Personne n’a pu y échapper, nous fêtons en ce moment les 100 ans des Ballets Russes. Toutes les grandes compagnies y vont de leurs soirées hommage et autres expositions. Car la troupe de Diaghilev a un peu révolutionné son monde, avec ses poses, ses ports de bras si particuliers et ses forts rôles masculins. Imaginez le public de cette époque, quand Nijinski a sauté pour la première fois sur le rebord de la fenêtre, tout de rose vêtu. Voici ici l’interprétation de Michail Barichnikov.
Barichnikov offre une vision assez différente des autres Roses que j’ai pu voir, plus éthérées. Lui est beaucoup plus terrien, plus masculin, plus homme que spectre aussi, alors qu’il est censé interprété un esprit. Mais j’aime assez cette vision. Ce n’est pas ici un couple romantique amoureux. La jeune fille est complètement subjuguée par un danseur qu’elle a croisé à un bal. Le simple fait de sentir la rose qu’il lui a offerte la laisse rêveuse pour la nuit. Le Spectre, parfaitement conscient de son pouvoir, en profite pour briller et pavoiser, et s’amuser un peu avec la demoiselle dans un jeu presque trop facile pour lui.


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