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jeudi 17 mai 2012

L'Histoire de Manon : épisode 3

Dimanche 13 mai 2012. L'Histoire de Manon de Kenneth MacMillan par le Ballet de l'Opéra de Paris, au Palais Garnier. Avec Clairemarie Osta (Manon), Nicolas Le Riche (Des Grieux), Stéphane Bullion (Lescaut), Alice Renavand (La maîtresse de Lescaut), Stéphane Phavorin (Monsieur de G.M.) et Viviane Descoutures (Madame).

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Il est difficile de séparer cette dernière représentation de L'Histoire de Manon des adieux de Clairemarie Osta. Dans chacune de ses variations, il y avait l'idée que c'était pour la dernière fois. Toutefois, comme cela reste globalement ma meilleure Manon, cette matinée vaut le coup d'y revenir.

Ma meilleure Manon je disais, car sûrement la plus équilibrée. Il y avait ici véritablement un quatuor, Manon-Des Grieux-Lescaut-La Maîtresse, et même un quintette en y incluant Monsieur de G.M., et non pas un couple star avec quelques seconds rôles autour.

Isabelle Ciaravola, incarnation-même de la volupté, semble une Manon assez inégalable à l'Opéra. Toutefois, Clairemarie Osta a su en faire un personnage très intéressant, avec une belle évolution. Sans tomber dans le total glamour, l'Etoile montre un personnage déjà séductrice au premier acte. Là encore, Manon est déjà clairement une femme, qui connait les hommes, et aiment bien tester son pouvoir sur eux. C'est là que l'interprétation d'Aurélie Dupont diverge, cette dernière incarnant plus une jeune fille bien plus innocente. Les deux histoires sont intéressantes à raconter, mais le personnages joué par Isabelle Ciaravola et Clairemarie Osta reste peut-être plus proche du roman initial.

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Le premier acte reste dominé par Lescaut, incarné pour cette dernière par un Stéphane Bullion très en forme. Si sa première variation m'a fait moins d'effet que quand dansée par Jérémiiiiiie Bélingard, sa présence tout au long du spectacle marque le personnage sur cette série. La dimension incestueuse avec sa soeur est gommée, pour un véritable rapport d'autorité. C'est un chef de bande, qui voit dans sa sœur un bon moyen de se faire de l'argent. C'est aussi un jeune homme qui aime les plaisirs de la vie, et là-dessus, son partenariat avec Alice Renanavand fonctionne à merveille.

Cette dernière est beaucoup moins sage que ses collègues qui l'ont précédée dans le rôle de la maitresse. Jolie comme un cœur au premier abord, elle se révèle beaucoup plus canaille et moins éduquée dans ses manières. Il y avait aussi un petit air de Kitri dans ses sissonnes, message subliminal pour décembre prochain ?

Quant à Nicolas Le Riche, il était assez difficile de l'imaginer en jeune étudiant naïf de la vie. Pourtant, le danseur s'est surpassé, démontrant, s'il fallait encore le faire, son si grand talent d'interprète. Sa variation était comme une sorte d'hommage à sa partenaire, tout en retenue respectueuse. Leur pas de deux restaient aussi de vrais grands moments. Bien sûr, il y a avait plus chez eux la tendresse d'un vieux couple que la passion amoureuse de la jeunesse. Je ne suis même pas bien sûre qu'ils nous racontaient vraiment L'Histoire de Manon. Mais qu'importe finalement, cela restait de très beaux moments de danse, intense, en véritable osmose.

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Stéphane Bullion
et Alice Renavand ont de nouveau brillé au deuxième acte. Le premier a décidément des dons d'humoriste qu'il ferait bien de développer. Il a réussi, sans en faire des tonnes, à vraiment me faire rire lors de sa variation bourrée, rajoutant quelques petites mimiques comme un rot étouffé du meilleur effet. Il suffisait de le suivre à la jumelle, jamais son personnage d'ivrogne ne s'est relâché, même lorsque la lumière n'était pas sur lui.

Clairemarie Osta a une nouvelle fois brillé. L'on voit vraiment chez elle l'indécision de son personnage. Déjà dans le premier acte, elle laissait un long cheminement pour se laisser convaincre par son frère. Là encore, la décision de partir avec Des Grieux n'est pas facile à faire, cette Manon n'est décidément pas un personnage romantique comme les autres. Stéphane Phavorin en G.M. est lui un vrai vicieux, comme on en voit dans les personnages de roman. Le manipulateur, c'est plutôt lui dans l'histoire.

