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samedi 23 juillet 2011

Le Miami City Ballet aux Etés de la danse : épisode 5

Vendredi 22 juillet 2011. Le Miami City Ballet aux Etés de la danse, au Théâtre du Châtelet. Western Symphony de George Balanchine, In the Night de Jerome Robbins, In the Upper Room de Twyla Tharp.

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Episode 1, épisode 2, épisode 3, épisode 4.... Et cinquième et dernier épisode vendredi soir. Cette dernière soirée fut un vrai petit régal, à l'image des trois semaines joyeuses qui se sont écoulées au Châtelet. Quel sympathique compagnie décidément. Quelques heures plus tôt, j'avais assisté au cours public. Compte-rendu à venir un peu plus tard, en même temps qu'un petit bilan sur cette longue et appréciable série. En attendant, place à la dernière soirée.

Western Symphony est comme tous les Balanchine : il faut se laisser quelques minutes pour habituer son oeil à cette nouvelle esthétique, puis se laisser porter par la danse ensuite. Voilà l'image de l'Amérique de l'Ouest telle que se le représentait le chorégraphe : des cow-boys bondissants et des filles de saloon qui n'ont pas froid aux yeux. Les tutus sont courts et criards, le corps de ballet pas vraiment élégant, mais on n'est pas là pour ça. Encore une fois, cette façon totale d'assumer ce côté un peu kitch et d'y aller à fond les ballons gagnent l'assistance. Ne boudons pas notre plaisir, surtout face à Katia Carranza, la deuxième soliste mutine et espiègle comme il faut. Le dernier mouvement, où ça tourne et tourbillonne de tous les côtés, finit de convaincre les plus récalcitrants et le rideau se baisse sur des applaudissements enthousiastes. Un néophyte à côté de moi me lance : "En fait, la différence avec l'Opéra de Paris, c'est que ces derniers auraient trop d'amour-propre pour se déguiser en cow-boy". Ya de l'idée, y a de l'idée.  

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In The Night fut également un merveilleux moments. Les trois couples étaient tous très gracieux et extrêmement musicaux. Malgré le nom de Robbins, ce ballet est assez classique, et demande beaucoup de lyrisme et d'écoute. Pari réussi, y compris pour le deuxième couple qui souffrait de mon souvenir enchanté avec Reine Agnès. Le troisième partenariat fut tout particulièrement enthousiasmant. C'est celui de la passion, du tout-ou-rien, des cris du coeur et du romantisme exacerbé. C'est ce qui me gêne toujours un peu, car il faut en faire des tonnes. Mais en rajouter sans crainte, c'est un peu la spécialité du Miami City Ballet, et Patricia Delgado et Yann Trividic furent à la fois très convaincants et élégants. 

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Que dire de plus sur In the Upper Room ? Ce ballet est un mystère. La musique est archi-basique niveau harmonique, la chorégraphie ne va pas chercher plus loin que le bout de son nez... Mais WTF quel effet ! A voir une fois, c'est une expérience de spectateur-rice-s qu'il faut avoir vécu. Hallucinant, vraiment. Et puis quelle générosité de la part des danseur-se-s, Jeanette Delgado (décidément mon coup de coeur de cette compagnie) était littéralement possédée sur scène. Le public a réagi comme la dernière fois : ovation debout dès le rideau baissé, nombreux appel bruyants et des "Bravos" qui fusent de tous les côtés. Belle compagnies, beaux programmes... beau mois de juillet, merci à eux ! 

jeudi 15 juillet 2010

La vidéo-danse du jeudi (28)

Voila bien longtemps que je n'avais alimenté cette rubrique. La faute à la Nouvelle Star, qui s'est programmé le mercredi, et donc m'obligeais à faire mon compte-rendu du prime le jeudi. Mauvaise excuse, je sais, je ne l'ai jamais écrit dans les temps.

Bref, je crois qu'il est vraiment temps de m'y remettre.

Pour commencer cette reprise, je vous propose l'un de mes coups de coeur de la saison : le 2ème pas de deux de In the Night, ballet de Jerome Robbins. Dansé ici par la si merveilleuse Agnès Letestu et le nouveau nommé étoile Stéphane Bullion

In the Night est composé de trois pas de deux, représentant trois étapes dans la vie amoureuse d'un couple. Le 2ème est le mondain. Ils se sont sûrement aimés, mais les conventions, avec les années, sont devenus les plus fortes. Peut-être s'ennuient-ils un peu semble, même s'ils apprécient ce jeu des conventions, en bon couple bourgeois en représentation. Au détour d'un accent musical, la passion ressurgit pourtant, fugacement. Et par dessus tout ça, et c'est ce qui fait la richesse du ballet, une infime pointe d'ironie. Comme si le couple, pas dupe de son jeu, se moquait doucement de lui-même.

