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mercredi 4 avril 2012

Ballet de l’Opéra de Paris en tournée aux USA : toutes les distributions

Le Ballet de l’Opéra de Paris sera en tournée aux USA cet été. Et les choses n’ont pas été faites à moitié. La compagnie donnera en effet 25 spectacles du 26 juin au 22 juillet, entre le Lincoln Center de New York,  le Kennedy Center de Washington et le Harris Theater de Chicago, ville dans laquelle ne s’était encore jamais produite la compagnie.

Le Ballet de l’Opéra de Paris donnera trois programmes : Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot (15 représentations), Orphée et Eurydice de Pina Bausch (3 représentations) et une soirée mixte Suite en Blanc de Lifar, L’Arlésienne de Petit et Le Boléro de Béjart (7 représentations).

Les distributions date par date viennent d’être rendues publiques. Tiens, tiens, plus de deux mois avant la première représentation, c’est donc faisable ! Toutes les étoiles (hormis Hervé Moreau, qui figure toujours à l’effectif de la compagnie) sont alignées sur cette tournée. Les distributions sont donc plus qu’alléchantes, avec également quelques prises de rôle des plus intéressantes, dont la très attendue Aurélie Dupont qui se lancera dans le périlleux Boléro.

D’où la question : à quand ces ballets sur Paris ? Le public américain est décidément gâté.

GISELLE

Harris Theater de Chicago

26 juin : Laëtitia Pujol (Giselle), Nicolas Le Riche (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Charline Giezendanner et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

27 juin : Clairemarie Osta (Giselle), Benjamin Pech (Albrecht), Nolwenn Daniel (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Héloïse Bourdon et Florimond Lorieux, (Pas de deux des paysans).

28 juin : Agnès Letestu (Giselle), Stéphane Bullion (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion) Amandine Albisson et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

Kennedy Center de Washington

5 juillet : Aurélie Dupont (Giselle), Mathieu Ganio (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Ludmila Pagliero et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

6 juillet en matinée : Dorothée Gilbert (Giselle), Josua Hoffalt (Albrecht), Eve Grinsztajn (Myrtha), Yann Saïz (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

6 juillet en soirée : Agnès Letestu (Giselle), Stéphane Bullion (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Héloïse Bourdon et  Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

7 juillet en matinée : Clairemarie Osta (Giselle), Benjamin Pech (Albrecht), Ludmila Pagliero (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

7 juillet en soirée : Isabelle Ciaravola (Giselle), Karl Paquette (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Audric Bezard (Hilarion), Ludmila Pagliero et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

8 juillet : Laëtitia Pujol (Giselle), Nicolas Le Riche (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Héloïse Bourdon et Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

Lincoln Center de New York

12 juillet : Aurélie Dupont (Giselle), Mathieu Ganio (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Ludmila Pagliero et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

14 juillet en matinée : Isabelle Ciaravola (Giselle), Karl Paquette (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Audric Bezard (Hilarion), Héloïse Bourdon et  Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

14 juillet en soirée : Laëtitia Pujol (Giselle), Mathias Heymann (Albrecht), Ludmila Pagliero (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

17 juillet : Laëtitia Pujol (Giselle), Mathias Heymann (Albrecht), Ludmila Pagliero (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

18 juillet : Dorothée Gilbert (Giselle), Josua Hoffalt (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Yann Saïz (Hilarion), Héloïse Bourdon et  Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

19 juillet : Clairemarie Osta (Giselle), Nicolas Le Riche (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Yann Saïz (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

On retrouve à la fois des couple qui ont brillé dans ce ballet (Pujol/LeRiche) et des associations prometteuses, comme Aurélie Dupont et Mathieu Ganio que j’ai rarement vu ensemble. Dorothée Gilbert et Josua Hoffalt auront aussi l’occasion de peaufiner leur partenariat, qui avait ébloui dansLa Bayadère. Si je ne me trompe pas, pour les prises de rôles, Eve Grinsztajn se lancera dans Myrtha et Vincent Chaillet en Hilarion, là aussi, cela s’annonce plutôt bien.

Le pas de deux des paysans, morceau de bravoure, laisse la place belle à la jeune génération, avec notamment Héloïse Bourdon. A noter que, malgré son nouveau statut d’étoile, Ludmila Pagliero y aura droit également.

