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samedi 1 août 2009

Ma playlist spécial bonne humeur

On a tous dans notre iPod, au fond de notre ordinateur ou de notre mémoire, quelques chansons spéciales bonne humeur. Ces chansons qui nous donne du peps, qui nous mettent le sourire aux lèvres et nous donnent envie de danser face à son miroir. Ces chanson qu'on adore entendre au réveil parce que rien que de les écouter en se réveillant nous assure une bonne journée. Ces chansons qu'on se garde pour les coups de blues, ou que l'on est tout conten(e) d'entendre par hasard dans la rue ou dans un magasin.

Ces chansons ne sont en général pas des grands monuments de la musique (quoique), mais quel importance, du moment qu'elles nous donne le sourire et envie de danser.

Ma playlist bonne humeur est plutôt changeante. En ce moment, elle se compose de titres pop-sucrés, de tubes de l'année dernière, d'une ou deux nouveautés et de quelques titres français (et bien sûr d'un JJG, comment je pourrais faire une playlist dans JJG, je vous le demande).

High School Musical - High School Musical 3. Le titre phare du troisième opus de High School Musical. A noter, je n'ai pas vu le film, mais cette chanson reste bien dans la tête. Une pop sucrée efficace où l'on imagine direct les chorégraphies énergiques dans un campus américain, entre Pom-pom girls et joueurs de basket. Le truc dont on rêvait quand on avait 12 ans 1/2. Simple, mais on ne peut plus efficace.

Bonne Idée - Jean-Jacques Goldman. Parce que ce petit riff de guitare me met immédiatement le sourire. Parce que cette chanson est un véritable bijou d'écriture. Parce que le clip est un condensé de bonne humeur. Parce que Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvé. Je me suis retenue, je n'ai mis qu'un seul JJG dans cette playlist. J'aurais pu rajouter sans problème On ira, et son On cherchera encooooooooooooooooore de la tournée 1998.

Fuck You - Lily Allen. C'est décidément tellement classe à écrire, j'adore. Voici une petite chanson de chipie, à la musique entêtante et très girly. Le truc qu'on a envie de chanter à tous les gros lourds qui ont ponctué nos vies, et plus généralement à tous nos problème pour s'en débarrasser définitivement.

Blame It On The Boogie - Jackson Five. Cette chanson, c'est perso, mais ça me rappelle à fond mes années étudiantes. Et rien de mieux que de se remémorer ces années si particulières pour reprendre le sourire. Et puis, Blame It On The Boogie, ça a dû être avec Thriller et Billie Jean le grand tube des bals du 14 juillet.

Les Voisines - Renan Luce. J'ai mis du temps à apprécier cette chanson, peut-être à cause de son matraquage radiophonique. Et puis je me suis laissée gagner par cette qualité d'écriture, ces paroles pleines d'humour et de spontanéité, et ce pont musical d'une rare efficacité.

Mamma Mia - ABBA. A vrai dire, ce n'est pas tellement par nostalgie de ce groupe suédois, mais plutôt parce que ça me fait immédiatement penser au film du même nom, avec Meryl Streep. Un parfum de vacances et de bonne humeur, le soleil de la Grèce, une comédie romantique et des chorégraphies au bord d'une mer transparente, il n'y a que ça de vrai pour retrouver le sourire.

Viva La Vida - Coldplay. Celle-là aussi, j'ai mis beaucoup de temps avant de l'apprécier. En fait, il a fallu une vidéo sur Facebook montrant un groupe de gamins américains chantant en chœur cette chanson, les yeux brillants et accompagnés à la guitare. C'était trop mignon.

Tourner ma page - Jenifer. Je ne sais pas trop pourquoi cette chanson me met de bonne humeur. Je ne suis pas particulièrement fan de Jenifer, cette chanson n'est rattachée à aucun souvenir en particulier. Mais, voila, ça fonctionne. Des paroles simples, une musique efficace, un rythme entraînant, le tout dans un esprit anti-prise de tête appréciable.  J'aime ce que cette chanson dégage, tout simplement.

Mercy - Duffy. Sérieusement, y a-t-il vraiment besoin d'expliquer pourquoi cette chanson me colle le sourire et me donne envie de danser toute seule dans mon salon ? Ce n'est pas le tube de l'année dernière pour rien. Qu'est-ce que ce titre est efficace ! Surtout avec la voix légèrement nasillarde et chipie de la chanteuse. Malgré son matraquage radio, je ne m'en suis toujours pas lassée. L'album de Duffy vaut d'ailleurs en entier le détour.