Je ne suis pas forcément fan de Stéphane Bullion, mais Chopin lui va bien, et il accompagne comme il se doit Agnès Letestu. La grande dame Agnès Letestu, avec sa si fabuleuse élégance. Que j'aime cette danseuse.
Danseuse: Agnès Letestu
Danseur : Stéphane Bullion
Armand : Sté­phane Bul­lion
Cho­­­­­ré­­­­­gra­­­­­phie : Jerome Robbins
Musi­­­­­­que : Fré­dé­ric Cho­pin

lundi 10 mai 2010

L'Hommage à Jerome Robbins par le Ballet de l'Opéra de Paris, épisode 1 et 2

A l'annonce de cette soirée Hommage à Jerome Robbins l'année dernière, je n'étais pas vraiment enthousiasmée. D'abord, pourquoi reprendre exactement le même programme d'une saison sur l'autre, alors que le répertoire de Robbins est si vaste ? Ensuite, cette soirée m'avait laissée assez mitigée en 2008.

La raison était peut-être que je ne connaissais pas bien Robbins. A l'époque, je n'avais vu qu'un ballet de lui, Fancy Free, par l'American Ballet Theatre. Entre temps, je suis partie à New York, et je me suis un peu plus plongée dans les œuvres de ce chorégraphe, surtout dans ses comédies musicales.

Est-ce grâce à ce rattrapage ? En tout cas, j'ai bien mieux apprécié cette programmation en 2010, qui, si elle n'est pas toujours au summum de l'émotion, reste un moment de fraîcheur et d'humour très agréables sous les ors de Garnier. Assez en tout cas pour m'y faire aller trois fois.

Ces soirées se sont aussi ponctuées de rencontres IRL comme on dit. Comment reconnaître une blogueuse que vous lisez régulièrement ? Vous ne connaissez ni son prénom, ni à quoi elle ressemble. Par contre, vous êtes au courant de précieuses informations que ses amies ignorent peut-être, comme le nom de son Etoile préféré(e) ou ce qu'elle a pensé d'Aurélie Dupont dans l'Eveil. Mimy a ainsi été démasquée (ou plutôt moi si je me remémore la conversation).

Place en tout cas au résumé des deux premiers épisodes, la soirée du 23 avril et du 27 avril.

En Sol
Même distribution lors des deux soirée : Marie-Agnès Gillot et Karl Paquette


1er épisode. Dès les premières notes, je suis entrée dans ce jeux des baigneurs, cette nonchalance, ces quelques flirts et cette envie de s'amuser. Les pas, l'énergie, ce léger décalage, tout me rappelle décidément les comédies musicales de Jerome Robbins. Même la musique de Ravel semble sonner comme celles des compositeurs américains (quoique historiquement, écrire l'inverse serait plus approprié). Après tout un passage de corps de ballet en tenue de baigneurs, Marie-Agnès Gillot entre sur scène. Malgré un léger choc esthétique (on ne peut pas vraiment dire que ce genre de tunique lui aille bien), je rentre dans son jeu. Mutine, elle s'amuse avec les baigneurs, joue la complicité avec les danseurs. Le vent du bord de mer et sa légèreté semblent souffler sur la salle, apportant une odeur de vacances. Karl Paquette a par contre un peu plus de mal à rentrer dans cette ambiance estival. Sérieux, il semble danser seul, à l'écart du groupe quand tout semble le pousser à se joindre à l'amusement général.

(Petit aparté : je me concentre à chaque fois qu'il entre en scène. J'entends tellement d'éloges sur lui que je me dis que je dois passer à coté de quelque chose. Et pourtant rien n'y fait, je n'accroche pas à ce danseur).

Si ces deux solistes semblent visuellement bien assortis, leur pas de deux souffre d'un manque de complicité. Rien ne se passe entre eux, erreur fatale face au dépouillement de ce passage, qui ne supporte aucune baisse de tension. Je m'y suis ennuyée, dommage.


