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vendredi 13 janvier 2012

Un week-end de galas, épisode 3

Les compagnies sont un peu en vacances en ce début d’année. Ce qui ne veut pas dire que les danseurs-ses sont parti-e-s au bord de la mer. Entre ce week-end et le week-end prochain, cinq galas sont prévus un peu partout en France.

En tête, le Gala des Etoiles du XXIe siècle. Puis quatre autres spectacles par de jeunes solistes du Ballet de l’Opéra de Paris. L’occasion idéale pour découvrir de nouvelles têtes. 

Les Etoiles du XXIe siècle

Au Théâtre des Champs Elysées du 13 au 15 janvier, places de 15 à 89 euros.

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Ce spectacle fête déjà sa 14e édition. Le seul gala international récurrent à Paris manque un peu de "big stars", Lucia Lacarra et Cyril Pierre ont dû renoncer. Le programme n’en n’est pas moins alléchant, et les bonnes surprises pourraient être au rendez-vous. A commencer par Evan McKie, qui y fait une arrivée de toute dernière minute.


Le Corsaire (Marius Petipa/Léon Minkus et Riccard Drigo)
Dansé par Aleszja Popova et Máté Bakó, du Ballet de l’Opéra de Budapest.

Sagalobelipas Pas de deux (Yuri Possokhov/Musique traditionnelle de Géorgie)
Dansé par Lali Kandelaki et Vasil Akhmeteli, du Ballet de l’Opéra de Tbilissi.

Panta Rhei (Francisco Lorenzo/Thierry Robin)
Dansé par Yolanda Correa et Yoel Carreño, du Ballet de l’Opéra d’Oslo.
Je suis curieuse de découvrir ce couple cubain, dont j’entends parler avec beaucoup d’éloges.

Grand Pas Classique (Victor Gsovski/Daniel-François-Esprit Auber)
Dansé par Alys Shee de l'American Ballet Theatre II et Mikhail Kaniskin du Ballet de l'Opéra de Berlin.
Le grand classique des classiques des galas. Alys Shee a brillé dans tous les concours internationaux l’année dernière, je suis là aussi curieuse de la découvrir.

Fanfare LX (Douglas Lee/Michael Nyman)
Dansé par Elisa Carrillo Cabrera du Ballet de l’Opéra de Berlin et Evan McKie du Ballet de Stuttgart.
Evaaaaaaaaan ! Le héros du public parisien, qui avait emporté tout le monde avec Onéguine, est déjà de retour. S’il fallait pinailler, je dirais que j’aurais préféré le revoir dans un pas de deux classique, mais on ne va pas bouder son plaisir.

Les Bourgeois (Ben Van Cauvenbergh/Jacques Brel)
Dansé par Davit Galstyan, du Ballet du Capitole de Toulouse.
Alors ça c’est un exploit. Les Bourgeois donné au Gala des Etoiles du XXIe siècle, dansé par quelqu’un d’autre que Daniil Simkin, j’ai envie de dire que c’est impressionnant. Ce solo n’est pas d’un immense intérêt chorégraphique, et il faut quelqu’un qui sache vraiment en mettre plein la vue. Je n’ai jamais vu la troupe du Capitole sur scène, et je suis ravie de découvrir enfin l’un de ses solistes. 

Stars and Stripes (George Balanchine/John Philip Sousa)
Dansé par Yana Salenko du Ballet de l’Opéra de Berlin et Daniil Simkin de l'American Ballet Theatre.
Autre grand classique des galas. J’avoue que je ne l’ai jamais vu, mais qu’au vu des extraits (et surtout de la musique), ça me fait presque un peu peur.

Entracte

Don Quichotte pas de deux (Marius Petipa/Léon Minkus)
Dansé par Lali Kandelaki et Vasil Akhmeteli, du Ballet de l’Opéra de Tbilissi.

Way of Words (Levente Bajàri/Dario Marionelli), création mondiale.
Dansé par Aleszja Popova et Máté Bakó, du Ballet de l’Opéra de Budapest.

