Voila bien long­temps que je ne m’étais prê­tée à ce petit jeu ! Tou­jours le même prin­cipe : ce qui m’a mar­qué cette semaine dans l’actua­lité, des gros sujets aux petits détails qui sont sans impor­tance. Ne cher­chez pas un bilan objec­tif.


- Isa­belle Cia­ra­vola et Mathias Hey­mann nommé(e)s dan­seuse et dan­seur Etoile de l’Opéra de Paris. Comme abso­lu­ment aucun grand média n’en parle, ou juste 30 secon­des à la fin des JTs, moi, je com­mence par ça. Jeudi, à l’issue de la pre­mière d’Oné­guine, Isa­belle Cia­ra­vola et Mathias Hey­mann ont donc accédé au rang de dan­seuse et dan­seur Etoile. Deux car­riè­res très dif­fé­ren­tes et deux visions de ce titre au si joli nom. Isa­belle Cia­ra­vola, c’est la dan­seuse nom­mée sur la tard, à 37 ans. Elle a bâti sa car­rière petit à petit, s’est fait remar­quer tar­di­ve­ment. Je l’avais vu dans Les Enfants du Para­dis, et elle m’avait pro­fon­dé­ment tou­chée. C’est une dan­seuse plu­tôt néo-clas­si­que, au jeu d’actrice for­mi­da­ble. Cer­tai­nes direc­tions ne l’auraient pas nom­mée, la jugeant trop vieille, pas assez diver­si­fiée. Pour ma part, je suis vrai­ment con­tente de la voir accé­der à ce rang, elle le méri­tait vrai­ment. Même si d’autres Pre­miè­res dan­seu­ses pou­vaient aussi y pré­ten­dre…
La nomi­na­tion d’Etoile de Mathias Hey­mann est plus dans la con­for­mité. C’est un dan­seur remar­qué dès l’Ecole de Danse. Ren­tré au bal­let, il a gravi qua­si­ment un éche­lon cha­que année, et se retrouve nommé à 21 ans. C’est le jeune fou­gueux, élé­gant, vir­tuose, qui se régale dans les grands rôles clas­si­ques. Il res­sem­ble un peu, dans le style, à Manuel Legris… Qui va pren­dre sa retraite le mois pro­chain dans le même bal­let. His­toire d’Etoi­les qui se suc­cè­dent.

- La média­ti­sa­tion de l’affaire Elise. Elise, la petite fille de trois ans enle­vée par sa mère le mois der­nier, et retrou­vée cette semaine. J’ai lu les inter­views des deux parents dans le JDD. La mère n’a pas l’air d’être un exem­ple de sta­bi­lité. Et le père, qui ne parle que de récon­ci­lia­tion et du bien-être de sa fille, média­tise l’affaire à outrance. Avait-il besoin de répon­dre aux ques­tions des jour­na­lis­tes TV avec sa fille dans les bras, bien face caméra ? Avait-il besoin de la met­tre en couv de Paris Match ? A part jouer la carte de la sen­si­bi­lité pour avoir l’opi­nion avec lui, j’ai du mal à voir à quoi tout cela sert.

- La mort de Mau­rice Druon. Ce n’est pas que je le con­nais­sais vrai­ment ce mon­sieur, mais il avait écrit Les Rois mau­dits. Et moi, Les Rois mau­dits, j’avais adoré. Je ne parle pas de l’adap­ta­tion TV, mais des livres, sept en tout. L’his­toire de ces rois qui meu­rent les uns après les autres vic­ti­mes de la malé­dic­tion des Tem­pliers, de la bataille pour le trône de France qui amè­nera iné­luc­ta­ble­ment à la Guerre de Cent Ans, et de la lutte entre Robert et sa tante Mahaut pour l’Artois. Ces livres m’avaient pas­sion­née tout un été. Et j’ai bien envie de m’y remet­tre. Et n’hési­tez pas à le faire éga­le­ment, vous ne le regret­te­rez pas.

- ELLE qui met les actri­ces à nues. Oui, ça date de samedi der­nier, mais je n’ai tou­jours pas vrai­ment inté­gré le fait que ELLE sort main­te­nant le samedi et plus le lundi. Donc, ELLE se tar­gue de publier des pho­tos d’actri­ces sans maquillage, sans retou­che, sans rien. La beauté à l’état pur. Bon, j’ai reçu la couv avec Monica Bel­luci, et elle a bien un trait de crayon sous les yeux. Pas très nude tout ça. Quand au natu­rel, com­bien de ces huit actri­ces affi­chent un visage com­plè­te­ment d’ori­gine, sans aucune case par le bis­touri ? Et même moi, je pense que je serais pré­sen­ta­ble prise en pho­tos par Peter Lind­bergh en noir et blanc. Ceci dit, trêve de mes­qui­ne­rie, j’ai trouvé ces pho­tos très bel­les. Avec sa peau à imper­fec­tions et ses tâches bru­nes sur le décol­leté, Monica Bel­luci fait encore plus femme et sen­suelle que sur n’importe quelle photo sur­tra­vaillée. Je n’ai jamais vu Inès de la Fres­sange plus fémi­nine qu’avec ces rides et ces cer­nes. Ou Sophie Mar­ceau plus rayon­nante. Ou le regard de Karin Viard aussi intense. Mal­gré le titre un peu hypo­crite de “Beauté vérité”, j’ai rare­ment vu ces fem­mes plus subli­mes que dans ce repor­tage.

- Goo­gle perd du fric. Pour la pre­mière fois de son his­toire, Goo­gle a vu son chif­fre d’affaire régres­ser par rap­port au tri­mes­tre pré­cé­dent. Si Goo­gle, notre plus fidèle ami, s’y met à son tour, qu’est-ce qu’on va deve­nir les enfants, je vous le demande.
Pho­tos : © Dan­so­ma­nie / AFP