Un week-end à la Fête de la Danse de Blanca Li
lundi 26 septembre 2011 18:07
Danses les yeux ouverts
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La Fête de la Danse de Blanca Li a eu lieu ce week-end, au Grand Palais de Paris. L'événement, très médiatisé, voulait montrer l'étendue de la diversité de la danse, à travers des ateliers ludiques. Le but n'était pas de se plonger dans l'histoire de cet art, mais plutôt de retrouver le plaisir basique de bouger en musique et de regarder des artistes sur scène, sans la pression d'un grand théâtre autour.
Pour le coup, l'événement fut réussi. Le public était majoritairement familial, beaucoup d'enfants, d'ados, de grands-parents, mais aussi de bandes de copines entre 20 et 30 ans. Quelques professionnel-le-s slalomaient dans les ateliers, reconnaissables à leurs chaussons apportés pour les cours ou à leur posture bien en-dehors. Mais globalement, le public était loin d'être composé de spécialistes, l'événement a dû attirer plus de "non initié-e-s" que d'habitué-e-s de Garnier, ce qui était peut-être le but.
La Fête de la Danse a débuté vendredi à 19h30.
18h30, le Grand Palais est encore désert, mais se prépare activement.


La piste de danse est encore vide, c'est là qu'aura lieu le dance-mob d'ouverture.

Les écrans des cours interactifs sont déjà installés, les profs parlent dans le vide, ça résonne dans l'immense espace du Grand Palais.

Dehors, une demi-heure avant le lancement, il y a déjà foule.

18h50, les portes s'ouvrent ! Avant de passer aux caisses, place à la distribution de t-shirt, l'uniforme du dance-mob.

Puis il faut passer par le stand de parapluie, accessoire crucial de la chorégraphie. Parmi la foule, il y a Clémentine, 20 ans. "Je danse beaucoup, mais je n'ai jamais assisté à un dance-mob", raconte-t-elle. "C’est vraiment rapide à apprendre, pas trop compliqué. J'appréhende surtout le parapluie !"

Plus de 1.200 danseurs et danseuses d'un jour se pressent sur la piste de danse rose et noir. Blanca Li, tout sourire, les accueille avec son charmant accent espagnol.

19h20, c'est parti pour le dance-mob ! Tous les participants se mettent à la chorégraphie, apprise chez eux et elles grâce à la vidéo mise en ligne sur le web. Blanca Li, en chorégraphe, dirige tout le monde depuis l'estrade, entourée d'enfants qu'elle a fait monter avec elle. Au premier rang, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand joue le jeu avec entrain.
Après avoir entonné la chorégraphie deux fois de suite, le public applaudit à tout rompre. Blanca Li ne cache pas son enthousiasme. "C’était vraiment émouvant", s'exclame-t-elle à la sortie. "On ne savait pas si les gens allaient jouer le jeu... La danse, c’est universel, c’est vraiment ça".

Parmi les nombreux-ses participant-e-s, trois filles de douze ans, toutes habillées de la même façon, ont pu monter sur scène avec Blanca Li. "C’était magique, ça fait super plaisir", s'exclame l'une d'elle. "On s’est vraiment éclaté". Les trois copines ne font pas de danse, mais ont été séduites par le concept du dance-mob. "C'est ma mère qui m'a d'abord parlé de l'exposition", explique la deuxième. "Puis on a regardé sur sur le site Internet, et on a vu la dance-mob". Définitivement convaincues, elles vont bientôt prendre des cours. "On adore danser. L’année prochaine, on va faire du hip hop, parce que c’est notre passion".


Problème vite visible du lieu, l'insonorisation n'est pas au top. Ce qui ne gâche pas le plaisir de Mélanie, 29 ans, venue entre amies. Le système des cours interactifs lui a particulièrement plu. "C’est sympa. Même si on ne les entend pas très bien, on les voit danser, il n’y a qu’à suivre", explique-t-elle. "C'est vrai qu'il y a un problème de son, ce n'est pas très bien isolé. Mais d’un autre côté, on est dans un cadre magnifique".
Le public est aussi familial que vendredi soir. Parmi les ateliers disponibles, il y a les cours habituels, comme le contemporain.

Ou encore le cours de classique, qui évidemment, se fait à la barre ! La discipline fait en tout cas un peu peur, et visiblement, seul-e-s les déjà initié-e-s osent s'approcher.

Sur la grande scène principale se tient les cours de danse de salon. Le matin, les participant-e-s ont eu droit à des cours de valse ou de danse bretonne. A cette heure-ci, place à une chorégraphie hip hop rythmée, qui plaît beaucoup aux plus jeunes.

Sur la vingtaine d'ateliers proposés, beaucoup sont tournés vers les danses du monde, que l'on a moins la possibilité d'apprendre à Paris. C'est d'ailleurs cette idée qui a poussé Mélanie à venir. "C’est vraiment sympa de découvrir d’autres styles de danse que je ne connaissais pas". La matinée a d'ailleurs été prolifique. "On a testé les danses de salon, le rock, la danse baroque, la valse, la samba, le flamenco..." Et ce n'était visiblement pas terminé.
Les danseur-se-s pouvaient ainsi apprendre quelques pas de samba brésilienne, "glamouuur", comme disait le professeur virtuel.

Gros succès aussi pour la danse baroque, ou apprendre à bouger ses mains avec élégance...

... Le revival du charlestown...

... Ou les positions particulières de la danse Bollywood, très appréciée.

Comme il faut bien aussi se reposer, des petites scènes sont réparties entre les ateliers, avec des artistes de danse contemporaine, hip hop et de flamenco qui se livrent à des mini-spectacles.

Mon tour des lieux s'achève. La grande scène ne désemplit pas.

Au niveau du fonctionnement, la Fête de la Danse est une réussite, et le public a adhéré massivement au concept. Tout le monde a en tout l'air content-e d'être là. Quant au lieu, malgré l'indéniable beauté de cette magnifique verrière, le niveau sonore peut être parfois assez fatiguant. Les cours de yoga à l'étage se passaient d'ailleurs casque sur les oreilles.

Commentaires
Le mercredi 28 septembre 2011 12:10
Ca avait l'air sympa!! je regrette tellement de ne pas avoir pu y aller. Je n'étais malheureusement pas disponible.
J'espère que l'opération sera renouvelée!
Le mercredi 28 septembre 2011 18:15
@Cams:J'espère aussi ! Les manifestations autour de la danse et vraiment grand public sont rares.