L’Idole de Bronze (Marius Petipa/Léon Minkus), extrait de La Bayadère
Dansé par Davit Galstyan, du Ballet du Capitole de Toulouse.

Transparente (Ronald Savkovic/Mariza)
Dansé par Alys Shee de l'American Ballet Theatre II et Mikhail Kaniskin du Ballet de l'Opéra de Berlin.

La Pluie (Annabelle Lopez Ochoa/Jean-Sébastien Bach), création.
Dansé par Yana Salenko du Ballet de l’Opéra de Berlin et Daniil Simkin de l'American Ballet Theatre.

La Esmeralda Pas de deux (Marius Petipa/Cesare Pugni)
Dansé par Yolanda Correa et Yoel Carreño, du Ballet de l’Opéra d’Oslo.
Ça, je sens que ça va envoyer.

Caravaggio Pas de deux (Mauro Bigonzetti/Claudio Monteverdi)
Dansé par Elisa Carrillo Cabrera du Ballet de l’Opéra de Berlin et Mikhail Kaniskin du Ballet de l'Opéra de Berlin.
Je l’avais vu lors du Gala Les Etoiles pour le Japon, et la chorégraphie ne m’avait pas vraiment laissé un souvenir impérissable.

Défilé Final (Nadia Veselova Tencer/Tchaïkovski)
Avec tous les danseur-se-s. Tout le monde saute, tout le monde tourne, le public applaudit et la musique grésille plus fort que jamais.


L’art du Pas de deux

Au Rocher de Palmer à Cenon à 20 heures.

Ce gala-conférence est organisé dans le cadre du "Mois de la danse". Sébastien Bertaud, Aurélien Houette, Letizia Galloni et Léonore Baulac interpréteront quelques célèbres pas de deux du répertoire classique, qui seront expliqués et commentés par Gilbert Mayer.


Grands pas classiques et les chorégraphies du XXe siècle

Au Théâtre des Hauts-de-Seine à Puteaux, le dimanche 15 janvier à 15 heures, places de 8 à 28 euros.

Le groupe de Karl Paquette continue ses escapades en région parisienne. La troupe a un peu changé, avec l’arrivée de tou-te-s jeunes recrues de l’Opéra de Paris, comme Laura Bachman ou Hugo Marchand. On y retrouve aussi Sae Eun Park, médaillée au Concours de Lausanne et de Varna, actuellement surnuméraire dans la compagnie parisienne. J’aurais été très curieuse de les voir à l’œuvre. Je ne pourrais pas m’y rendre, mais reste avide des commentaires !


La Belle au Bois Dormant (Marius Petipa/ Tchaïkovski)
Pas de deux de l’acte III dansé par Laura Bachman et Yvon Demol.
Ça commence fort pour Laura Bachman, qui ouvre le spectacle avec le difficile adage de La Belle au Bois Dormant. Cette jeune fille a du cran !

Le Lac des Cygnes (Marius Petipa/ Tchaïkovski)
Pas de deux de l’acte II, dansé par Léonore Baulac et Sébastien Bertaud.

Le Corsaire (Marius Petipa/ Riccardo Drigo)
Pas de deux de l’acte I, dansé par Sae Eun Park et Hugo Marchand.

Adagietto (Oscar Araïz/ Gustav Mahler)
Pas de deux dansé par Laure Muret et Karl Paquette.

Roméo et Juliette (Léonid Lavrovski/ Serge Prokofiev)
Pas de deux dansé par Caroline Robert et Daniel Stokes.

La Sylphide (August Bournonville/Löwenskjold)
Pas de deux de l’acte II, dansé par Laura Bachman et Yvon Demol.

Fugitif (Sébastien Bertaud/Olivier Doerell et Stephan Whôhrmann)
Pas de deux dansé par Léonore Baulac et Sébastien Bertaud.
Le travail chorégraphique de Sébastien Bertaud est plutôt intéressant. Son œuvre avait en tout cas été l’une des plus remarquées lors du dernier spectacle Danseur-se-s/chorégraphes de l’Opéra de Paris, la saison dernière.