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Le troisième acte, qui ne commence toujours moi qu'une fois dans les marécages, fut véritablement porté par Nicolas Le Riche. Transcendé par l'instant, il fut tout simplement déchirant lors du final. J'avais presque envie de monter sur scène pour aller le rassurer. Non Nico, ta femme n'est pas morte, tout est pour de faux, elle fait semblant. J'avais la chance d'être très près de la scène et de pouvoir en profiter au maximum, mais c'est vrai que ces dix dernières minutes m'ont serré la gorge.

Je suis ainsi plutôt contente de terminer de cette manière cette découverte de L'Histoire de Manon, qui m'avait quelque peu laissée sur ma fin au début de la série. Il me manque toutefois de voir la version du du Royal Ballet, véritable référence pour les balletomanes averti-e-s.  

mercredi 15 février 2012

Orphée et Eurydice : épisode 2

Jeudi 6 février 2012. Orphée et Eurydice de Pina Bausch, par le Ballet de l’Opéra de Paris, au Palais Garnier. Avec Nicolas Paul (Orphée), Alice Renavand (Eurydice) et Charlotte Ranson (Amour).

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Cette soirée fut acrobatique. Aymeric a eu droit au combo "Pas de place pour les genoux/horde d’ados déchaîné-e-s" à l’amphithéâtre, Mimy se retrouva perchée aux cinquièmes loges, debout, à côté de Palpatine qui voulait apparemment se mettre à danser.

Et pour moi, un fond de première loge 6, d’où l’on ne voit pas grand-chose. JRiou se trouvait deux loges derrière moi, me fit signe, je m’incruste. Et après avoir retiré mes chaussures, effectué quelques mouvements acrobatiques et recherché l’équilibre debout sur ma chaise, j’arrivais à une vue plongeante sur les ¾ de la scène.

C’est amusant (ou pas), tous les commentaires sur Orphée et Eurydice cette saison démarrent par ce genre d’histoire. La faute à des tarifs prohibitifs (45 euros en amphi, hum, hum). Forcément, il faut ruser.

Etait-ce à cause de notre placement ? Mais la vision de la soirée que nous avons eu tous les cinq n’était pas forcément la même. A avoir un angle mort et une vue plongeant sur l’orchestre, forcément, on se met à faire plus attention à la musique. Encore plus belle que lors de la générale, il n’en fallait peu pour que JRiou prenne la place du chef.

Mes impressions globales furent les mêmes que pour le premier épisode. Un mélange du chant et de la danse sublime. Mais aussi quelques passages un peu longs, oubliés par d’autres proprement saisissants. En relisant ma chronique de la générale, je me suis ainsi rendue compte que les seconds avaient pris le pas sur les premiers. Mais cette deuxième vision me remit en tête certaines choses. La danse proprement dite m’a laissé quelques longueurs.

Les passages du corps de ballet, porté par le chœur, restent définitivement les plus beaux moments. En tête, la très belles deuxième partie dans les Enfers, à la fois sombre, inquiétante, et remplie de références parlant à ceux et celles qui connaissent un minimum la mythologie antique.

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Mais rien ne semble surpasser la puissance du Deuil. Les pleureuses hiératiques, aux longs mouvements gémissants toutes vêtues de noir, ouvrant et finissant le ballet, mettraient des frissons à n’importe quelle âme asséchée. La danse de Pina Bausch, ces mouvements terriens, presque sauvages, c’est bien cela.

Pour les solistes, Nicolas Paul remplit d’emblée la scène lors de la première partie. Ses mouvements sont moins amples que ceux de Stéphane Bullion, moins aboutis. Mais il y a chez lui une humanité que n’avait pas l’étoile, et qui convient beaucoup mieux à ce ballet qu’un geste parfait.

Alice Renavand joue pour sa part sur un registre plus romantique. C’est une belle jeune fille que la mort a fauché trop tôt. Elle est plus douce, plus femme (dans le sens caricatural du terme, on attend d’une femme qu’elle soit sage), que Marie-Agnès Gillot. Ce n’est pas la présence ni l’investissement qui lui manque. Mais tout subjectivement parlant, j’ai préféré la force de l’étoile, qui me semble difficilement égalable dans ce rôle.

