Le premier indice qui montre que c'est la rentrée, c'est que l'on a envie que d'une chose : raconter ses vacances à tout le monde, histoire d'en profiter encore un tout petit peu. 

Après 10 jours à New York, j'ai passé une bonne semaine en Provence. Et là, j'avais bien un ordinateur, mais l'attrait d'une sieste au soleil-d'un bouquin à finir-d'une partie de Yams ont toujours été le plus fort. Finalement, je ne suis rentrée que hier soir, sans avoir rien écrit.

Depuis, j'ai ressorti les manteaux de pluie, je suis en quête d'un parapluie de poche, et les premières courbatures de la reprise de la Danse commencent à se faire sentir. C'est bon, la rentrée est bien là, je peux parler de mes vacances. Je ne sais pas trop combien je ferais de billets sur New York, on verra selon l'inspiration.

En attendant, commençons par le commencement, le départ

Les voyages en avion, je commence à être habituée, et je n'ai pas spécialement peur. Enfin, sauf au moment juste après le décollage où l'avion se penche sur le côté et où les réacteurs font soudainement moins de bruits si bien qu'on se demande s'ils ne sont pas tombés en panne. Et aussi au moment des fameuses "périodes de turbulences". Mais tout ce qui est décollage-atterrissage, j'adore. Je suis comme une gamine le nez collé au hublot. Et je ne me lasse pas de ce paysage magique que sont les nuages vus par-dessus, illuminés par le soleil.

Photo prise par moi-même avec mon iPhone à moi de mon hublot, je suis toute fière. 

Pour occuper mon temps, j'ai regardé le film Incognito (pas mal, Bénabar joue drôlement bien), et pour me mettre dans l'ambiance, je me suis enfilée un épisode de Gossip Girl, deux de Sex & The City et les 3/4 d'un Friends.

Là, on ne le voit pas forcément, mais on est au-dessus du Groenland. Je voulais essayer de dire Bonjour aux ours polaires qu'on tue les uns après les autres à cause de nos voyage en avion, mais une brume persistante m'en a empêchée. 

Et après 7 heures de vols, quelques verres d'eaux avalés, un plateau-repas refusé, trois parties de Qui veut gagner des millions avortées car je ne comprenais pas bien le manuel d'utilisation de l'écran, les visionnages cités ci-dessous, la voici enfin. 

La Terre !

On est sauvé les amis.

Le trajet Paris-New York passe par le Canada si je situe bien, et une vaste plaine ponctuée de rivières et lac gelés, c'était super beau. 

Je vous passe les premières photos de la terre des USA un peu gâchées par le nuage de pollution, je suis gentille. 

Ramassage de bagage, passage de douane, change. Et enfin première vue de New York et de Manhattan, de la fenêtre du taxi.

Il y a des villes où je me suis sentie chez moi dès le premier instant. Berlin, Vienne, Barcelone, Londres, Rome, Amsterdam. New York ne fait pas forcément partie de celles-ci. Il faut un certain temps pour s'habituer à toute cette démesure. Ici, tout y est multiplié. La grandeur de la ville, la taille des immeubles, le bruit des voitures, le rythme de la vie. Voici la ville à son paroxysme. Le décalage horaire a peut-être joué, mais lors de la première journée, je me suis sentie un peu déphasée, limite agressée. Et puis il faut se laisser prendre au jeu de cette mégalopole, se laisser charmer par toutes ses surprises. Jusqu'à ne pas voir passer ces 10 jours et n'avoir qu'une envie : y retourner.

Il y a une chose qu'il faut oublier en arrivant à New York : la frustration. Car la Grosse Pomme est à la fois une ville-musée, avec de nombreux monuments mythiques, et une ville qui se vit, entre ses bars, ses boutiques et ses coins oubliés pleins de charme. Quel que soit le temps imparti, on ne pourra pas tout voir et tout faire. Mieux vaut laisser tomber cette idée et se laisser porter par le rythme.