DP 2012-03-28

SOIREE LIFAR-PETIT-BEJART

Boléro

Harris Theater de Chicago

29 juin : Nicolas Le Riche

30 juin en matinée : Aurélie Dupont

30 juin en soirée : Nicolas Le Riche

1er juillet : Marie-Agnès Gillot


Lincoln Center de New York

11 juillet : Nicolas Le Riche

12 juillet : Marie-Agnès Gillot

15 juillet : Aurélie Dupont

La grande nouvelle de cette tournée : Aurélie Dupont se lance à son tour dans Le Boléro et Maurice Béjart. Peu de compagnies dansent ce ballet de par le monde, et peu de solistes ont le droit de se lancer sur la grande table rouge. Curieusement, ce n’est pas forcément à Aurélie Dupont que j’aurais pensé en premier. Mais en voyant son nom sur la liste, cela me semble comme une évidence. Vivement que le ballet soit repris sur Paris, je suis vraiment curieuse de voir son interprétation !

Nicolas Le Riche et Marie-Agnès Gillot ont déjà régulièrement dansé ce ballet, avec toujours un très grand succès.

DP 2012-03-28

L’Arlésienne

Harris Theater de Chicago

29 juin : Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard.

30 juin en matinée : Clairemarie Osta et Benjamin Pech.

30 juin en soirée : Isabelle Ciaravola et Stéphane Bullion.

1er juillet : Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard.


Lincoln Center de New York

11 juillet : Isabelle Ciaravola et Jérémie Bélingard.

12 juillet : Clairemarie Osta et Benjamin Pech.

15 juillet : Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard.

Pas de surprise là non plus, mais de bien belles distributions.

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Suite en blanc

Harris Theater de Chicago

29 juin : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Émilie Cozette, Karl Paquette, Stéphane Bullion (Thème varié), Dorothée Gilbert (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Mathieu Ganio (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Benjamin Pech (l’Adage) et Laëtitia Pujol (la Flûte).

30 juin en matinée : Eve Grinsztajn, Aurélia Bellet, Laura Hecquet (la Sieste), Sabrina Mallem, Audric Bezard, Vincent Chaillet (Thème varié), Nolwenn Daniel (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq) Émilie Cozette (la Cigarette), Mathieu Ganio (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Stéphane Bullion, (l’Adage) et Laëtitia Pujol (la Flûte).

30 juin en soirée : Eve Grinsztajn, Aurélia Bellet, Laura Hecquet (la Sieste), Ludmila Pagliero, Christophe Duquenne, Nicolas Paul (Thème varié), Dorothée Gilbert (la Sérénade), Laëtitta Pujol (Pas de cinq), Marie-Agnès Gillot (la Cigarette), Karl Paquette (la Mazurka), Aurélie Dupont, Mathieu Ganio (l’Adage) et Clairemarie Osta (la Flûte).

1er juillet : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Émilie Cozette, Julien Meyzindi, Vincent Chaillet (Thème varié), Amandine Albisson (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Stéphane Bullion (la Mazurka), Aurélie Dupont, Mathieu Ganio (l’Adage) et Laëtitia Pujol (la Flûte).


Lincoln Center de New York

11 juillet : Eve Grinsztajn, Aurélia Bellet, Laura Hecquet (la Sieste), Émilie Cozette, Karl Paquette, Stéphane Bullion (Thème varié), Dorothée Gilbert (la Sérénade), Laëtitia Pujol (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Mathias Heymann, (la Mazurka), Aurélie Dupont, Mathieu Ganio (l’Adage) et Clairemarie Osta (la Flûte).

12 juillet : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Ludmila Pagliero, Christophe Duquenne, Nicolas Paul (Thème varié), Amandine Albisson (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Karl Paquette (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Stéphane Bullion (l’Adage) et Dorothée Gilbert (la Flûte).

15 juillet : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Sabrina Mallem, Audric Bezard, Vincent Chaillet (Thème varié), Nolwenn Daniel (la Sérénade), Laëtitta Pujol (Pas de cinq), Marie-Agnès Gillot (la Cigarette), Mathieu Ganio (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Benjamin Pech (l’Adage) et Dorothée Gilbert (la Flûte).

Je n’ai pas toute les distributions de Suite en blanc dans la tête, mais à vue de nez, je ne vois pas de prise de rôle.

DP 2012-03-28

ORPHEE ET EURYDUCE

Lincoln Center de New York

20 juillet : Marie-Agnès Gillot (Eurydice), Stéphane Bullion (Orphée) et Muriel Zusperreguy (Amour).

21 juillet : Alice Renavand (Eurydice), Nicolas Paul (Orphée) et Charlotte Ranson (Amour).

22 juillet : Marie-Agnès Gillot (Eurydice), Stéphane Bullion (Orphée) et Muriel Zusperreguy (Amour).

La tournée se finira donc par le ballet de Pina Bausch (dont les œuvres ne doivent pas souvent être données aux USA), avec les deux trios qui avait fait merveille cet hiver.

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Allez, rêvons un peu : su vous pouviez aller aux Etats-Unis cet été, vers quelle distribution vous dirigeriez-vous ?

lundi 5 septembre 2011

Saison 2011-2012 : que voir à l'Opéra de Paris ?

