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lundi 27 février 2012

Incidence chorégraphique à Sens

Samedi 25 février 2012. Incidence chorégraphique au Théâtre de Sens, avec des solistes du Ballet de l'Opéra de Paris. 

Chronique et photos signées d'Elendae.

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La troupe de danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris, menée par Bruno Bouché sous le nom d’“Incidence Chorégraphique”, remporte un franc succès au fur et à mesure de ses pérégrinations, de la banlieue parisienne à Israël, en passant, en ce samedi 25 février 2012, par Sens.

Sens, sous-préfecture du département de l’Yonne, 30.000 habitants, appartient presque à la banlieue parisienne mais reste tout de même assez éloignée de la capitale pour qu’y subsiste un réel caractère provincial d’une facture particulièrement humide (l’Yonne, c’est avant tout un fleuve, et donc une vallée) et morne (je parle d’expérience, j’y ai grandi). Sens possède cependant une belle cathédrale de style gothique flamboyant, un hôtel de ville arborant une fier gaulois doré, et un mignon petit théâtre à l’italienne construit au début du XIXè siècle, avec scène microscopique, plafond peint en bleu ciel parsemé de quelques modestes chérubins, et foyer de poche au papier-peint fatigué.

La salle était remplie lorsque le spectacle s’ouvre sur la pièce pour dix danseurs bien nommée Ouverture de José Martinez, créée en 2008 pour le Junior Ballet du Conservatoire National Supérieur de Paris. J’avoue avoir eu toutes les peines du monde à me concentrer pendant ces dix premières minutes, distraite par les chuchotements de mes voisines (le public sénonais étant enthousiaste, mais dissipé), et focalisée sur l'exiguïté inhabituelle de la scène qui me semblait contraindre fortement les danseurs-ses. Fort heureusement, aucun d’entre eux ne s’est encastré dans un pilier.

Vient ensuite Nun’Komm der Heinden Heiland, chorégraphie de Nicolas Paul interprétée par Muriel Zusperreguy évoluant gravement sur du Bach. Cela a un petit parfum de Pina Bausch et c’est fort agréable à regarder, mais la pièce ne se justifie peut-être pas en soi : je l’aurais davantage imaginée au sein d’un tableau plus vaste, comme un personnage dans une des scènes de, par exemple, Orphée et Eurydice.

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Nous découvrons ensuite Alexandre Gasse, que j’ai peu l’habitude d’observer (ce qui est dommage, il est charmant), et Charline Giezendanner dans Thaïs, chorégraphié par Yann Saïz. Mon intérêt a réellement commencé à s’éveiller à ce moment-là, le pas de deux étant empreint de douceur, de triste tendresse et Charline, en particulier, y était magnifique, lumineuse et démontrant en particulier un travail du haut du corps très gracieux. Son partenariat avec le jeune coryphée était un peu hésitant parfois, les portés sont nombreux et difficiles, mais j’ai vraiment apprécié leur duo.

Suivi ensuite le petit chef-d’oeuvre de Bruno Bouché, Bless - Ainsi soit-il. J’avais déjà eu l’occasion de le voir lors de la soirée Danseurs-ses-chorégraphes en janvier 2011, avec les mêmes interprètes, Erwan Leroux et Aurélien Houette. Je ne suis pas certaine que l’oeuvre aurait la même force avec d’autres danseurs, sans Erwan Leroux si touchant dans sa fragilité, son désespoir ou sa faiblesse et sans Aurélien Houette en ange blanc magnétique, énigmatique, sculptural et terrible. Monsieur Elendae, qui ignorait le sujet ayant inspiré cette oeuvre (La lutte de Jacob avec l’Ange), y a vu une représentation d’une passion contrariée qui ne s’assume pas et qui met en scène deux hommes tour à tour attirés ou repoussés l’un par l’autre. Cela se discute mais le duo est en tous cas très sensuel.

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Nous retrouvons après l’entracte Aurélien Houette (le Comte) et Muriel Zusperreguy (Garance) pour un pas de deux tiré de l’acte II des Enfants du Paradis. (A cette occasion, une coiffeuse nécessaire à la chorégraphie remplit à peu près la moitié de la scène.) J’ai de l’affection pour ce ballet de José Martinez, mais cet extrait sorti de son contexte laisse un peu froid, et il faut avouer que je préfère Aurélien Houette torse nu qu’en costume trois pièces.