2ème épisode. J'apprécie de plus en plus ce ballet, m'amuse à observer les pas et déhanchés de plus près, à comprendre ce style un peu plus en profondeur. Du côté des solistes, même topo. Le hasard des places m'a permis d'être beaucoup plus proche de la scène. Je me rends alors compte que si ce couple ne marche pas, ce n'est pas qu'ils n'ont rien à ce dire, c'est qu'ils ne fonctionne pas physiquement. Karl Paquette semble souffrir à chacun des portées, et son attitude distante ressemble plutôt due au stress face aux épreuves de force qui l'attendent. Gillot n'est pas faite pour ses bras. Si cette dernière arrive à en faire abstraction (elle a aussi le rôle le plus facile), le stress et l'effort visible de son partenaire à chaque portée en deviennent pénibles pour le spectateurs. Leur pas de deux continue de m'ennuyer, et ne me donne pas vraiment envie de me battre pour les voir dans La Bayadère.


Triade


1er épisode. Je me souvenais surtout des filles dans l'oeuvre de Millepied en 2008. Là, les garçons ont crevé l'écran (ou plutôt la scène). Audric Bezard est maître à bord, tout semble tourner autour de lui et de sa danse si féline. Marc Moreau semble être un peu plus à la traîne, sans que cela soit vraiment de sa faute. Stéphanie Romberg fait preuve d'une certaine autorité, mais après ? Muriel Zusperreguy semble être un peu plus effacée, n'arrivant pas à imprégner son personnages de véritables caractéristiques. Deux hommes, deux femmes, de multiples possibilités. ça  se croise, ça complote, se décroise. ça s'oppose, ça se jalouse, ça se combat un peu aussi. C'est intense par moment, ça se cherche parfois un sens. Mais ça interpelle.


2ème épisode. Même distribution. Est-ce le manque de surprise, un ballet qui ne supporte pas plusieurs visionnages, les danseurs un peu en dessous ? Il y a avait en tout cas un petit je-ne-sais-quoi indéfinissable, qui mettaitce Triade un tout petit cran au dessous du 1er épisode.


In The Night

ça soupire, ça s'envole : que c'est beau ce ballet ! Depuis la Dame aux Camélias, je redécouvre Chopin.


1er épisode. Clairemarie Osta joue le premier amour, et elle le fait bien. Il y a chez elle ce qu'il faut de lyrisme, et ce mélange d'emportement et de timide retenue des premiers émois. C'est une danseuse sans fard et fracas, mais que j'apprends à apprécier à sa juste valeur. Benjamin Pech restait un bon partenaire, même s'il m'a semblé plus en retrait au niveau de l'émotion. Mais place à la reine Agnès Letestu, qui survole ce ballet de sa présence. Elle danse avec Stéphane Bullion le couple lassé, qui reste un peu ensemble pour les conventions, mais qui garde parfois l'étincelle du premier amour sous les couches des années. Elle est là, impériale, sachant mélanger la prestance et la mélancolie avec une pointe de second degrés non malvenue. Chacun de ses pas est portés par quelque chose, chacun de ses regards est guidé par un sentiment. Et puis toujours chez elle cette élégance naturelle. Une grande dame de la danse s'il était besoins de le rappeler. L'équation du couple Letestu/Bullion+de beaux costumes romantiques+Chopin semble en tout cas toujours fonctionné.


Le troisième couple m'a laissé une fois de plus sur ma fin. Delphine Moussin et Nicolas Le Riche jouent la passion enflammée. Mais je n'y vois moi que du second degré mal dosé. Chacun en fait des caisses, sans que cela ne soit ni drôle ni touchant. Je passe à côté.

2ème épisode. Difficile pour les deux premiers couples de faire le poids face à la première distribution. Ludmila Pagliero et Jérémie Bélingard font de leur mieux. C'est beau, mais il manque peut-être un peu de légèreté dans l'interprétation. Emilie Cozette et Karl Paquette font un beau couple. Et puis c'est tout. En dehors de la raideur de ses bras, il y a quelque chose d'assez terrible chez Emilie Cozette. Je vous l'assure, je n'aime pas vraiment lui taper dessus, mais la conclusion était évidente. C'est une très belle danseuse, au premier sens du terme. Elle séduit aux premiers abords. Et après qu'y a-t-il ? Rien. La différence avec Agnès Letestu, dont chaque geste est inspiré, était flagrante. Cela m'avait déjà marqué lors de la retransmission TV de la soirée des Ballets Russes. Gros plans sur Emilie Cozette/la Nymphe et Le Riche/Le Faune. D'un côté, un beau regard. De l'autre, un regard habité. Et entre les deux, un fossé incommensurable...

