J’étais ce soir le sou­rire aux lèvres, encore toute légère de La fille mal gar­dée. Je ren­tre, je face­booke (quelle que soit l’heure à laquelle je ren­tre, mon pre­mier réflexe est tou­jours de face­boo­ker, c’est ter­ri­ble), et j’apprends la nou­velle.

La cho­ré­gra­phe et dan­seuse alle­mande Pina Bau­sch est décé­dée aujourd’hui. Encore sur scène il y a quel­ques jours, elle est morte d’un can­cer fou­droyant. Elle avait 68 ans.

Pina Bau­sch fait par­tie des gens dont je con­nais très peu l’œuvre, mais dont le nom m’évo­que aus­si­tôt un pro­fond res­pect. Pina Bau­sch était l’une des figu­res les plus impor­tan­tes de la danse con­tem­po­raine -de la Danse tout court- et rare femme à diri­ger une com­pa­gnie. Elle a su créer son pro­pre style, inven­ter quel­que chose, mar­quer pro­fon­dé­ment les esprits.

Auré­lie Dupont évo­que sou­vent dans des inter­views ses liens avec Pina Bau­sch. Notam­ment lors d’une ren­con­tre avec le public il y a quel­ques années, à laquelle j’avais assisté. Auré­lie Dupont évo­quait Pina Bau­sch avec un res­pect immense et une pro­fonde admi­ra­tion. On sen­tait que la cho­ré­gra­phe avait véri­ta­ble­ment changé sa façon de dan­ser, sa façon de per­ce­voir la Danse.

C’est dom­mage d’avoir appris cette nou­velle sur le net, alors que j’étais au Palais Gar­nier quel­ques heu­res plus tôt. Je sais, La fille mal gar­dée d’Ash­ton n’a pas grand chose à voir avec Pina Bau­sch, mais tout de même. Un petit mot au début n’aurait peut-être pas été de trop.

Pour finir, Le Sacre du prin­temps vu par Pina Bau­sch :