Changement radical de style puisque nous enchaînons avec In the middle, somewhat elevated, de William Forsythe, sur une musique électro de Thom Willems. J’apprécie toujours énormément de voir danser Yann Saïz qui possède à mon sens de rares qualités de musicalité, d’élégance et de justesse d’interprétation. Son partenariat avec Aurélia Bellet fonctionne très bien et cette danseuse peu souvent mise en avant fait montre de très jolies lignes, de splendides développés et d’une belle énergie. Le couple a reçu une véritable ovation de la salle, qui aurait été ravie d’un petit rab’ de Forsythe...

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La soirée se termine cependant par Timeless d’Arantxa Sagardoy, danseuse et chorégraphe espagnole proche de José Martinez. Elle fait évoluer cinq danseurs (Aurélien Houette, Yann Saïz, Daniel Stokes, Alexandre Gasse, Erwan Leroux) vêtus de jeans et de chemises de couleurs dans un climat de bonne humeur, d’amitié virile et de complicité, jusqu’à l’irruption d’une Amandine Albisson impériale traversant lentement la scène : ces messieurs semblent alors perdre tous leurs moyens et se retrouvent au sol, comme des pantins désarticulés. C’est plutôt frais et amusant, mais ça ne décolle pas vraiment. La faute à la musique très envahissante et trop connue, même si pas forcément des plus adaptée au ballet : moitié Goran Bregovitch, moitié Perpetuum mobile de Penguin Cafe. Des photos des répétitions sont à voir sur la page Facebook de la chorégraphe

La troupe a été très chaleureusement applaudie lors des saluts, même si une partie du public aurait pu être a priori décontenancée par ce programme plutôt moderne et sans le moindre tutu. Je retournerai pour ma part dès que possible à la prochaine représentation d’Incidence Chorégraphique à portée de Paris !

samedi 24 septembre 2011

Soirée Lifar/Ratmansky : épisode 1

Jeudi 22 septembre 2011. Soirée Lifar/Ratmansky par le Ballet de l'Opéra de Paris, au Palais Garnier. Phèdre, avec Marie-Agnès Gillot (Phèdre), Nicolas Le Riche (Thésée), Alice Renavand (Oenone), Karl Paquette (Hippolyte) et Myriam Ould-Braham (Aricie). Psyché, avec Aurélie Dupont (Psyché), Stéphane Bullion (Eros) et Amandine Albisson (Vénus). 

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Quel étrange ouverture de saison que cette soirée Lifar/Ratmansky. A la sortie, personne n'était d'accord, à croire que nous avions vu un programme différent. Phèdre ? "Un choc esthétique" ou "Une vieillerie qu'on n'aurait jamais vu ressortir". Psychée ? "Un moment de délice" ou "Le plus affligeant ballet que j'ai jamais vu". Ça se fightait jusqu'à l'arrêt de bus. 

La seule chose qui a mis tout le monde d'accord, comme d'habitude, est resté le Défilé. Tout le monde a sa petite larmiche lorsque le Petit Rat apparaît, tout le monde trouve ça tellement mignon tous-tes ces gami-ne-s tellement fier-èr-s, tout le monde adore jouer à l'applaudimètre. La planète de la danse est cruelle, ce sont toujours les mêmes qui gagnent (Nicolas Le Riche, Agnès Letestu, Aurélie Dupont...) et les mêmes qui reçoivent le minimum syndical d'applaudissements polis. Petits moments de joie lorsque des lignes de premier-ère-s danseur-se-s (Myriam Ould-Braham, Alessio Carbone et Emmanuel Thibault) ont droit à de véritables ovations. Le Défilé, c'est le seul moment de la saison où le public a la parole, et il ne s'en prive pas. 

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Cette soirée pourrait avoir comme sous-titre "Le mythe grec dans tous ses états". Les deux ballets prennent en effet pour thème une histoire venue tout droit de l'Antiquité, mais avec une vision diamétralement opposée. 