Le Cygne Noir (Marius Petipa/ Tchaïkovski)
Pas de deux de l’acte III du Lac des Cygnes, dansé par Sae Eun Park et Hugo Marchand.
Ce jeune couple de danseur-se-s n’a décidément pas les extraits les plus simples. 

Giselle (Jean Coralli et Jules Perrot/ Adolphe Adam)
Pas de deux de l’acte II dansé par Laure Muret et Daniel Stokes.

Don Quichotte (Marius Petipa/Léon Minkus)
Pas de deux de l’acte III, dansé par Caroline Robert et Karl Paquette.
Honneur au maître de cérémonie pour clôturer le spectacle.


Gala d’étoiles

Au Théâtre du Casino d’Enghien le dimanche 15 janvier à 16 heures, places de 16 à 61 euros.

Le groupe d’Alexandra Cardinale est lui aussi de sortie ce week-end. Les pièces actuelles sont beaucoup plus présentes que dans d’autres galas. La plupart sont signées de Julien Lestel, et j’avoue y être restée assez sceptique. Je ne sais pas exactement quel-le danseur-se y participe, il devrait au moins y avoir Mathilde Froustey, Vincent Chaillet, Julien Lestel, et probablement Alice Renavand.

Les Ames frères (Julien Lestel/Philip Glass).

Roméo et Juliette (Léonid Lavrovski/ Serge Prokofiev), pas de deux.

Constance (Julien Lestel/Philip Glass).

For me, Formidable (Vincent Chaillet, sur une chanson de Charles Aznavour). Probablement dansé par Vincent Chaillet.

Anastylose (Julien Lestel), pour deux danseurs et une danseuse.

La Mort du Cygne (Michel Fokine/Camille Saint-Saëns).

Le Lac des Cygnes (Marius Petipa/ Tchaïkovski), pas de deux.

Le Corsaire (Marius Petipa/Léon Minkus et Riccard Drigo), pas de deux.

Delibes Suite (José Martinez/Léo Delibes), pas de deux.

Fado (Jean-Philippe Dury/Misia).

Entre d'eux (Kader Belarbi/Gabriel Fauré).

Grand Pas Classique (Victor Gsovski/Daniel-François-Esprit Auber).

Corps et âmes (Julien Lestel/ Karol beffa).

Grand Pas de Deux (Christian Spuck/Gioachino Rossini), un pastiche d’un grand pas classique, un vrai petit régal d’humour.

Somewhere (Julien Lestel/Philipp Glass).

Trois intermèdes au violoncelle ponctueront ces ballet : Czardas de Vittorio Monti, La Liste de Schindler (Alexandra Cardinale/John Williams), et une Suite de Bach.


Grand Ballets Classiques

Au Théâtre de Chartres le samedi 21 janvier à 20h30.

Le spectacle est organisé par Incidence Chorégraphique, le groupe de Bruno Bouché. Mais le programme est exclusivement composé d’extraits de ballets classiques.

Raymonda (Rudolf Noureev d’après Marius Petipa/ Alexandre Glazounov)
Pas de six de l’acte II, dansé par Fanny Gorse, Grégory Dominiak, Camille De Belfond, Marion Barbeau, Sébastien Bertaud et Yvon Demol.

Roméo et Juliette (Rudolf Noureev d’après Leonid Lavrovski/Serge Prokofiev)
Pas de deux du Balcon - Acte I, dansé par Marion Barbeau et Fabien Revillon.

Casse-Noisette (Michel Rayne d’après Marius Petipa/Tchaïkovski)
Pas de deux de l’acte II, dansé par Marine Ganio et Cyril Mitilian.

Giselle (Jean Coralli et Jules Perrot/ Adolphe Adam)
Pas de deux de l’acte II, dansé par Alice Renavand et Gregory Dominiak.

Delibes Suites (José Martinez/Léo Delibes)
Pas de deux dansé par Marine Ganio et Sebastien Bertaud.

