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jeudi 16 avril 2009

La vidéo-danse du jeudi (12)

Aujourd'hui, place au ballet Le Parc, d'Angelin Preljocaj. Plus exactement à L'Abandon, le pas de deux amoureux qui presque clôt le ballet.



Cette version date de 1993 il me semble. J'ai pu voir Le Parc en mars dernier, j'y reviendrais plus en détails un jour peut-être.

Pour vous planter quand même un peu le décor, il s'agit d'un chassé-croisé entre un homme et une femme. La découverte, les jeux d'approche, la séduction, les premiers frôlements... Jusqu'à cet abandon final, où ils se retrouvent enfin seuls tous les deux. Un moment d'apothéose, qui pourtant est empreint d'une légère mélancolie de la part des deux protagonistes. Comme si le jeux du chat et de la souris auquel ils se sont livrés avant était finalement plus intéressant que leurs retrouvailles.

A 5m18, sûrement l'un des plus célèbres baisers de l'histoire de la Danse... Mais qui pour le coup, même si j'adore cette vidéo, était beaucoup plus prenant en live.


Danseur(se) : Isa­belle Gué­rin et Laurent Hilaire

Musi­­que : Wolfgang Amadeus Mozart (Adagio du Concerto pur piano n°23)
Cho­ré­gra­­phie : Angelin Preljocaj

jeudi 26 mars 2009

La vidéo-danse du jeudi (11)

Pour ce soir, voici un extrait de La Bayadère. Et plus exactement la mort de Nikiya, scène ô combien dramatique qui clôt le deuxième acte. Pour plus de précisions sur l'histoire de La Bayadère, voir par là.



Il y a bien sûr plein de choses évidentes qui me font aimer ce passage. La si sublime et désespérément amoureuse Nikiya, la musique qui porte si bien l'action, la chorégraphie qui mêle tragédie et virtuosité...

Et aussi, et surtout, le regard de Gamzatti. Au cours de ces sept minutes, c'est pourtant un personnage que l'on voit peu, et qui ne danse pas. Mais sa présence, son orgueil, sa jalousie pèsent tout au long de la scène, et semblent poignarder Nikiya à chaque seconde de sa danse, avant même qu'elle se fasse mordre par le serpent.

Com­pa­gnie : Bal­let Natio­nal de l’Opéra de Paris
Nikiya : Isabelle Guérin

Gamzatti : Elisabeth Platel
Solor : Laurent Hilaire
Musi­que : Léon Minkus
Chorégra­phie : Rudolf Noureev, d’après Marius Petipa