Parfois, revenir un peu en arrière est une bonne chose. Et une chose pas forcément triste, loin de là.

Hier, j'ai fait ce que l'on appelle une séance nostalgie. Et loin d'être déprimante, cet après-midi était très agréable.

D'abord, j'ai revue une amie que je n'avais pas vue depuis plus de 2 ans. A priori, il y avait peu de chance que nous nous rencontrions un jour. Pas le même âge, pas le même lycée, pas les mêmes centres d'intérêt. Et pourtant, on s'est croisé deux à trois fois par semaine pendant plus de 10 ans. La Danse a cela d'incroyable qu'elle permet les mélanges.

Nous sommes donc retrouvées pour aller faire un petit coucou à notre ancienne professeur de danse. On a eu cours avec elle pendant bien 6 ou 7 ans. Voila trois ans que je n'avais pas mis les pieds dans ce conservatoire. La salle de danse, perchée au dernier étage, me semble plus petite qu'avant. Mais il y a toujours cette ambiance chaleureuse dans l'air, que je n'arrive pas à retrouver dans les grands centres de Danse de Paris.

Il faut dire qu'on était un sacré petit groupe de danseuses. 6 ou 7, pas vraiment très douées, mais motivées. Pendant toutes ces années, deux à trois jours par semaine, c'était les retrouvailles dans les vestiaires, les papotages, les quelques paroles échangées à la barre pendant les changements de côté, les regards compréhensifs lors du pied dans la main. Des bons moments, des fous rire, un peu de douleur aussi, on était là pour travailler mine de rien.

A nous deux, nous sommes donc allées nous faire une petite séance de nostalgie. Au menu : assister à un cours et papotage comme il se doit avec notre ancienne prof. Le thème ? Que sont-elles devenues. Pour notre prof aussi, c'était séquence nostalgie. Ces élèves qu'elle a connues ado, parfois mal dans leur peau, les voila qui partent à l'étranger, qui travaillent, qui se marient.

Evidement, nous avons pris des nouvelles des petites. Il y a trois ans, lors de ma dernière année, nous avions fait un spectacle (au Trianon et devant Elisabeth Platel s'il vous plaît). Il y avait toute une génération de gamines de 8 -9 ans hyper douées. Un pourcentage assez impressionnant d'entres elles est aujourd'hui au CNR. Et puis surtout, j'ai eu de très bonnes nouvelles de M. M., c'était ma Petite comme on s'appelait. Lors de ledit spectacle, nous dansions une danse de caractère, qui réunissait 8 duos, une grande danseuse et une petite. Et bien M., c'était ma Petite, et moi, j'étais sa Grande. Je vous jure, c'était comme ça qu'on s'appelait. 6 mois plus tard, lorsque je lai vu aux portes ouvertes, c'est comme ça qu'elle m'a appelé : "Maman, c'est ma Grande".  Et donc M., ma Petite, cette blondinette toute mignonne, sera l'année prochaine grande stagiaire à l'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris ! Je pense que trois ans plus tard, M. ne se rappelle plus du tout de sa Grande, mais c'est pas grave, je suis trop contente pour elle. Et songe déjà à réserver ma place pour les Démonstrations de l'année prochaine.

Cette séquence nostalgie s'est finie comme beaucoup de séance nostalgie. A savoir, il fau absolument qu'on se revoit. J'espère que ça se fera vraiment.