Raymonda (Marius Petipa/Alexandre Glazounov)
Pas classique hongrois extrait de l’acte III, dansé par Alice Renavand, Fabien Révillon, Fanny Gorse , Camille De Belfond, Cyril Mitilian et Yvon Demol.

vendredi 9 décembre 2011

Onéguine : qui voir danser sur scène ?

Décidément, il est plus sûr de ne pas parler des distributions d’un spectacle avant le jour-même de la première. Comme d’habitude, ce fut une valse des noms pour Onéguine, entre les blessures, Cendrillon en face et ceux et celles qui répètent déjà pour 2012.

Au final, le public a tout de même droit à quatre belles distributions, avec deux prises de rôle, dont l’une qui devrait être particulièrement intéressante. 

Aurélie Dupont (Tatjana), Evan Mc Kie (Eugene Oneguine), Myriam Ould Braham (Olga), Josua Hoffalt (Lenski) et Karl Paquette (Prince Gremine) : les 9, 11 et 13 décembre. Avec Vincent Cordier (Prince Gremine) : les 16 et 19 décembre.

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Nicolas Le Riche
devait au départ danser avec Aurélie Dupont, mais une blessure sur Cendrillon l’éloigne de la scène pour deux mois. Il est donc remplacé par une étoile de Stuttgart, la troupe qui a créé ce ballet.

Pour ma part, je suis ravie de voir Evan Mc Kie dans ce rôle, il devrait en plus donner un très joli et crédible couple avec Aurélie Dupont. Avoir un invité pour la première ne me choque pas non plus, tant il est légitime pour ce ballet. Mais attendre qu’il y ait un blessé pour le faire venir me semble plus contestable. Il y a beaucoup de données dans cette histoire, entre les blessés, les ayants-droit de John Cranko particulièrement tatillons, celles qui veulent la première, les plannings de chacun-e et toutes les choses que nous ne savons sûrement pas. Mais tout ça me semble particulièrement mal organisé et pensé.

Bref, cela n’empêche pas que cela donne une très intéressante distribution. J’avais beaucoup aimé Aurélie Dupont dans le personnage de Tatjana. Myriam Ould-Braham convient parfaitement à Olga, Josua Hoffalt devrait être un très bon Lenski, les deux forment un couple bien assorti et Karl Paquette ne devrait pas démériter en Prince Gremine. L’ensemble me paraît plutôt harmonieux.


Clairemarie Osta Tatjana), Benjamin Pech (Eugene Oneguine), Mathilde Froustey (Olga), Josua Hoffalt (Lenski) et Christophe Duquenne (Prince Gremine) : les 10 et 14 décembre. Avec Fabien Revillion (Lenski) : les 20, 22 et 24 décembre.

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Je suis un peu plus partagée pour cette distribution. Je ne la raterai pas en tout cas pour Clairemarie Osta. J’aime beaucoup cette étoile, qui fournit toujours un travail d’interprétation très juste, sincère et personnel. C'est une personnalité intéressante, il se passe quelque chose. Tout subjectivement parlant, je ne suis pas touchée par Benjamin Pech. Mais leur partenariat est en général plutôt convainquant.

Les seconds rôles sont là aussi intéressants. Mathilde Froustey avait été convaincante en Olga, plus mutine que Myriam Ould-Braham. Fabien Revillion en Lenski devrait également donner quelque chose d’intéressant, il est assez peu distribué sur ce genre de rôle, et pourrait créer la surprise.


Isabelle Ciaravola (Tatjana), Mathieu Ganio (Eugene Oneguine), Muriel Zusperreguy (Olga), Florian Magnenet (Lenski) et Christophe Duquenne (Prince Gremine) : les 21, 24, 26, 28 et 30 décembre.

Du 9 au 31 Décembre 2011

Pour moi, ce couple est LE couple à voir dans ce ballet. Rien de moins. Je n’ai pas vu Isabelle Ciaravola dans ce rôle, mais nul doute que le personnage de Tatjana est taillé pour elle, à lire les multiples éloges sur ses prestations il y a deux ans pour ceux et celles qui en douteraient.