C'est l'adage imparable. Qui dit "rentrée" dit "article sur ce qu'il ne faut pas rater cette année". J'ai déjà indiqué le programme du Ballet de l'Opéra de Paris il y a quelques mois. Penchons-nous maintenant plus en détail sur ce que nous réserve la compagnie parisienne.


Le Ballet de l'Opéra de Paris à Garnier ou Bastille

Soirée Lifar/Ratmansky, du 21 septembre au 6 octobre 2011
Deux ballets : Phèdre de Lifar et Psyché de Ratmansky (création)

Ce qu'en dit Dieu Brigitte Lefèvre : L’enjeu d’une création, c’est d’aller vers des choses les plus marquées, tant sur le plan de l’architecture que de la musique. Mais aussi, non pas de retourner en arrière, mais de pouvoir continuer à avancer sur une espèce de parfum de merveilleux, de conte, et de continuer à transmettre les ouvres. Voici deux chorégraphes russes, que je n’ai pas associé forcément pas hasard. Lifar a été le directeur de la danse pendant longtemps, il a signé de nombreux ballets, et je trouvais important de pouvoir faire revivre Phèdre. C’est une tragédie chorégraphique de Cocteau, passionné par la danse. Pouvoir continuer à transmettre des œuvres, non pas avec des écrits, des partitions, mais avec des personnes... Grâce à Claude Bessy (on lui doit beaucoup, elle a aussi dansé Phèdre), aussi par la vidéo, on va pouvoir faire renaître ce ballet créé en 1949. C’est un ballet qui dure 45 minutes. 

Je voulais aussi présenter une création. J’ai pu convaincre Ratmansky. Ça fait longtemps que je souhaitais qu’il chorégraphie pour nous.

Ce que j'en dis : Je suis beaucoup plus en attente de Phèdre que de Psyché. J'aime beaucoup Lifar, même si je ne connais que quelques unes de ses œuvres. Les pré-distributions sont aussi prometteuses, avec Marie-Agnès Gillot et Agnès Letestu qui devraient se partager le rôle-titre. Pour l'instant, je reste assez froide face aux ballets de Ratmansky. Psyché sera apparemment un ballet très nature, entre des hommes-animaux et des femmes-fleur, avec des costumes particulièrement véridiques paraît-il. Les deux premières soirées seront précédées du Défilé, un spectacle en soi. 

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La Source de Jean-Guillaume Bart, du 22 octobre au 12 novembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : On remonte le temps, c’est un ballet dont l’argument a été créé en 1866. C’est une oeuvre de l'un de nos danseurs étoiles, Jean-Guillaume Bart, qui est maintenant un grand pédagogue de la compagnie, qui est passionné par toute l’histoire de la danse, et surtout par ce qui lui permet d’exister toujours avec ce langage classique. Il est venu avec ce projet. Il m’a dit qu’il ne restait rien de la chorégraphie. Donc on va vraiment être dans la création. On continue à avancer, c’est vraiment cette dimension. La chorégraphie sera donc absolument nouvelle. Il m’a lu le livret, c’est un argument très compliqué, on ne sait pas qui a trahit qui, qui va vivre avec. C’était quand même passionnant. L’imaginaire l’emporte sur la compréhension de l'œuvre. Comme c’est un ballet d’aujourd’hui, assez orientaliste, il me paraissait indispensable que ce soit Christian Lacroix qui fasse les costumes. 

Ce que j'en dis : La Source est le ballet que j'attends avec la plus d'impatience. Les créations classiques restent rares, je crois que la dernière est Paquita. J'aime également l'idée d'aller piocher dans le répertoire, dans l'histoire de l'Opéra. Jean-Guillaume Bart, que j'ai assez peu vu danser, est reconnu pour ce type d'exercice, j'aime beaucoup son discours. Les distributions sont en plus intéressante, laissant la part belle aux jeunes pousses. Je suis vraiment curieuse de découvrir ce ballet.


Cendrillon de Rudolf Noureev, du 25 novembre au 31 décembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est un très beau ballet de Rudolf Noureev (ndlr : très inspirée sur ce coup !)

Ce que j'en dis : Bon, pourquoi pas ? Cendrillon n'est pas le ballet le plus réussi de Noureev, mais il garde un certain charme. Pour les Fêtes, pour un public familial, cela peut donner une bonne soirée. Tout dépend encore une fois des distributions, j'aimerais bien que, là encore, la jeune garde soit mise en avant.