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Le couple ainsi formé ne m’a pas séduite outre-mesure, mais dans le doute, je mettrais ça sur le compte de mon placement.

Quoique.

Ce qui est bien quand on doit être debout sur sa chaise pour voir, c’est que cela fait vite le tri. Ce qui est vraiment sublime, vraiment inoubliable, arrivera forcément jusqu’à nous.

Charlotte Ranson en Amour a fait partie de cette catégorie. Voilà d’un coup un rayon de soleil qui débarque dans ce paysage de deuil, une vague d’espoir, qui guide aussi bien Orphée que le public. Un moment où l’on se fige vers la scène, et où l’on oublie comme par miracle les sourdes crampes qui commencent à arriver aux mollets. Ces moments de grâce sont peut-être encore plus beau quand ils franchissent autant d'obstacles. 

vendredi 3 février 2012

Orphée et Eurydice : qui voir danser sur scène ?

Après quelques semaines de vacances, le Ballet de l’Opéra de Paris est de retour sur scène, pour Orphée et Eurydice de Pina Bausch, sur la musique de Christoph Willibald Gluck.

Véritable dialogue entre le chant et la danse, chaque rôle principal est dédoublé. Pour le chant, ils sont assurés par Maria Riccarda Wesseling (Orphée), Yun Jung Choi (Eurydice) et Zoe Nicolaidou (L’Amour). Pour la danse, deux distributions, toutes très intéressantes, se partagent les représentations.

Stéphane Bullion (Orphée), Marie-Agnès Gillot (Eurydice) et Muriel Zusperreguy (L'Amour) : les 4, 6, 11, 12, 15 et 16 février.

Marie Agnès Gillot connaît bien ce rôle, qu’elle danse depuis son entrée au répertoire en 2005. On imagine sans problème l’étoile, avec son allure et sa personnalité, se glisser dans le style de Pina Bausch. Personnellement, c’est la première que je la vois dans un ballet de cette chorégraphe, et je m’en réjouis d’avance.

Pour Stéphane Bullion, il s’agit d’une prise de rôle, certainement pas à contre-emploi. Je suis très curieuse aussi de le voir danser du Pina Bausch, tout ça me semble très prometteur. Quant à Muriel Zusperreguy, je l’ai assez peu vue dans du contemporain pour avoir une véritable opinion. Un beau trio en perspective en tout cas.

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Nicolas Paul (Orphée), Alice Renavand (Eurydice) et Charlotte Ranson (L'Amour) : les 8, 9 et 14 février.

Honneur eux étoiles, ce trio n’aura que trois date pour se montrer. Alice Renavand est toujours fantastique en contemporain, et tient aussi ce rôle depuis 2005. Cette danseuse ne ressemble pas vraiment à Marie-Agnès Gillot, mais elle est pourtant régulièrement sa doubleuse. Et les deux offrent des interprétations souvent très différentes.

Charlotte Ranson aussi a toujours une formidable présence dans le répertoire contemporain. On la voit trop peu souvent en soliste, il faut en profiter lorsque cela se produit ! Je connais trop mal Nicolas Paul sur scène pour avoir une véritable opinion, mais je reste curieuse de sa prestation. 

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Pour l’instant, je verrais la première distribution lors de la générale, mais compte bien trouver une petite place pour la seconde. Et vous, laquelle allez-vous voir ? Laquelle vous tente le plus ?  

Orphée et Eurydice, du 4 au 16 février au Palais Garnier.

mercredi 9 novembre 2011

Concours interne de promotion 2011 du Ballet de l'Opéra de Paris : résultats des danseuses

Le Concours interne de promotion 2011 du Ballet de l'Opéra de Paris a lieu le mercredi 9 novembre pour les danseuses. Les résultats des danseurs sont disponibles sur cette page.

EDIT 17h30 : Les résultats sont tombés. Je n'y étais pas, mes réactions ne sont donc que des impressions. Que celles et ceux qui y étaient n'hésitent pas à venir livrer leurs opinions.

Résultat des sujets

1 - Alice Renavand
, promue Première danseuse.