Je crois également très fort en Mathieu Ganio. Malgré ses tics et sa mèche de cheveux, il sait  me toucher et me surprendre. Ses gros bobos il y a quelques années l’ont peut être fait oublier, mais c’est un danseur rare, à la fois élégant et très sincère interprète. Le couple devrait embarquer le public.

Les seconds rôles sont néanmoins un peu plus faibles. Je ne doute pas que Muriel Zusperreguy et Florian Magnenet s’empareront avec sérieux et sincérité de leur personnage, mais il-elle-s ne jouent pas pour moi dans la même classe. Et Mignonet/Magneniait m’énerve. Mais je vais faire un effort et garder mon esprit ouvert.


Dorothée Gilbert (Tatjana), Karl Paquette (Eugene Oneguine), Eve Grinsztajn (Olga), Audric Bezard (Lenski) et Nicolas Paul (Prince Gremine) : les 23, 27, 29 et 31 décembre. 

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Peut-être la distribution qui m’attire le moins sur le papier. Il n’y a pas d’âge pour interpréter un rôle. Mathieu Ganio s’empare d’Onéguine à 27 ans. Dorothée Gilbert a le même âge que lui, mais sa maturité d’interprète n’en est pas encore au même point. Toutefois, sa Juliette l’année dernière était restée prometteuse, même si elle surjouait encore pas mal à certains moments. Son association avec Karl Paquette, plus mesuré et crédible, devrait jouer en sa faveur. Il y aura peut-être une bonne surprise au final.

J’ai de l’admiration pour la danseuse Eve Grinsztajn, mais je ne suis pas sûre que sa personnalité s’accorde le mieux pour Olga. Audric Bezard devrait donner quelque chose d’intéressant en Lenski, c’est un  soliste que j’apprécie.

Au final, je vais aller voir les trois premières distributions. Je ne renonce à la quatrième que par faute de temps, mais je reste curieuse de lire les avis.

Et vous, quelle distributions vous tente le plus ? Laquelle allez-vous voir ?

jeudi 1 décembre 2011

Cendrillon : épisode 1

Lundi 28 novembre. Cendrillon de Rudolf Noureev, par le Ballet de l’Opéra de Paris, à l’Opéra Bastille. Avec Dorothée Gilbert (Cendrillon), Nicolas Le Riche (L'acteur vedette), Karl Paquette (Le producteur), Nolwenn Daniel et Alice Renavand (Les deux sœurs), Simon Valastro (La mère) et Alessio Carbone (Le professeur).    

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Depuis quelques temps, lorsque l’on sort du ballet classique de l’Opéra de Paris, il vient souvent cette réflexion. "C’est bien. C’était même parfois très bien. Mais…", avec quelques variantes.

Variantes numéro 1 : "C’est bien. C’était même parfois très bien. Mais cette distribution était vraiment inégale".

Variante numéro 2 : "C’est bien. C’était même parfois très bien. Mais ça manquait un peu de conviction, c’était un peu mou, pas très brillant".

Variante numéro 3 : "C’est bien. C’était même parfois très bien. Mais ce couple est bizarrement assorti. Il-elle-s sont très bien séparé-e-s, et ensemble, ça ne marche pas du tout".

Variante numéro 4 : "C’est bien. C’était même parfois très bien. Mais le corps de ballet était étrange. Pas toujours en place, et assez transparent alors qu’il est beaucoup sur scène".

Cette soirée de Cendrillon est pour sa part un très bon combo de la variante 2 et 4, saupoudrées de la numéro 1.

Pour ce qui est de la reprise de Noureev, je ne la trouve pas si dépassée que ça. C’est une vision des années 1920, forcément surannée, mais qui peut être charmante si elle est prise avec un certain recul.

C’est toute la difficulté de cette sorte de ballet. Il faut évidemment éviter le sur-jeu, et être vraiment sincère dans son interprétation. Mais savoir aussi garder une certaine distance : tout ça n’est que du théâtre, un conte de fée, fait pour s’amuser avant de retrouver la vraie vie.

