L’année der­nière, j’avais fait un super sujet (j’aime l’auto­con­gra­tu­la­tion) sur les addicts de Noël que je suis entiè­re­ment.


Mais aimer ces pério­des de fête n’est pas for­cé­ment rem­pli de bons moments. Et oui, être un(e) addict de Noël, c’est aussi péni­ble parce que…

1) Noël, c’est en géné­ral une période où il fait froid. Et tra­ver­ser le Rhône lorsqu’il fait -1 degré, que le vent souf­fle et qu’une espèce de neige col­lante te tombe des­sus, ça a de quoi démo­ti­ver n’importe quel(le) fana­ti­que des cour­ses.

2) Tu sais qu’il y aura tou­jours un moment de crise. Comme un 24 décem­bre, 14h33. Tu as fait 3 Fnac pour trou­ver le livre qui tue pour un pro­che. Tu t’es fait jeter à cha­que fois parce que, comme c’est un livre qui tue, tout le monde veut l’offrir à quelqu’un. Il s’agit de ton qua­trième maga­sin, et le ven­deur te sort : “Ohh, c’est vrai­ment dom­mage, le der­nier est parti il y a tout juste 8 minu­tes”. Et là, tu pleu­res. Ou tu mas­sa­cres le ven­deur, au choix.

3) Comme tout(e)s blo­gueur(se)s qui se res­pec­tent, tu veux faire une ban­nière spé­cial Noël. Et tu t’éner­ves des­sus, parce que tu as ima­giné plein de cho­ses jolies à faire, mais qu’une fois les mains dans Pho­to­shop, ça ne rend vrai­ment pas comme dans tes rêves.

4) C’est mathé­ma­ti­que. Entre ton taff, les cour­ses, une robe à trou­ver pour le réveillon et les jours qui ne durent que 24h, tu ne pour­ras théo­ri­que­ment pas tout faire.

5) En bon(ne) addict de Noël, tu refu­ses de don­ner des lis­tes de cadeaux. Donc, dès le 1er décem­bre, tu sèmes des indi­ces à tes pro­ches pour les met­tre sur la piste de ton cadeau rêvé.

6) En bon(ne) addict de Noël, tu refu­ses que tes pro­ches te don­nent des idées de cadeaux pour eux. Donc, dès le 1er décem­bre, tu essayes de décryp­ter tant bien que mal les indi­ces qu’ils(elles) sèment sur ton pas­sage.

7) La chose la plus soû­lante à cette épo­que ? Les maga­zi­nes fémi­nins qui te noient sous les con­seils pour per­dre 3 kilos avant les fêtes.

8) En fait, il y a une chose plus soû­lante : Les maga­zi­nes fémi­nins qui te noient sous les con­seils pour ne pas gros­sir pen­dant les fêtes. Au menu de ton réveillon si tu les écou­tes : oublie le foie gras, fais une soupe en entrée. Pour le plat, pois­son sans sauce et légu­mes grillés. Et pour le des­sert, un sor­bet citron et des clé­men­ti­nes. Bon appé­tit ! 

9) Il y aura tou­jours un moment où tu sor­tira d’un maga­sin les bras char­gés de paquets, que tu croi­sera un groupe de SDF, et que tu te sen­tira bien impuis­sant(e) face à la misère du monde.

10) C’est tou­jours une période rem­plie de ques­tions exis­ten­tiel­les : com­ment trou­ver un rou­leau de scotch un 24 décem­bre à 18h57, je vous le demande.

11) Autre ques­tion exis­ten­tiel­les : tu pré­fè­res la bûche tout cho­co­lat tra­di­tion­nelle, la bûche cho­co­lat-thé vert plus ten­dance où la bûche gla­cée ?

12) Et encore une autre pour la route : au fait, pour le réveillon, com­ment tu t’habilles ?

13)
Ton sapin te sem­ble tou­jours moins bien décoré que celui de(de la) voi­sin(e).

14) Là encore, c’est mathé­ma­ti­que, tous les autres gens fêtent Noël en même temps que toi. Et donc font leurs cour­ses en même temps que toi. Dans le même maga­sin. Du moins c’est l’impres­sion que tu as en voyant la taille de la file d’attente aux cais­ses.

15) Noël, c’est tou­jours une période qui te met de bonne humeur, sans rai­son appa­rente. Jusqu’au 2 jan­vier où com­mence une autre période que tu con­nais bien : la déprime post-fête : temps de chien, soleil qui s’est fait la malle, et rien de réjouis­sant (vacan­ces, anni­ver­saire…) avant au mois qua­tre mois.

16) Et parce qu’encore une fois, tu ne pour­ras pas échap­per à cette chan­son de Mariah Carey (parce que vous croyiez que vous alliez y échap­per cette année ? Et non, encore une fois, grâce à moi, vous l’aurez dans la tête durant tout le réveillon !)