Phèdre, le ballet de Serge Lifar, va chercher dans la pure tragédie. On s'aime et on se déteste, sur fond de pouvoir et d'inceste

Cette oeuvre reste tout d'abord un choc visuel dès que le rideau s'ouvre. Voilà une toile blanc, avec au milieu un mini décor de théâtre, aux rideaux bleu vif. C'est là qu'apparaissent les personnages au loin ou évoqués, ou alors le destin qui approche. Les costumes tranchent, du violet, de l'orange, du bleu... euh... étrange pour les vagues. Et cette gestuelle permanente propre à Lifar, avec ses pliés en seconde position et ses poignets et ses coudes cassés. Le public n'est pas, ou plus, habitué à cette esthétique. Est-telle vieillie ou dépassée ? Pour ma part, non, car le parti-pris est trop tranché. Phèdre est une proposition artistique jusqu'au-boutiste. Trop-c'est-trop, peut-être, mais on ne peut pas en tout cas reprocher au chorégraphe de ne pas avoir voulu imprimer un style différent, ce qui manque cruellement à la deuxième oeuvre de la soirée. 

Marie-Agnès Gillot parlait de "casting démentiel" pour cette première. Pas totalement vrai, même si la déception n'a pas été là où on l'attendait. Marie-Agnès Gillot est pour sa part une Phèdre formidable, totalement tragédienne. Elle aime et déteste trop fort, en sachant très bien qu'elle n'y peut rien, c'est la Destiné. Son allure atléthique, qui déplait souvent dans le classique, lui confère une véritable autorité. C'est une reine qui n'est pas seulement souveraine par son mariage, mais qui a su prendre le pouvoir. Sa Phèdre dirige, et ne supporte pas d'être désobéie. C'est là d'où vient le drame. Elle sait qu'aimer Hippolyte, son beau-fils rappelons-le, n'est pas l'idée du siècle. Mais la jalousie de le voir dans les bras d'une autre est plus fort que la raison. Phèdre se précipite dans la tragédie en tout conscience.  

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Passée la surprise du vert fluo de sa tenue, Karl Paquette est un Hippolyte intéressant. Personne n'attend de lui un sommet de technique, mais comme à son habitude, il compense par une proposition artistique forte et qui tient tout au long du ballet. Son Hippolyte  est un personnage relativement "normal", s'entend des réactions à peu près logiques face à ce qui se passe : un amour joyeux pour Aricie, une frayeur écoeurée face à l'inceste de Phèdre, une peur de Thésée. Celle qui se détache reste toutefois Alice Renavand, très sincère dans son rôle d'Oenone, portant la tragédie, et sculpturale en académique. J'ai un peu l'impression qu'elle fait toujours la même chose, mais cela reste efficace. Dommage pour Myram Ould-Braham, son personnage d'Aricie n'est pas assez consistant pour la mettre véritablement en valeur. 

La déception vient - et oui, ça devait bien arriver un jour - de Nicolas Le Riche. Il n'est pas forcément gâté par son costume, rose et avec une espère d'armure sur le corps. Etait-ce un peu lourd à porter ? Sa danse paraissait en tout cas comme déjà fatiguée, et l'on a guetté en vain ses habituelles envolées. Le Riche a également eu du mal à trouver sa place dans ce  quintette. Si les quatre autres se répondaient admirablement bien, lui semblait en-dehors. Son solo reste en tout cas la seule partie du ballet où j'ai décroché.

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Tout cela évidemment se finit en drame, trois morts en à peine 1/4 d'heure. Du sang, des larmes, et une oeuvre assez unique en son genre.

Psyché d'Alexeï Ratmansky apparaît à côté de Phèdre comme un sommet de danse académique. Pas de tragédie, place plutôt au monde rempli d'allégresse des Dieux Romains, entre belle terrienne, nymphes des bois et forêts enchantées.

Alexei Ratmansky s'est bien amusé avec les décors et les costumes. Les premiers sont dans les tons des meilleurs Walt Disney, les deuxième sont adorables d'humour et de second degré. Parfaitement, la moumoute passe très bien, nous ne sommes pas dans un monde réel après tout. En homme qui aime la musique, Ratmansky a choisi une très jolie partition, Psyché de César Franck, admirablement interprétée entre l'Orchestre National d'Ile-de-France et le choeur de Radio-France. Il a en plus très bien su s'en servir. 

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Mais Psyché transpire trop le bon goût de tous les côtés pour pouvoir vraiment se laisser emporter. Ratmansky semble avoir pris le plus grand soin de ne jamais choquer le public, encore moins d'essayer de le surprendre. Chaque pas et intention est calibré pour plaire au plus grand nombre. Psyché est indéniablement un ballet très joli à regarder, plaisant par moment, mais tellement attendu que l'ennui arrive trop vite. Voilà deux deux fois que je le vois, et j'ai déjà l'impression d'en avoir fait plus que le tour. Etrange impression de voir en face de soi un ballet horriblement passéiste, alors qu'il s'agit d'une création. 