Onéguinede John Cranko, du 9 au 31 décembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Il a été chorégraphié dans la deuxième partie du XXe siècle. Il fait partie de ces ballets classique à histoire, qui permettent aux danseurs qui ont une technique absolument formidable de pouvoir aller au-delà de la technique, de pouvoir vibrer, d’interpréter, de faire pleurer. De pouvoir émouvoir, tout simplement.

Ce que j'en dis : J'avoue que c'est une belle description. J'ai beaucoup aimé ce ballet lorsque je l'ai découvert il y a deux ans, mais je n'avais pu le voir qu'une seule fois. Tout est très bien construit, avec des personnages forts, des beaux ensembles de corps de ballets, une belle musique... C'est un ballet qui tient naturellement la route. Il faut ensuite des rôles principaux qui savent transcender cette histoire, et des castings équilibrés, ce qui avait manqué à la dernière série de Roméo et Juliette.

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Napoli par le Ballet Royal du Danemark, du 6 au 10 janvier 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est une compagnie un peu sœur de la notre, qui s'est appuyée sur un grand pédagogue et chorégraphe, Bournonville. La troupe viendra avec son ballet emblématique, Napoli. 

Ce que j'en dis : Bon, je sais que ça râle un peu chez les habitué-es, à coup de "Encore Napoli !". Pour ma part de jeune débutante, qui n'a jamais vu cette troupe et cette œuvre, je suis très impatiente de cette soirée.


Orphée et Euridice de Pina Bausch, du 4 au 16 février 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Ce ballet nous a permis de travailler à nouveau avec Pina Bausch. C’est quelque chose d’unique. C’est un très bel ensemble musical qui viendra.

Ce que j'en dis : Circonspecte. Les échos que j'ai pu avoir de ce ballet sont assez mitigés. Les formidables prix ne vont pas aider non plus.


La Bayadère
de Rudolf Noureev, du 7 mars au 15 avril 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est un ballet absolument magnifique, le ballet testamentaire de Nourev, le dernier qu’il a confié à l’Opéra de Paris. C'est absolument somptueux. "Je serais vivant tant que l’on dansera mes ballets", disait-il.

Ce que j'en dis : A ne pas rater ! La Bayadère, c'est vrai que c'est un peu le ballet classique dans toute sa splendeur, avec son drame, ses jalousies, son acte de fête et son acte blanc. J'avais été assez frustrée lors de la dernière reprise, je n'avais vu qu'une distribution qui n'était pas forcément transcendante (Letestu/Martinez). Je compte bien me rattraper cette année. Et on peut rêver quant aux distributions (Princesse Myriam en Nikiya... Laissez-moi à mes illusions).

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Soirée Jerome Robbins/Mats Ek, du 13 au 31 mars 2012
Deux ballets : Dances at a gathering de Jerome Robbins et Appartement de Mats Ek

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Robbins, c’est un metteur en scène de l’émotion, avec une relation musicale très forte. Puis Appartement. On est vraiment dans le théâtre de expressionnisme, très marqué. Mats Ek a un regard très acéré sur des situations qui peuvent paraitre quotidiennes, et il les transforme par la danse, par le théâtre.

Ce que j'en dis : Je passe en général de bons moments avec les soirées mixtes. Je ne connais aucun des ballets, je parts donc dans de bonnes dispositions.


L'Histoire de Manonde Kenneth MacMillan, du 21 avril au 13 mai 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Comme Onéguine, ça s’appuie aussi sur cette théâtralité, cette expressivité, qui n’empêche pas la virtuosité et le dépassement de soi (ndlr : c'était la quatrième fois qu'elle présentait la saison en trois jours, on sent comme une certaine lassitude).

Ce que j'en dis : Le ballet que j'attends avec le plus d'impatience, après La Source. Je ne connais cette œuvre que par des extraits Youtube, et j'ai vraiment hâte de découvrir le tout en vrai, c'est typiquement le genre de chose qui me plaît. Cette série devrait être marquée par les adieux à la scène de Clairemarie Osta. Et gros fantasme de balletomane, chaucun-e espère que Sylvie Guillem aura les pointes qui la chatouillent, même si absolument rien ne vient encourager ce souhait.


Roméo et Juliettede Sasha Waltz, du 7 au 20 mai 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C’est une espèce d’oratorio. Ça ne peut pas être un opéra en tant que tel. C’était important que la danse conduise le bal. C’est là que j’ai demandé à Sasha Wlatz de s’occuper de la mise en scène et de la chorégraphie. Cette œuvre est maintenant demandée à Milan, Berlin… tous les grands théâtres. Ça veut dire qu’on ne s’était pas trompé ce jour-là. Où alors c’est eux qui se trompent en la programmant à leur tour. C’est vraiment rassembler toute la maison : les chœurs, l’orchestre, les chanteurs, les étoiles, le ballet.