2 - Amandine Albisson 

3 - Héloïse Bourdon 

4 - Aurélia Bellet 

5 - Charline Giezendanner 

6 - Laura Hecquet

Je ne sais pas trop quoi dire... J'aurais tendance à penser que la variation libre d'Alice Renavand, très classique, allait la gêner. Au vu des commentaires sur Twitter, elle a apparemment assuré. Pour être clair, il est indéniable qu'Alice Renavand est une danseuse intéressante, avec un charisme certain et un réel investissement dans ses rôles. Elle me semble toutefois limitée dans ses possibilités. Une Première danseuse doit aussi pouvoir danser de grands rôles classiques, et j'ai un peu de mal à la voir dedans. 

Après, je ne demande qu'à être séduite. Mais le fait que son compagnon soit non seulement une personnalité importante de la compagnie, mais aussi membre du jury, soulève quelques questions. Alice Renavand doit maintenant pouvoir prouver que sa promotion est amplement méritée, sacrée pression.

Pour le reste du classement, je note la belle seconde et troisième place pour les jeunes Amandine Albisson et Héloïse Bourdon, c'est plutôt encourageant. Je reste déçue de la sixième place de Laura Hecquet, qui était ma favorite personnellement, mais pas facile d'assurer un concours après une longue blessure. Mathilde Froustey, l'une des chouchoutes du public, n'est même pas classée.


Résultat des coryphées

1 - Sylvia Saint-Martin
, promue sujet.

2 - Lucie Clément
, promue sujet.

3 - Caroline Robert,
promue sujet.

4 - Eléonore Guérineau.

5 - Charlotte Ranson.

6 - Aubane Philbert.

Pour la première, rien à redire, elle assure toujours sur scène. Elle se serait apparemment plutôt bien débrouillées. Le choix des deux suivantes laisse plus perplexe. Des anciennes sont régulièrement promues, un peu au mérite. Mais deux d'un coup ? Ont-elles été si brillantes que ça ? L'énorme absence vient encore une fois de la non promotion d'Elénore Guérineau. Ultra-favorite du public, toujours brillante, artiste, la direction ne veut visiblement pas d'elle. "Lucie Clément et Caroline Robert promues devant Guérineau, c'est soit une blague soit une insulte", a ainsi lancé Bella Figura sur Twitter. Le débat est loin d'être terminé...



Résultat des quadrilles

1 - Marine Ganio, promue coryphée.

2 - Juliette Hilaire, promue coryphée.

3 - Lydie Vareilhes, promue coryphée.

4 - Letizia Galloni, promue coryphée.

5 - Jennifer Visocchi.

6 - Léonore Baulac.

Enfin une promotion pour Marine Ganio ! Je ne sais pas si elle a réussi son concours, mais je trouve qu'elle méritait de monter depuis plusieurs années, c'est une danseuse vraiment intéressante. Juliette Hilaire pose la même question qu'Alice Renavand, n'ayant pas le Concours, difficile de se prononcer. Lydie Vareilhes a apparemment bien assurée, tout comme Letizia Galloni, que je suis très contente de voir monter. Petite pensée pour Léonore Baulac, qui appparaissait comme l'une des favorites au vu des pronostics, et pour Marion Barbeau, pas classée.

Et vous ? Votre avis ? 

Le jury du Concours est cette année composé de Brigitte Lefèvre, Laurent Hilaire, Clotilde Vayer, Tae-Ji Choi (directrice artistique du Ballet National de Corée), Ted Brandsen (directeur artistique du Ballet Nationale de Hollande), Emilie Cozette, Aurélie Dupont, Benjamin Pech, Josua Hoffalt et Géraldine Wiart.

Voici les variations libres choisies par les candidates.

Classe des quadrilles (variation imposée : La Belle au Bois Dormant, acte III, variation d’Aurore, de Rudolf Noureev).

Lydie Vareilhes : Pas/Parts de William Forsythe.

Gwenaëlle Vauthier : La Maison de Bernarda, variation de la Sœur Bossue, de Mats Ek.

Jennifer Visocchi : Carmen, variation de la Taverne, de Roland Petit.

Anémone Arnaud : Bergamasque de Jean-Guillaume Bart.

Marion Barbeau : La Belle aux Bois Dormant, acte II, variation d’Aurore, de Rudolf Noureev.

Léonore Baulac : Vaslaw de John Neumeier.

Julia Cogan : Suite en blanc, variation de la Flûte, de Serge Lifar.