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La seule chose qui me gêne dans cette version, pour terminer vite fait sur cette problématique, se concentre sur l’horloge. Si je lis bien le programme, il s’agit pour le producteur de montrer à Cendrillon que le temps passe, et que c’est maintenant qu’elle doit faire du cinéma. Soit, une femme a une date de péremption, après 40 ans, merci d’aller voir ailleurs. Mais alors, pourquoi s’en aller des studios de cinéma ? Au contraire, l’horloge doit lui rappeler qu’elle doit en profiter.

Bref, gros questionnement sur l’utilité de cette horloge au deuxième acte. Et encore plus sur les costumes des danseurs à ce moment-là. Les douze pauvres garçons semblaient être dans un véritable état de souffrance, surtout que leurs parures ont été accueillies par quelques rires de la part du public.

Mais reprenons le cours des choses, nous avons dit un ballet conte de fée, sans se prendre au sérieux. Sauf qu’au premier acte, tout le monde a très envie de se la jouer drame, Dorothée Gilbert comprise. Il est vrai que, sur le papier, le scénario ferait un très bon Zola : une jeune fille innocente battue par ses sœurs et rejetées par son père alcoolique.

Mais le public est là pour rêver, pas pour pleurer, et ce choix du très sérieux est déstabilisant… voir ennuyeux. Le premier acte s’étire ainsi à n’en plus finir, pas aidé par un corps de ballet mou du genou, et par un Karl Paquette qui a du mal à trouver sa place de producteur-bonne fée.

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Heureusement, Dorothée Gilbert est ce qu’elle est, et il en faut peu pour que sa vraie nature reprenne le dessus. Une bonne variation bien difficile, des claquettes, un chapeau, et là revoilà dans toute sa splendeur. Dommage, ses claquettes n’étaient pas en musique, on ne peut pas tout avoir que voulez-vous.

Le deuxième acte est heureusement beaucoup plus réjouissant. En grande partie grâce à Nicolas le Riche. Nico le Grand, Nico le Magnifique, je ne sais pas encore trop comment l’appeler, je ne lui ai toujours pas trouvé de pseudo.

Il y a des danseurs, comme ça, qui sont un peu magique. Sa présence illumine non seulement la scène, mais aussi tous-tes ceux et celles qui l’entourent, galvanisant toute la troupe en un seul saut. Le rôle de l’acteur-vedette est un peu creux ? Il en fait un personnage désarmant de gentillesse. Tout coule de source.

Dorothée Gilbert est pour sa part beaucoup plus à l’aise dans le rôle de la jeune première que de celle de la souillon. Radieuse, mutine, elle illumine également les studios de cinéma, d’une façon aussi naturelle que désarmante. Comme attendu, son partenariat avec Nicolas Le Riche fonctionne très bien, et le public succombe face à ce véritable petit couple de conte de fée.

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Il en suffit ainsi de peu pour que tout le monde joue le jeu. Karl Paquette arrive enfin à trouver sa place, et les deux sœurs et la mère s’amusent. Les seconds rôles de caractère sont aussi interprétés avec beaucoup de conviction et de drôlerie. Alessio Carbone (Le professeur) Yann Saïz (Le metteur en scène) et Erwan Le Roux (L'assistant), c’est aussi grâce à eux que le charme opère. Même le corps de ballet, brouillon et déjà fatigué, trouve un peu de vigueur, même s’il reste dans l’ensemble transparent.

Le troisième acte se déroule également de la plus charmante des façons, malgré quelques longueurs. Les danses de caractère apparaissent néanmoins assez convenues, mais pour le coup, j’accuserai plutôt la chorégraphie. La course-poursuite n’en reste pas moins amusante, et l’on pourrait même dire, parfois, vraiment drôle.

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Le pas de deux final est long, très long, sûrement trop long. Mais si plein de tendresse entre Cendrillon et son Prince Charmant que cela n’a pas trop d’importance. Rien de mieux que de quitter la salle sur une jolie impression, tant pis pour le reste.

lundi 24 octobre 2011

La Source : qui voir danser sur scène ?

La première de La Source a déjà eu lieu, mais j’aime bien cette habitude de faire un point sur les distributions.