Ce que j'en dis : Sur le principe, le concept est plutôt intéressant. Je ne connais pas ce ballet, si ce n'est par des extraits dans le film de Frederick Wiseman. Les avis généraux ne donnent pas forcément envie de se ruer sur les places. A voir, à voir...


Kabukide Maurice Béjart par le Tokyo Ballet, du 18 au 22 mai 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est une certaine émotion de présenter cette compagnie. On pense beaucoup à eux, c’est une compagnie formidable. On va souvent au Japon, il y a beaucoup d’échange artistique. Cela nous permettra aussi que Maurice Béjart soit toujours avec nous. 

Ce que j'en dis : Très, très circonspecte. Pas sur la compagnie, mais sur le ballet choisi. En 2008, j'avais une soirée mixte Béjart, avec une oeuvre Kabuki II, ou un truc comme ça. Et c'était vraiment...long... Il faut dire que tout le monde attendait Le Boléro avec Sylvie Guillem qui venait juste après, mais tout de même. Je crois que je me contenterais de la générale.


La fille mal gardéede Frederick Ashton, du 18 juin au 15 juillet 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : La fille mal gardée. C’est un ballet moderne d’une certaine manière, et ça a été imaginé en 1789. Il s’est passé des petites choses à ce moment-là. Ça a été le premier ballet qui ne mettait pas en lumière des dieux, des déesses, des rois, des reines. Là, au contraire, c’est une fable très amusante, très légère. C’est peut-être en ça que c’est un ballet révolutionnaire. Comme souvent dans la danse, on rit, et c’est extrêmement dur techniquement. Et ça, ça compte  je crois, cette apparente désinvolture avec ce savoir qui est très marqué.

Ce que j'en dis : Très bien, excellente proposition ! La fille mal gardée est un petit régal, sans prétention mais très drôle. Un spectacle idéal pour les enfants, ou pour faire découvrir la danse à quelqu'un (testé et approuvé par le Geek). Le ballet est donné pendant une tournée, on devrait donc voir de jeunes rarement mis en avant, pendant que les étoiles sont aux US. Le duo russe star Natalia Ossipova et Ivan Vassiliev devrait également être invité. Une légèreté très appréciée en fin de saison, je vous le recommande. 

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L'Ecole de Danse

Les Démonstrations, du 4 au 18 décembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : La plupart des danseur-se-s viennent de l’école de danse. Il y a à peu près 150 jeunes. C'est une manière pour le public de pouvoir voir comment ça se construit, comment on fait un danseur, comme il rentre dans les classes. Et puis au fur et à mesure, on voit l’évolution, comment il grandissent.

Ce que j'en dis : Moi, j'aime bien les Démonstrations. Beaucoup pour les professeurs, je ne me lasse pas des leçons de certain-e-s. C'est aussi un bon moyen de découvrir les élèves de première division.


Spectacle de l'Ecole, du 7 au 13 avril 2011

Trois ballets : Variations de Violette Verdy, Le bal des cadets de David Lichine, Symphonie en trois mouvements de Nils Christe.

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Ce sont trois œuvres très différentes, toutes très marquées pour faire à la fois progresser les élèves et montrer leur talent. Variations est un ballet composé sur des variation de Brahms. Le Bal des cadets, c'est absolument charmant, ça évoque l’intérieur d’une institution très chic et très tenue lors d'une soirée de gala.

Ce que j'en dis : Les spectacles de l'Ecole, ce sont toujours des bons moments où l'on en ressort rarement déçu. Le bal des cadets est un excellent choix, parfait pour des ados. Variations est plus austère, mais permet de mettre en valeur les qualités techniques et musicales des grands élèves. Je ne connais pas le dernier.



Le Ballet de l'Opéra de Paris en tournée

Tournée à Biarritz

Soirée Lifar/Petit/Béart (Suite en blanc, L'Arlésienne et Le Boléro), à la Gare du Midi de Biarritz le vendredi 28 octobre à 20h30, le samedi 29 octobre à 15 heures et 20h30.


Tournée à Singapour

Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot, du 20 au 22 janvier 2012 (4 représentations).


Tournée américaine

La Compagnie partira trois semaines aux Etats-Unis en juin et juillet 2012, pays dans lequel elle ne s'était pas rendue depuis des années. Elle passera par New York, Washington, et pour la première fois Chicago.

Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot

Du 26 au 28 juin au Harris Theater de Chicago.
Du 5 au 8 juillet au John Kennedy Center de Washington.
Du 13 au 19 juillet au David Koch Theater de New York.

Soirée Lifar/Petit/Béart 

Du 29 juin au 1er juillet au Harris Theater de Chicago.
Du 11 au 15 juillet au David Koch Theater de New York.