Heureusement, il y avait Aurélie Dupont. Sublime de bout en bout, un pur régal. Il y aurait donc un an qu'elle n'aurait plus chaussé ses pointes sur scène ? Inimaginable, tant chacun de ses pas semble le plus naturel, le plus délicat, le plus musical et le plus gracieux du monde. Son solo sur la partition de choeur est un véritable petit régal. Loin de tomber dans une vision éthérée du personnage, Aurélie Dupont joue une Psychée plutôt spontanée. Par naissance, sa beauté devait la mener à un destin exceptionnel. Alors il n'y a pas à être surprise lorsque des Zéphirs vous enlèvent, que vous découvrez une forêt magique où chaque être de la Nature semble vous adorer (très joli corps de ballet au passage), qu'un Dieu tombe amoureux de vous et que vous finissez Déesse. Il y a juste à se laisser porter par les événements. 

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Amandine Albisson
offre une formidable Vénus en face. Elle aussi resplendit, mais d'une tout autre beauté. La sienne est décidée, tranchante. Elle règne avant toute chose. Dommage, face à ces deux fortes personnalités, Stéphane Bullion a du mal à exister. Son Eros est trop terrien, et peut-être un peu trop humble, pour lui conférer ce côté magique qui fait tout le charme de ce genre de ballet. Un peu dépassé par la technique lors de son solo, son partenariat avec Aurélie Dupont fonctionne toutefois plutôt bien. 

Tout cela évidemment se finit en happy-end, un mariage adoubé par la belle-mère et un futur bébé en à peine 5 minutes. S'il y avait une seule kitcherie à enlever, c'est bien ce faux ventre et l'air béat de chaque protagoniste. La dernière goutte d'eau de bons sentiments qui fait déborder le vase du dégoulinant. Je suis toutefois curieuse de voir les autres distributions, notamment le duo Gilbert/Ganio qui semble assez prometteur dans ce ballet.

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mercredi 18 novembre 2009

Concours interne de promotion de l'Opéra de Paris 2009 : résultats des danseuses (réactualisé)

Aujourd'hui se tient un événement unique dans le monde de la danse : le concours interne de promotion du ballet l'Opéra de Paris.

Comme beaucoup de compagnies au monde, le ballet d l'ODP est très hiérarchisé. La montée en grade se fait ailleurs par nomination, à la fin de la saison. A Paris, il se fait par concours. Chaque fin d'année, les danseurs et danseuses présentent, dans un rituel immuable, une variation libre et une variation imposée sur la scène de Garnier, face au jury et au public. Mais les promotions ne se font pas uniquement sur la prestation du(de la) danseur(se). Son parcours durant l'année compte aussi, de façon inconsciente ou non. Parfois, il n'y a même que ça qui compte, parfois ça n'entre jamais en jeux. Beaucoup demandent la disparition de ce concours jugé injuste. Autant supplient de le garder car il fait partie des spécificités de la Maison. Noureev avait voulu le supprimer, les artistes ont fait grève pour le garder. Les résultats donnent en tout cas lieu, toujours dans un rituel aussi immuable, à des commentaires passionnés où l'on crie aussi bien au scandale qu'au génie.

Je n'ai pas pu assister au concours. Mais comme je suis une blogueuse, ça ne m'empêche pas de donner mon avis (et puis quoi encore ?).

Aujourd'hui avait leu le concours des filles.

Quadrilles
3 postes de Coryphées à pourvoir. La variation imposée est celle du Grand Pas classique.

Variations libres :

- Leïla Dilhac : Emeraudes/Joyaux, 1ère variation

- Peggy Dusssort : variation de Paquita

- Miho Fujii : Vaslaw

- Claire Gandolfi : variation de Giselle (acte I)

- Marine Ganio : Don Quichotte, variation de Dulcinée/Kitri

- Emilie Hasboun : Le Lac des Cygnes, variation du Cygne noir (acte III)

- Juliette Hilaire : Suite en blanc, variation de la Flûte

- Lucie Mateci : Don Quichotte, variation de la Reine des Dryades

- Sofia Parcen : La Bayadère, variation de la 1ère Ombre

- Aubane Philbert : Roméo et Juliette, variation du Bal

- Sylvia-Christel Saint-Martin : Suite en blanc, variation de la Sérénade

- Lydie Vareilhes : Arépo

- Gwenaëlle Vauthier : Suite en blanc, variation de la Flûte

- Jennifer Visocchi : Suite en blanc, variation de la Flûte (c'est la grande mode décidément !)

