque chose à mettre sous la dent des comédiens.


Comment êtes-vous arrivés sur la comédie musicale Fame en 2008 ?

De façon très simple, par une commande trouvée par mon agent. J'ai rencontré l'équipe. Sur ce projet, j’ai travaillé avec Danielle Mathieu-Bouillon, à l’époque co-directrice du Théâtre Comédia, où a été joué Fame.

Traduire Famevous a pris combien de temps ?

Le travail a duré trois mois, plus toute la durée des répétitions.

Beaucoup de choses changent durant les répétitions ?

C'est un travail aussi important. On a changé pas mal de choses, aussi bien des petits détails, quelques mots, de petites révisions, que des choses plus importantes. C’est aussi une question de sonorité. Le français est plus dur à chanter que l'anglais, il y a certains son très particuliers. On a aussi dû faire avec la technique des chanteurs, différente selon chacun. Par exemple, une femme pourra plus facilement chanter le son "i" dans les aigus.

Les chansons ont donc été moins dures à traduire que le livret ?

Contrairement à ce qu'on pense, le plus dur à faire n’a pas été les chansons, puisqu’elles étaient toutes originales. Le plus difficile a été le livret. Sans vouloir être péjoratif, ce n’est pas vraiment du Shakespeare. C’est écrit dans un langage très parlé, très utilisé dans les chansons et les comédies musicales américaines, mais dont on n’a pas forcément l’habitude en France. Et puis il faut non seulement trouver un ton général à la pièce, mais aussi un ton pour chacun des personnages. Ce sont pratiquement tous des jeunes, mais ils ne parlent pas tous de la même manière. Par exemple Tyrone, le danseur afro-américain qui vient des quartiers pauvres, ne s'exprime pas de la même façon que le comédien Nick.

La chanson Famequi porte le spectacle est connue de tou(te)s. Elle est chantée en français durant le spectacle, et en anglais pour le final. Comment s'est fait ce choix (ndlr : dans le sens inverse dans la version 2010) ?   

La chanson était même chantée en français et en espagnol lors des premières représentations. Je l’avais laissé en français car elle racontait quelque chose dans le spectacle, elle servait l'histoire. On doit traduire les chansons, il est important que les gens comprennent ce qui se passe. Pour la fin, je l’ai laissée en anglais, pour laisser une impression beaucoup plus forte aux spectateurs, comme lors d'un concert. 

Dans Greasepar contre, il y a beaucoup plus de chanson en anglais...

C'est vrai, car toutes ne racontaient pas l’histoire. J’avais même traduit l’une des chansons en français, l’un des gros tubes du film. Mais la production m’a demandé de la laisser en anglais.

Le Théâtre du Châtelet s'est lui aussi remis aux comédies musicales, mais en les laissant dans leur texte d'origine, avec sous-titre. Qu'en pensez-vous ? 

Le Châtelet est avant tout une maison d’opéra, et fait donc des choses très différentes. Dans un opéra, l'histoire est un moyen, la musique est une fin. C’est l’inverse pour les comédies musicales. Ça ne nous viendrait pas à l’esprit de jouer une pièce anglaise en version originale. C’est pareil pour les comédies musicales.


Le Roi Liona été la pièce que vous avez traduite qui a connu le plus gros succès (1 million de spectateurs en trois ans). Beaucoup de spectateurs ont été surpris de retrouver les mêmes chansons que dans le dessin animé, mais avec des paroles différentes.

Julie Taymor, la metteuse en scène, considérait que le spectacle et le dessin animé étaient deux choses différentes. Par exemple au début, elle a insisté pour que ce soit Le cercle de la vie, et pas L’histoire de la vie, comme dans le film. C’était très important, car basé sur des aspects visuels du spectacle, qu’on ne retrouvait pas dans le long-métrage.

Comment fait-on pour ne pas être influencé par le film ?

Je me suis obligé à ne pas voir le dessin animé en français avant la première de la comédie musicale. Mais c'est vrai que ce changement a parfois choqué de façon très violente les spectateurs, j’ai eu parfois des critiques très dures. Mais quand on travaille avec Julie Taymor, qui est une telle personnalité dans le monde des comédies musicales, on ne se pose pas de question.

Qu'est-ce qui a été le plus difficile dans ce spectacle ? 

Pour moi, ça a vraiment été la chanson Can you feel the love tonight. Elle a été oscarisée, elle est connue de tous. Elle m’intimidait beaucoup. C’est d’ailleurs la chanson que j’ai travaillé en dernier. Je n’ai rendu ma copie que quelques jours avant le début des répétition.

Votre prochain projet est l'adaptation de Mamma Mia !, une comédie musicale basée sur les grands tubes d'Abba. La question de la nécessité de la traduction ne s'est-elle pas posée ?
 
Pour Mamma Mia !, je ne fais que le livret. Les chansons sont adaptées par une autre personne. On est parti du principe que la production a toujours traduit le spectacle, dans tous les pays où le spectacle a été donné. En Suède, le pays d’Abba, les chansons ont donc été traduites en suédois. C’est une obligation.

Ce n'est pas trop dur de traduire des chansons aussi connues ?

Le livret est vraiment bien fait, et toutes les chansons sont très bien intégrées à l’histoire. Comme elles racontent vraiment quelque chose, ce n’est pas gênant de les traduire. Et puis les gimmick restent, comme "Dancing Queen" ou "Gime, Gime, Gime".

Comment se passe cette adaptation ?

On a commencé à travailler début juin. On vient de rendre nos copies, et on démarre les répétitions début septembre. On a d'abord travaillé avec la production française. Puis on enverra à la production anglais, qui supervise toutes les adaptations, une version traduite en anglais de notre travail.

Autrement dit, vous allez traduire un livret de l'anglais au français, puis le retraduire du français à l'anglais pour la production. Il y a de si gros changements ?

Pas mal en fait. On ne peut pas traduire mot à mot, on est obligé d'adapter. La langue anglaise ne fait par rire sur les mêmes choses. C’est une langue très précise, il suffit parfois d’une syllabe, d’une sonorités pour faire rire. Ce qui n’est pas du tout le cas du français. 

Deux mois avant le début du spectacle, cela donne quoi ? 

La personne qui s'est occupée des chansons a terminé l'adaptation. On a beaucoup travaillé ensemble, on était notre premier public. Je peux vous dire qu'il a fait un excellent job. Il a beaucoup travaillé sur les sonorités équivalentes, pour rappeler les sons anglais des chansons, malgré les nouvelles paroles en français. Quand au livret, maintenant qu’on a les dialogues, c’est devenu une sortie de vaudeville. Un genre très français finalement.   


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