Orphée et Eurydice de Pina Bausch

Du 20 au 22 juillet au David Koch Theater de New York.


Les artistes du Ballet de l'Opéra de Paris en gala

De temps en temps, les danseurs et danseuses de l'Opéra de Paris se produisent en gala, en banlieue parisienne le plus souvent, mais aussi en province. Ce sont en général des groupes d'une dizaine de personnes, qui mélangent dans leur spectacle des extraits des grands ballets classiques, voir même des chorégraphies de leur cru. Pour le public, cela permet de les voir en soliste, alors qu'ils-elles font souvent partie du corps de ballet. 

De nouvelles dates sont régulièrement publiées par ici. Voici déjà celles annoncées.


Incidences chorégraphique, groupe mené par Bruno Bouché

Théâtre de Fontainebleau, le samedi 17 et dimanche 18 décembre 2011.

Friedrichshafen (Allemagne), une soirée autour des Ballets Russes, le samedi 19 et dimanche 20 mai 2012.


Karl Paquette et ses étoiles, groupe de jeunes danseur-se-s autour de l'étoile

Théâtre Louis Aragon à Tremblay-En-France, le samedi 15 octobre 2011 à 20h30.

Théâtre Espace Coluche à Plaisir, le vendredi 6 janvier 2012 à 21 heures.

Théâtre des Hauts-de-Seine à Puteaux, le dimanche 15 janvier 2012 à 15 heures.

Salle Poirel de Nancy, le 29 janvier 2012 à 16 heures.

Le Pin galant à Mérignac, le dimanche 11 mars 2012 à 14h30. 


Les solistes de l'Opéra de Paris (sans plus de précision)

Théâtre Roger Barat de Herblay, le dimanche 16 octobre à 16 heures.

Théâtre Charles-Dullin à Le Grand-Quevilly, le dimanche 6 novembre 2011 à 15 heures.

L'Atrium de Chaville, le dimanche 12 février 2012 à 16 heures.


Carte blanche à Agnès Letestu, en collaboration avec le groupe 3e étage de Samuel Murez

Opéra-Théâtre de Massy, le dimanche 16 octobre 2011 à 16 heures.


Stars et tutus, groupe mené par Alexandra Cardinale, mélangeant solistes de l'Opéra de Paris, du Ballet de Marseille et de la troupe Julien Lestel.

Casino-Théâtre Barrière de Toulouse, le dimanche 3 juin 2012 à 15 heures.


Corbeau, de Myriam Gourfink, avec la quadrille Gwenaëlle Vauthier

Studio du CDC à Toulouse, du mardi 29 au mercredi 30 novembre 2011, à 19 heures.


Et vous, qu'est-ce qui vous tente cette année ? Que pensez-vous aller voir et laisser de côté ?  

dimanche 31 janvier 2010

2009, l'année de la teuf

Quel beau titre en rime, n'est-il pas ?

Comme je le disais un peu plus tôt, janvier, c'est le mois des bilans. Pour moi, l'année 2009 aurait pu être particulièrement morne s'il n'y avait eu ce revirement de dernière minute en novembre.

Culture, personnalité, buzz... Voici, comme j'aime bien dire, mon petit bilan personnel de l'année, en toute subjectivité bien sûr.

Culture confiture
- L'adieu de l'année : Michael Jackson. Parce que oui, je sais, c'était un peu l'overdose. Mais tout de même, ça nous a tous fait un truc en apprenant son décès. Et on n'a jamais autant dansé dessus qu'en 2009.

- La déception de l'année : La Nouvelle Star. Un jury qui s'ennuie, des candidat(e)s terriblement décevants, une présentatrice invisible, une programmation affligeante de banalité... Mais où est passée l'émission qui a révélé Amel Bent, Christophe Willem et Julien Doré ? La saison de la dernière chance commence fin févier, on y croit !

- La série de l'année : How I Meet Your Mother. Grosse révélation de cette fin d'année. Je m'y suis mise en décembre, je me suis avalée une saison en une semaine. Je n'ai rien vu d'aussi rafraîchissant et drôle depuis bien longtemps. Gros coup de cœur pour le générique, qui me fait penser à mes propres soirées. Et c'est bien pour ça que j'aime cette série.


- L'album de l'année : L'Embellie de Calogero. Et je ne dis pas ça uniquement parce que Jean-Jacques Goldman lui a écrit un titre. Ce disque m'a surprise, dans le mon sens du terme. De jolis textes avec une vraie progression dans les mélodies, que l'on s'approprie doucement mais sûrement.

- La chanson de l'année : Ca m'énerve de Helmut Fritz. Même moi je la connais pas cœur, alors que ça fait longtemps que je n'écoute plus NRJ. Je suis passée de l'autre côté des 25 ans depuis bien longtemps. Les Enfoirés l'ont reprise cette année, c'est une preuve qui ne ment pas.