- Anémone Arnaud : The Four Seasons, variation du Printemps

- Marion Barbeau : variation de Paquita

- Léonore Baulac : Suite en blanc, variation de la Cigarette

- Laure-Adélaïde Boucaud : Apollon, variation de Polymnie

- Valentine Cosalante : Notre-Dame de Paris, variation d'Esmeralda (acte I)

Résultats :

1. Boucaud, Laure-Adélaïde : promue

2. Philbert, Aubane : promue

3. Colasante, Valentine : promue

4. Baulac, Léonore

5. Dilhac, Leila

6. Gandolfi, Claire

N'ayant donc pas assisté au concours, je ne peux donc donner un avis que sur ce que je connais des danseuses en spectacle. Je suis vraiment très contente de la nomination d'Aubane Philbert, très jolie ballerine classique, et qui le méritait depuis longtemps.


Coryphées

3 postes de Sujets à pourvoir. La variation imposée est celle de Louise dans Casse-Noisette (acte II)

Variations libres :

- Juliette Gernez : Clavigo, variation de Marie

- Fanny Gorse : Emeraudes/Joyaux, 1ère variation

- Eléonore Guérineau : Casse-Noisette, variation de Clara (acte II)

- Laurène Lèvy : Roméo et Juliette, variation du Bal

- Juliane Mathis : L'Histoire de Manon, variation de la Maîtresse de Lescaut (acte I)

- Charlotte Ranson : Vaslaw

- Caroline Robert : The Four Seasons, variation du Printemps

- Pauline Verdusen : Don Quichotte, variation de Dulcinée/Kitri

- Séverine Westermann : La Maison de Bernarda, variation de la Soeur bossue

- Amandine Albisson-Pivat : Le Lac des Cygnes, variation du Cygne blanc (acte II)

- Héloïse Bourdon : La Bayadère, variation de Gamzatti (acte II)

- Lucie Clément : La Bayadère, variation de Nikiya (acte II)

Résultats :

1. Albisson, Amandine : promue

2. Bourdon, Héloïse : promue

3. Westermann, Séverine : promue

4. Lévy, Laurène

5. Guérineau, Eléonore

6. Clément, Lucie 

Aucune surprise pour la nomination d'Amandine. Elle était très bien distribuée, et avec raison, depuis quelques mois. Je ne connais pas bien les deux autres, mais je regrette néanmoins la non-promotion d'Eléonore Guérineau, qui attire toujours les regards dès qu'elle rentre en scène. D'après ce que j'ai lu, elle avait en plus très bien réussi son concours. Dommage aussi pour Laurène Lévy, que j'apprécie beaucoup.


Sujets

1 poste de Première danseuse à pourvoir. La variation imposée est la première d'Other Dances

Variations libres :

- Sarah Kora Dayanova : Etudes, variation de l'Etoile

- Mathilde Froustey : Don Quichotte, variation de Dulcinée/Kitri

- Charline Giezendanner : variation de Giselle (acte I)

- Christelle Garnier : L'Histoire de Manon, variation de la Maîtresse de Lescaut (acte II)

- Sabrina Mallem : Les Mirages, variation de l'Ombre

- Ludmila Pagliero : Carmen, variation de la Chambre

- Alice Renavand : Clavigo, variation de Marie

- Caroline Bance : Signes

Résultats :

1. Pagliero, Ludmila : promue

2. Renavand, Alice

3. Froustey, Mathilde

4. Dayanova, Sarah Kora

5. Granier, Christelle

6. Giezendanner, Charline

J'ai une question : comment est-il possible que Mathilde Froustey n'est pas été nommée ??? Cette fille est une pure graine d'étoile, et est en plus très bien distribuée depuis des années ! A-t-elle à ce point raté son concours ? Toujours d'après que ce j'ai lu, elle était un peu nerveuse, mais sans que ce soit vraiment pesant quant au concours. Il était pour moi évident que, s'il n'y avait qu'une place, elle ne pouvait être que pour Mathilde. Ludmila Pagliero ne m'a jamais particulièrement marquée. Dommage, dommage, les places de Premières danseuses ne sont pas si courantes que ça...