Tag - Pina Bausch

lundi 27 juillet 2009

Après Pina Bausch, Merce Cunningham s'en est allé

Déci­dé­ment, l’été 2009 est bien triste pour le monde de la Danse. Pina Bau­sch est par­tie le 30 juin der­nier, brus­que­ment. Merce Cun­nin­gham est quant à lui décédé aujourd’hui, le 27 juillet 2009. Un peu moins bru­ta­le­ment, cer­tes, il avait 90 ans. Mais tout comme la cho­ré­gra­phe alle­mande, il s’agit ici d’une des figu­res clé de la danse con­tem­po­raine, de la Danse tout court, qui a su révo­lu­tion­ner les codes. D’ailleurs, la tech­ni­que Cun­nin­gham est l’une des plus appri­ses dans les cours de danse moderne et con­tem­po­raine.

Merce Cun­nin­gham a débuté chez Mar­tha Gra­ham, avant de voler de ses pro­pres ailes. C’est pour ça que l’on dit sou­vent en par­lant de lui qu’il est le lien entre la danse moderne et con­tem­po­raine. Mar­tha Gra­ham créait une danse à l’ins­tinct, vou­lant retrou­ver les émo­tions pri­mai­res. Merce Cun­nin­gham lais­sait lui sa Danse au hasard de piè­ces jetées sur le sol, lais­sant le(la) dan­seur(se) évo­luer dans son pro­pre espace. Cha­cun res­sen­tait ce qu’il vou­lait face à ses bal­lets.

Tout comme pour Pina Bau­sch, je dois avouer que je con­nais assez mal Merce Cun­nin­gham. Mais son nom m’ins­pire un grand res­pect, un grand mon­sieur de la Danse.

Con­nais­sant trop mal son œuvre, j’ai choisi une vidéo mêlant inter­views et extraits de bal­lets.

lundi 6 juillet 2009

Le petit bilan d'actu 13

Des morts, un roi resa­cré et une pho­bie retrou­vée !

- Cette semaine, deux per­son­nes fai­sant l’actua­lité sont mor­tes. Robert Louis-Drey­fus, patron de l’OM, et Pina Bau­sch, cho­ré­gra­phe. Seule la pre­mière de ces deux per­son­nes a fait la Une de plu­sieurs quo­ti­diens natio­naux. Pour­tant, qui est celle qui a le plus influencé dura­ble­ment la cul­ture dans le monde ? On est d’accord… Un argu­ment de plus pour voir le désin­té­rêt de la Danse en France par les médias. Et qui ne fait que ren­for­cer l’idée que la Danse n’est pas un art pour tout le monde et réser­vée à une élite. Alors que la Danse est au con­traire à la por­tée de tous, pas besoins d’avoir fait des hau­tes étu­des pour être tou­ché(e) par un pas-de-deux. Tout le monde sait dan­ser, tout le monde s’est un jour ou l’autre déhan­ché sur sa chan­son pré­fé­rée. Ce désin­té­rêt est d’autant plus éner­vant que la France compte l’une des meilleu­res com­pa­gnies au monde, quel­ques-uns des meilleurs dan­seurs du monde, et que la Danse est, du moins sur Paris, bien repré­sen­tée dans les dif­fé­ren­tes pro­gram­ma­tions des théâ­tres. Lundi der­nier, le New York Times a con­sa­cré une par­tie de sa Une et deux plei­nes pages aux adieux à la scène d’une grande artiste de l’ABT. Qui a déjà entendu par­ler de Manuel Legris ?