- Le concert de l'année : Vincent Delerm. Oui, j'en vois déjà qui rigolent. Il faut savoir que, derrière l'image de déprimé bobo parfois rendue par les médias, Vincent Delerm est un excellent auteur, et surtout quelqu'un de très drôle sur scène. Son spectacle oscille d'ailleurs entre chansons et one-man-show, avec pleins de jolies trouvailles très poétiques et originales. Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps de faire une seconde date.

- Le spectacle de l'année : Giselle au Palais Garnier. Un des chefs-d’œuvre de la danse. L'amour, la jalousie, la folie, la mort, le pardon condensés en deux heures. Je ne m'en lasse pas. Et contrairement à certains qui ont fait la fine bouche, j'ai beaucoup aimé le couple Le Riche/Dupont.     

- Le beau gosse de l'année : Kevin McKidd. Alias Dr Hunt de Grey's Anatomy, alias le nouveau pur canon des séries TV. Un personnage brut de décoffrage doublé d'un peu de romantisme, voilà le bon mélange. 


- Le film de l'année : The Reader. Même si Kate Winslet a reçu un Oscar pour ce rôle, j'ai l'impression qu'il est passé un peu inaperçu en France. Avec le recul, c'est pourtant définitivement le film qui m'a le plus touché cette année. Une histoire forte sans être gnangnan, qui pose de bonnes questions sans prendre position. Et quelle interprétation !

- Le pari de l'année : bon, Johnny, c'est quand qu'il nous lâche ? Ohh, que c'est de mauvais goût, mais je vous promets, c'est du vécu.


Buzz/Nos amis les pipoles
- La vidéo de l'année : Susan Boyle. Je me base sur les chiffres les enfants, la célibataire d'Ecosse a clairement explosé toutes les stats de Youtube. C'est elle qui me fait dire que si la Nouvelle Star veut garder un tout petit peu d'estime dans mon esprit, elle doit arrêter de mettre une limite d'âge dans son casting. Uniquement dans ce sens là bien sûr, dehors les jeunes filles en fleur mineures. 

- La personnalité adoré de l'année : Barack Obama. Enfin, du moins par les Français. Lui aussi à l'air de souffrir des sondages at home.

- Le truc dont tout le monde parle sans vraiment bien savoir ce que c'est : Twitter. Un des mots les plus entendus en cette fin d'année. Moi-même je l'ai beaucoup employé sans y avoir jamais mis les pieds. Un site un peu mystérieux, différent de Facebook même si on n'arrive pas bien à expliquer pourquoi. Les Français(e)s sont suspicieux(ses) vis-à-vis de Twitter, lorsqu'il(elle)s se sont plongé(e)s tête baissés sur Facebook. Tout ça bien sûr, c'était en 2009. En 2010, Twitter se fera avec moi, comme vous pouvez le voir en haut à gauche.
- Le groupe Facebook de l'année : "Jeanne d'Arc, elle a frit, elle a tout compris". ça m'a fait rire pendant au moins trois semaines. Il m'en faut peu, je sais. L'essence même du groupe Facebook : aucune utilité mais un nom rigolo avec fortes références.

- La fille qui fait la une des magazines sans que je sache vraiment pourquoi de l'année : Alexa Chung. Si quelqu'un veut d'ailleurs m'éclairer sur la question, je suis preneuse.

- La star ressuscitée de l'année : Lily Allen. En 2008, c'était la loose, drogue, alcool et look pourri. En 2009, elle sort un album rempli de tubes et devient égérie de Chanel. Je m'incline.

- Le buzz pénible de l'année : Twilight. Peut-être parce que j'ai bossé pour un site pipole pendant quelques temps, mais les cheveux de Robert et les états d'âme de Kristen, franchement, je n'en peux plus (même si je suis plongée dans le tome 2).

- Le débat de l'année : la main de Thierry Henry. Volontaire, pas volontaire, sauveur de la France, tricheur lâche ? Avec vidéos et ralentis sous tous les angles pour preuves. Rarement vu les gens s'enflammer autant pour un truc qui ne va tout de même pas changer la face du monde.


- L'acharnement Facebook de l'année : Jean Sarkozy. Entre les groupes "Je suis plus diplômé(e) que Jean Sarkozy", et "Louis Sarkozy 2012", les internautes s'en sont donnés à cœur joie. En même temps, il y en a qui tendent tout de même le bâton pour se faire battre.

- Le buzzeur de l'année : Yann Barthès. Jacques Chirac coureur de jupons chopé par Bernadette, c'est lui. Le vent du fan de Snoop Doggy dog, c'est encore lui, les jeunes filles en fleur fan de Zac Efron, toujours lui... Pas un buzz ne s'est fait sans lui. Mieux, passer au Petit Journal est devenu encore plus glorieux que de passer au Zapping.