Une fois n'est pas coutume, de nombreux changements ont eu lieu ces dernières semaines. Encore aujourd'hui, Emmanuel Thibault n'est pas tout à fait certain pour les dernières représentations.

Ludmila Pagliero (Naïla), Karl Paquette (Djemil), Isabelle Ciaravola (Nourreda), Vincent Chaillet (Mozdock) et Mathias Heymann (Zaël) : les 22, 27, 29 et 31 octobre, les 2, 4, 7 et 10 novembre.

Voila la distribution qui a assuré la première, et celle qui fera la retransmission dans les cinémas. Et pas celle qui m’emballe le plus. J’ai du mal avec Ludmila Pagliero, et je ne la vois pas vraiment dans le rôle d’une fée femme-enfant. Les premiers commentaires là-dessus n’ont fait que confirmer mes sentiments. Je crois plus dans le couple Isabelle Ciaravola/Karl Paquette. Mathias Heymann doit être parfait dans ce genre de rôle, quel dommage de ne pas l’avoir associé à Myriam Ould-Braham, ce couple est vraiment bien assorti.

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Myriam Ould-Braham (Naïla), Josua Hoffalt (Djemil), Muriel Zusperreguy (Nourreda), Christophe Duquenne (Mozdock) et Alessio Carbone (Zaël) : les 25, 26 octobre, les 5 et 12 novembre. Le 8 novembre avec Emmanuel Thibault (Zaël).

En voilà une jolie distribution, celle je crois qui me fait le plus envie sur le papier. Myriam Ould-Braham me semble absolument taillée pour le rôle de Naïla, et je me réjouis d’avance de l’y découvrir mardi. Son partenariat avec Josua Hoffalt me plait en général beaucoup, surtout que ce dernier est en pleine progression. Alessio Carbone y fait également son grand retour,  après des mois d’absence, ce qui me fait très plaisir. Le point d’interrogation demeure sur Muriel Zusperreguy, qui me paraît plus inégale.

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Myriam Ould-Braham (Naïla), Florian Magnenet (Djemil), Laura Hecquet (Nourreda), Stéphane Phavorin (Mozdock) et Emmanuel Thibault (Zaël) : les 9 et 11 novembre. Avec Alessio Carbone (Zaël) le 3 novembre.

Le couple principal me paraît plus inégal (je ne suis pas encore convaincue par le partenariat Ould-Braham/Magnenet), mais les seconds rôles sont très intéressants. Après plus d’un an de blessure et un retour sur la pointe des pieds, Laura Hecquet récupère enfin un grand rôle. Je l’apprécie beaucoup, et j’ai vraiment hâte de la voir à l’œuvre. Sa réussite pourrait peser dans le prochain Concours de promotion. Stéphane Phavorin est en général très bien dans ce genre de rôle, très à l’aise, tout comme Emmanuel Thibault qu’on imagine sans souci dans la peau d’un elfe.

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Charline Giezendanner (Naïla), Florian Magnenet (Djemil), Laura Hecquet (Nourreda), Stéphane Phavorin (Mozdock) et Allister Madin (Zaël) : le 28 octobre et le 1er novembre

C’est la distribution surprise de cette Source. Charline Giezendanner est absolument charmante, mais j’avoue qu’elle ne m’a jamais spécialement transcendée. Avoir un joli minois et une allure de fée ne suffit pas à être le personnage. Ceci-dit, je ne demande qu’à être agréablement surprise, même si j’ai un peu peur de la faiblesse du couple, pas aidé par un Florian Magnenet qui n’est pas un acteur né. Tout ça ne devrait que même en valeur Stéphane Phavorin. Allister Madin a aussi droit à un joli cadeau avec le rôle de Zaël, une belle occasion de montrer son tempérament (?) de soliste.

Et vous, quelle distribution vous tente le plus ? Laquelle allez-vous voir ? Pour ma part, j’aurais droit aux trois, et je suis vraiment curieuse de voir ce que ça donne.

J’en profite pour passer une annonce : je vends une place pour le 3 novembre, catégorie 3. Contactez-moi pour les intéressé-e-s

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