Emma d’Humières : Grand pas classique de Victor Gsovsky.

Leïla Dilhac : The Four Seasons, variation du Printemps, de Jerome Robbins.

Lucie Fenwick : The Four Seasons, variation de l’Automne, de Jerome Robbins.

Miho Fujii : Les Mirages, variation de l’Ombre, de Serge Lifar.

Letizia Galloni : Diane et Actéon d’Agrippina Vaganova.

Claire Gandolfi : Paquita, variation de  Paquita, d’après Marius Petipa.

Marine Ganio : Magnificat, Badinerie, de de John Neumeier.

Emilie Hasboun : Notre-Dame-de-Paris, acte I, variation d’Esmeralda, de Roland Petit.

Juliette Hilaire : In the Middle, Somewhat Elevated, de William Forsythe.

Amélie Joannidès : Don Quichotte, acte II, variation de Dulcinée/Kitri, de Rudolf Noureev.

Julie Martel : Joyaux, première variation d’Emeraudes, de George Balanchine.

Lucie Mateci : Giselle, acte II, variation de Giselle, de Mats Ek.

Sophie Mayoux : Suite en blanc, la Sérénade de Serge Lifar.

Sofia Parcen : Notre-Dame-de-Paris, acte I, variation d’Esmeralda, de Roland Petit.

Ninon Raux : Giselle, acte I, variation de Giselle de Mats Ek.


Classe des coryphées (variation imposée : Apollon, variation de Polymnie, de George Balanchine).

Sylvia Saint-Martin : Notre-Dame-de-Paris, acte I, variation d’Esmeralda, de Roland Petit.

Pauline Verdusen : Les Enfants du Paradis, acte II, variation de la Ballerine, de José Martinez.

Laure-Adélaïde Boucaud : La Bayadère, acte II, variation de Nikiya, de Rudolf Noureev.

Lucie Clément : Arepo de Maurice Béjart.

Fanny Gorse : Suite en blanc, la Sérénade de Serge Lifar.

Eléonore Guérineau : Diane et Actéon d’Agrippina Vaganova.

Laurène Levy : The Four Seasons, variation du Printemps, de Jerome Robbins.

Aubane Philbert : Raymonda, acte II, variation de Henriette, de Rudolf Noureev.

Charlotte Ranson : Roméo et Juliette, acte I, variation du Bal, de Rudolf Noureev.


Classes des sujets (variation imposée : Suite en blanc, variation de la Cigarette, de Serge Lifar).

Amandine Albisson : Carmen, variation de la Taverne, de Roland Petit.

Aurélia Bellet : Notre-Dame-de-Paris, acte I, variation d’Esmeralda, de Roland Petit.

Marie-Solène Boulet : Other Dance, deuxième variation, de Jerome Robbins.

Héloïse Bourdon : Les Mirages, variation de l’Ombres, de Serge Lifar.

Valentine Colasante : Les Mirages, variation de l’Ombres, de Serge Lifar.

Sarah Kora Dayanova : Carmen, variation de la Chambre, de Roland Petit.

Mathilde Froustey : Delibes Suite de José Martinez.

Charline Giezendanner : Raymonda, acte III, variation de Raymonda, de Rudolf Noureev.

Christelle Granier : Clavigo, variation de Marie, de Roland Petit.

Laura Hecquet : Other Dance, première variation, Jerome Robbins.

Sabrina Mallem : Notre-Dame-de-Paris, acte I, variation d’Esmeralda, de Roland Petit.

Alice Renavand : Don Quichotte, acte I, deuxième variation de Kitri, de Rudolf Noureev.

Une fois de plus, on retrouve quelques classiques du concours, comme Roland Petit ou Jerome Robbins. Je reste surprise par le choix des quadrilles, peu ont choisi des variations de bravoure technique, au profit de quelque chose de plus néo-classique.

Quelques mots sur la classe des sujets tout de même, la plus disputée avec juste une place de première danseuse à pourvoir. Le choix des favorites me semble globalement très judicieux. J’imagine parfaitement Amandine Albisson en Carmen, tout comme Héloïse Bourdon dans Les Mirages. Mathilde Froustey connaît Delibes Suite sur le bout des doigts, et ça lui va très bien aussi. Laura Hecquet peut surprendre sur du Robbins, et Alice Renavand veut prouver sa valeur en classique.

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