Bref, retournons au troisième couple passionné, que, de toute façon, j'allais subjectivement adorer, et je pense que je n'étais pas la seule au vue de l'ovation qui a suivi leur prestation : Aurélie Dupont et Manuel Legris. Tout l'attrait de ce pas de deux m'est enfin apparu (révélation). Je saisis enfin la nuance, infime, entre les gestes outragés d'une passion sûrement dévastatrice, et ce minuscule second degré qui fait toute la richesse de ce ballet. Je suis emportée et applaudie à tout rompre.


The Concert
1er épisode. Un concert classique et ses spectateurs : deux copines, un couple, un garçon timide... Quel plaisir de retrouver ce petit bijou d'autodérision ! J'y ai autant ri qu'en 2008. Dorothée Gilbert tenait le rôle de la ballerine, truculente, savoureuse, sans aucune peur du ridicule. Si je n'avais vu qu'elle la saison dernière, j'ai pris plaisir à m'arrêter cette fois-ci sur chacun des personnages. Quel plaisir (re) de voir ces artistes (danseurs et pianiste) se moquer des travers de la danse classique. La partie la plus savoureuse reste peut-être celle du corps de ballet, où six danseuses chipies se mélangent allégrement les pinceaux. On passe par une scène de chapeaux drôlissime à un moment plus poétique-mélancolique, entre badauds et parapluies. Tout part en un vaste n'importe quoi entre papillons et meurtres plus ou moins prémédités, et le ballet s'arrête juste avant de devenir casse-pied. Les spectateurs de Garnier éclatent de rire tout du long, et repartent le sourire aux lèvres. 


2ème épisode. Surprise passée, on rit beaucoup moins lors de la deuxième représentation. Mais je ne pourrais pas dire pour autant que j'y ai passé un mauvais moment. Là encore, je me suis amusée à m'attarder sur les rôles secondaires, pas si secondaires que ça d'ailleurs. Eve Grinsztajn (j'ai appris à prononcer son nom) est une ballerine plus élégante, un peu plus bourgeoise que l'attitude bon enfant de Dorothée Gilbert. Malgré l'enthousiasmes, le sens de l'autodérision et l'aisance naturelle d'Eve, j'ai toutefois préféré la prestation de Dorothée, absolument irrésistible.


© Photos : Sébastien Mathé / Opéra national de Paris

vendredi 27 mars 2009

Ce que nous réserve l'Opéra de Paris pour la saison 2009/2010

En tout cas pour les ballets !

La programmation 2009/2010 vient de paraître, même si les grandes lignes étaient connues depuis déjà quelques semaines.

Vais-je de nouveau faire chauffer mon Pass' Jeune ? Et bien, il y a des chances. Tout n'est pas parfait, certains choix me paraissent assez étranges, et pas forcément des plus intéressants. Mais dans l'ensemble, la saison de ballet 2009/2010 de l'Opéra de Paris est plutôt tentante, très tentante. Quelques grands classiques, de bonnes soirées pots-pourris, une grande création, une entrée au répertoire... De belles choses en perspectives.


- Giselle (Jean Coralli et Jules Perrot)
Ah ouiiiiiii ! J'ai beau avoir comparé Giselle à la gourdasse du village, ce ballet n'en reste pas moins l'un de mes préférés. De l'amour, du drame, des frissons... Tous les ingrédients d'une histoire capable de vous tirer quelques larmes, l'archétype du romantisme. Et puis Giselle, c'est une variation mythique, un acte blanc hypnotisant, et tout un tas de trucs un peu stéréotypes du ballet classique, mais que j'aime bien quand même. Je croise les doigts pour Aurélie Dupont et Mathieu Ganio dans les rôles principaux.


- Joyaux (George Balanchine)
Je l'avais vu il y a très longtemps, mais ce ballet m'avait laissé un très bon souvenir, tout comme les magnifiques costumes de Christian Lacroix. Cela demande des danseur(se)s et un corps de ballet à la pointe de la virtuosité, puisqu'il n'y a après tout que ça à défendre dans Joyaux. Mais je me rappelle m'être très facilement laisser prendre au jeu.