- Le retour de la peur de l’avion. Embal­le­ment média­ti­que oblige, depuis un mois, cha­que catas­tro­phe aérienne qui se pro­duit occupe une part pré­pon­dé­rante pen­dant plu­sieurs jour sur tous les JTS de France (et sûre­ment d’ailleurs). Ma petite sœur est tom­bée sur un site qui recense tou­tes les sta­tis­ti­ques de mor­ta­lité des moyens de trans­port. Elle nous a tout lu reli­gieu­se­ment. Com­bien de morts par an en France, com­bien de morts en moyenne sur un mil­lion de kilo­mè­tres dans le monde, com­bien d’acci­dents plus ou moins mor­tels sur Air France depuis sa créa­tion… Et la con­clu­sion est : les amis, pour par­tir en vacan­ces, sur­tout, pre­nez le train. C’est sta­tis­ti­que­ment le moyen où vous avez le moins de chance de mou­rir avant l’arri­vée. Par con­tre, évi­tez toute balade à pieds. Le moyen de trans­port “pédes­tre” est vache­ment plus dan­ge­reux que de pren­dre un vol Rio/Paris.

- Roger Fede­rer is the kiiiiiiiiiiiiiiiiig ! Bon, je n’ai pas vu le match, je vais donc vous évi­ter le détail de ces cinq sets de ten­sion. Mais voila, sta­tis­ti­que­ment par­lant, Roger Fede­rer est devenu le meilleur ten­nis­man de tous les temps. Bon, il suf­fit de le voir jouer pour com­pren­dre, mais cer­tains irré­duc­ti­bles ont besoin des maths pour ces affir­ma­tions. Roger Fede­rer est rede­venu numéro 1 mon­dial. Roger Fede­rer a tout gagné. Roger Fede­rer a battu le record de Pete Sam­pras… Ques­tion : quelle va être sa moti­va­tion main­te­nant pour s’entraî­ner ? Com­ment con­ti­nuer à avoir la gagne lorsqu’on a déjà tout rem­porté ? Et que per­sonne ne sem­ble en mesure de vous sur­pas­ser ? Un Nadal en pleine forme peut-être. La fin de sai­son ris­que d’être allé­chante.
© Wil­fried Krü­ger / L’Equipe

mardi 30 juin 2009

Pina Bausch ne dansera plus

J’étais ce soir le sou­rire aux lèvres, encore toute légère de La fille mal gar­dée. Je ren­tre, je face­booke (quelle que soit l’heure à laquelle je ren­tre, mon pre­mier réflexe est tou­jours de face­boo­ker, c’est ter­ri­ble), et j’apprends la nou­velle.

La cho­ré­gra­phe et dan­seuse alle­mande Pina Bau­sch est décé­dée aujourd’hui. Encore sur scène il y a quel­ques jours, elle est morte d’un can­cer fou­droyant. Elle avait 68 ans.

Pina Bau­sch fait par­tie des gens dont je con­nais très peu l’œuvre, mais dont le nom m’évo­que aus­si­tôt un pro­fond res­pect. Pina Bau­sch était l’une des figu­res les plus impor­tan­tes de la danse con­tem­po­raine -de la Danse tout court- et rare femme à diri­ger une com­pa­gnie. Elle a su créer son pro­pre style, inven­ter quel­que chose, mar­quer pro­fon­dé­ment les esprits.

Auré­lie Dupont évo­que sou­vent dans des inter­views ses liens avec Pina Bau­sch. Notam­ment lors d’une ren­con­tre avec le public il y a quel­ques années, à laquelle j’avais assisté. Auré­lie Dupont évo­quait Pina Bau­sch avec un res­pect immense et une pro­fonde admi­ra­tion. On sen­tait que la cho­ré­gra­phe avait véri­ta­ble­ment changé sa façon de dan­ser, sa façon de per­ce­voir la Danse.

C’est dom­mage d’avoir appris cette nou­velle sur le net, alors que j’étais au Palais Gar­nier quel­ques heu­res plus tôt. Je sais, La fille mal gar­dée d’Ash­ton n’a pas grand chose à voir avec Pina Bau­sch, mais tout de même. Un petit mot au début n’aurait peut-être pas été de trop.

Pour finir, Le Sacre du prin­temps vu par Pina Bau­sch :