- Le truc mode immettable de l'année. La combi-pantalon. Malgré les nombreux articles de Elle nous disant que, si, si, c'est parfaitement mettable, suffit juste de l'accessoiriser. Mais bien sûr, si on s'appelle Kate Moss uniquement.

- Le sommet hyper attendu et puis finalement... ben... non rien de l'année : Copenhague. Tout est en l'énoncé.

- L'overdose pipole de l'année : j'hésite fortement entre Suri Cruse et les Brandjelina. Un partout la balle au centre ?

- L'objet de l'année : l'iPhone. Oui, je sais, il date d'un peu plus longtemps. Mais il est rentré dans mon sac en 2009. Et plus ça passe, plus je me demande comment je faisais avant, quand je n'avais pas accès Internet en permanence dans la poche. Je trouve même limite scandaleux de ne pas avoir la 3G dans le RER A. Droguée de l'information je suis et je le resterai.

Et vous, que retenez-vous de l'année ?

mardi 29 septembre 2009

Giselle à l'ODP : Convergences ou aperçu des répétitions

Il y a une chose qui existe à l'Opéra de Paris et qui est assez sympathique : avant une série de représentations, il y a souvent une espèce de petite répétition en public d'une heure, à l'amphithéâtre bastille.

Je n'y étais jamais allée jusqu'à présent, parce que je n'étais jamais arrivée à choper une place sur le net, et je croyais tout naïvement que pas de place, pas d'entrée. En fait, les sans-billet peuvent venir, comme il reste toujours des places.

Samedi 19 septembre, je me rends donc à cet après-midi Convergences spécial Giselle.

Déjà, première impression qui n'a aucun rapport avec le ballet : que de souvenirs de revenir dans cet amphithéâtre Bastille. Il y a 10 ans (10 ans !), j'y avais passé pas mal de mes après-midis, la moitié de mes vacances et trois semaines de représentations. A la cantine, on avait mangé à côté de José van Dam, et un soir à la sortie, on avait croisé Marie-Claude Pietragalla. On avait même répété dans un des studios de danse. Bref, rien à voir, mais ça me fait plaisir d'évoquer ces souvenirs.

Mais revenons à Giselle. Pendant 1 heure, nous avons donc eu droit à une sorte de répétition public. Je dis "Sorte de répétition", parce qu'il semblait évident qu'ils ont déjà bien travaillé les deux extraits présentés, et qu'ils en sont aux fignolages. En maître de ballet, Laurent Hilaire. En jeunes danseur(se)s sur scène dans trois semaines dans les rôles principaux, Mathias Heymann et Dorothée Gilbert.


Tout commence d'abord avec un extrait du premier acte. Plus que de la technique, il s'agit surtout d'un passage de pantomime. J'ai trouvé ça vraiment très intéressant. Sur scène, ça n'a l'air de rien, mais on se rend vraiment compte du travail de précision que cela demande. Chaque geste et l'intention qu'il a ne sont pas fait au hasard. Un bras à telle hauteur, un placement, une diagonale, un dégagé fait de telle façon, tout a son importance, mais les plus infimes détails. Ainsi, Laurent Hilaire coupait par moment ses danseurs pour un tout petit truc qui, à nous spectateurs, nous semblait sans importante, mais qui l'était pour raconter l'histoire. C'était de la grande précision.
J'ai surtout été frappée par le travail musical de la pantomime. Chaque geste se pose véritablement sur une note musicale, un accent, un phrasé. S'exprimer sur de la musique prend ici tout son sens. On se rend compte aussi du soucis de perfection qui anime ces danseur(se)s.

La deuxième partie était réservée à une scène du deuxième acte. Si le passage était plus technique, la répétition était tout de même encore beaucoup axée sur la pantomime. Dorothée Gilbert semblait être déjà complètement dans son rôle, et les deux paraissaient déjà très accordés, alors qu'il leur restait encore trois semaines de répétition. Sur scène, il n'y avait ni décors, ni Willis, ni fumée. Myrtha n'était pas là, et l'orchestre se limitait au piano. Et pourtant, lors de leur pas de deux, quelque chose s'est passée. Nous étions déjà dans l'histoire, dans le dilemme de ces personnages, dans la forêt des Willis. Malgré leurs tenues de répétitions, c'était bien Giselle et Albrecht que nous avions en face de nous. Comme quoi un beau moment de danse peut naître à partir de pas grand chose.

Pour finir, une petite vidéo de cet après-midi. La qualité n'est pas vraiment là, mais ça donne une petite idée.

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