La Dame de Haute-Savoie - Francis Cabrel. Malgré des paroles pas si légères que ça, je craque systématiquement à chaque écoute de cette chanson. La mélodie et les instruments utilisés peuvent sembler bizarre pour du Cabrel, qui a plutôt fait des tubes avec des ballades. Mais dans tout son répertoire, je crois bien que c'est celle-là qui reste ma préférée.


Et enfin pour terminer, en bonus, la nouvelle chanson de Mika, l'artiste qui incarne à lui tout seul la bonne humeur et le plaisir de chanter. Web Are Golden ne déroge pas à la règle. Et ce clip, sans faire de mauvais jeux de mots, mais c'est de l'or en barre.


Et vous, c'est quoi vos chansons anti-déprime ?

samedi 25 juillet 2009

On voudrait savoir éviter la pluie

Jean-Jacques Goldman disait :

On voudrait savoir éviter
La pluie
Entre les gouttes se glisser
Deux, trois nuages et l'on
Court à l'abri
On n'aime pas trop se mouiller

Oui, j'aime bien parler de Jean-Jacques Goldman comme d'un grand philosophe.

Cette chanson, tirée de l'album Chanson pour les pieds (CPLP pour les intimes), elle ne m'a jamais dis grand chose. Jusqu'à il y a trois jours en fait.

Après-midi d'été, léger malaise. Est-ce le travail un peu redondant en ce moment, la solitude du pigiste, les amis qui sont tous en vacances, mais j'avais un peu le moral dans les chaussettes. Petite balade près du Luxembourg, un Elle, un macaron. Une mannequin anorexique se fait shooter rue Férou en robe de mariée. Je rentre doucement un peu de spleen à l'âme.

Comme souvent, je descends une station de train avant mon arrêt. Je rejoins mon chez-moi par une petite balade de 20 minutes dans une allée résidentielle. Que des grandes maisons ombragées, une odeur de jasmin et de muguet, une certaine tranquillité. Sauf que, ce jour-là, c'est pile au moment où j'atteignais cette allée que le déluge s'est décidé à tomber.

Moi, en jupe et nu-pieds, sans parapluie, dans une grande allée sans rien pour se protéger, à 20 minutes de chez moi, et avec des trombes de pluie me tombant sur le nez. Courir ne servirait qu'à se vautrer lamentablement dans un flaque d'eau. Je me suis donc résignée à marcher normalement sous cette pluie battante.


Et c'est à ce moment là que j'ai pensé à cette chanson de mon cher JJG. Parce que je me suis rendue compte que marcher sous cette pluie n'était pas si désagréable. La journée avait été très chaude, très lourde. Cette averse était délicieusement rafraîchissante. Et, impression bizarre, mais plus j'étais trempée jusqu'aux os, plus mes soucis disparaissaient. J’ai allumé on IPod en mode aléatoire, je suis tombée sur Fuck You de Lily Allen (c'est toujours très classe à écrire décidément), et s'en m'en rendre compte, je me suis mise à chantonner toute seule en marchant.  

Dans cette allée, je ne croise jamais personne. Mais je me suis demandée ce qu'avait bien pu penser l'un(e) des habitant(e)s de ces grandes maisons, si, au hasard d'un regard dans la rue, il(elle) était tombé(e)  sur cette jeune femme dégoulinante, qui ne paraissait se soucier ni de la pluie battante ni de sa jupe beige virant dangereusement au transparent, et chantonnant toute seule dans la rue.

La pluie est partie aussi vite qu'elle était arrivée, un peu avant que j'arrive chez moi. La chaleur était telle qu'en mettant la clé dans la serrure, j'étais complètement sèche. Et mon malaise du matin s'était définitivement envolé.

J'ai refais l'expérience du "Je marche sous une pluie diluvienne et j'aime ça" deux jours plus tard. Je rentrais d'un cours de danse classique au centre de danse de Marais. Un cours un peu dur, mais vraiment super. Encore une fois, le déluge s'est décidé à tomber au moment où je sortais pour prendre le métro. Et ce n'est pas mon petit parapluie H&M qui allait m'aider à lutter contre les éléments déchaînés. Mais après 1 h30 dans une salle surchauffée, ce n'était pas plus mal. 5 minutes de marche pour atteindre le métro, et je ressemblais à une serpillère, la même jupe beige et les mêmes les nu-pieds faisant "floc floc" à chaque pas. Deux filles m'ont regardé en souriant. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire avec elle.