- Amoveo/Répliques/Genius (Benjamin Millepied/Nicolas Paul/Wayne McGregor)
Mouai, bof, cette soirée contemporaine me tente assez moyen. Si j'avais plutôt bien apprécié Millepied au début de cette saison, sans non plus en tomber à la renverse, McGregor ne m'emballe pas vraiment. A noter que le deuxième ballet est une création.


- Casse-Noisette (Rudolf Noureev)
Mouai, là aussi, pas de grand emballement de ma part. J'avais beaucoup aimé le voir il y a deux ans, mais quitte à voir un grand ballet, j'aurais préféré un qui n'est pas représenté depuis longtemps, comme La Belle au Bois Dormant ou Roméo et Juliette. Ou alors, quitte à reprendre Casse-Noisette pour les fêtes, pourquoi ne pas monter une autre version, plutôt que celle de Noureev ? A noter, je commence à faire une légère overdose de Noureev.


- Ballets Russes (Massine, Fokine, Nijinski)
Sûrement une des soirées qui me tentent le plus cette saison ! Que des ballets mythiques, que je n'ai pas encore vu si ce n'est par Youtube, et que j'ai hâte de découvrir en vrai (Le Tricorne, Le Spectre de la Rose, L'après-midi d'un Faune, Petrouchka). Idéal aussi pour voir les Etoiles masculines seuls en scène. Ça me donne vraiment bien envie.


- Béjart Ballet Lausanne
A priori, pourquoi pas. J'aime beaucoup Béjart, et quoi de mieux que de voir ses œuvres interprétés par sa propre compagnie ? Les ballets présentés sont assez peu connus, du moins par moi. Une soirée un peu élitiste si l'on peut dire, avec des ballets pas vraiment grand public, et sur de la musique contemporaine. Pas un grand emballement à première vue, pourquoi pas à deuxième vue.


- La Dame aux Camélias (John Neumeier)
Egoïstement, je suis plutôt contente. J'ai raté ce ballet durant ces dernières programmations, alors qu'il me faisait bien envie. J'espère ne pas rater le coche cette année. Je pense juste aux habitués qui doivent commencer à faire une légère overdose de Dame aux Camélias. Quatrième programmation en cinq/six ans, si je ne me trompe pas. Quand on pense à la richesse du répertoire de l'Opéra... Pourquoi toujours ressortir les même choses ?


- Siddharta (Preljocaj)
Une création, des choses neuves, yes ! J'ai découvert Preljocaj récemment avec son Parc, et j'ai hâte d'en voir plus. Selon l'Opéra, ça parlera du mythe fondateur de celui qui deviendra Bouddha. Selon un forum, il devrait y avoir de la guitare électrique. Mouarf, ça s'annonce bien tout ça, surprenant tout du moins, mais ça ne fait pas de mal.


- Hommage à Jerome Robbins
L'exacte répétition de la soirée du début de cette saison. Là encore, ça me laisse perplexe. Pourquoi ne pas présenter une autre œuvre de Robbins, histoire de varier un peu le répertoire ? Pourquoi faire toujours la même chose quand on peut faire différent...


- La Bayadère (Rudolf Noureev)
Ouiiiiiiiiii ! Ce ballet, je le connais presque par cœur grâce à Youtube. Mais je ne l'ai encore jamais vu en vrai ! Et j'ai vraiment hâté, les quelques extraits me font vraiment envie. Sûrement la soirée qui me tente le plus avec la soirée Ballets Russes et la création de Preljocaj.


- Kaguyahime (Jiří Kylián)
Une entrée au répertoire, ça ne fait jamais de mal ! Surtout que je connais très mal Kylián, je me plongerais donc dans son univers avec grand plaisir. Selon le topo, c'est une œuvre qui "entremêle musique traditionnelle japonaise et occidentale pour dévoiler un univers fantastique où s’expriment états d’âme et émotions". Tout un programme.


- La petit danseuse de Degas (Patrice Bart)
J'avais vu ce ballet lors de sa création il y a pas mal de temps. C'était un très joli ballet narratif... mais qui n'avait que le mot de "joli" comme qualitatif. Il ne m'avait pas vraiment laissé un souvenir impérissable. A voir...


Comme chaque année, il y aura bien sûr les Démonstrations de l'Ecole de Danse, ainsi que son spectacle (avec entre autres du Béjart et une entrée au répertoire).

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