Cette semaine, je me suis inspirée du gala Karl Paquette de dimanche dernier, et j'ai décidé de replonger dans La Belle au Bois Dormant.
Voici la variation d'Aurore de l'acte 3, dansée par l'exquise Alina Cojocaru, sur la non moins exquise musique de Tchaïkovski.
Cette variation arrive à la fin du ballet, et est souvent représentée comme une ode à la féminité. Aurore n'est plus la jeune fille innocente du début du ballet. C'est une femme, qui s'apprête à épouser l'homme qu'elle a choisi. Même si la musique est tout guillerette, et ferait plutôt penser à une enfant, c'est une véritable adulte qui danse.
Il y a un savant mélange dans ces pas, quelque chose d'à la fois délicieux, léger et aérien. Il n'y a pas de prouesses visuelles, pas de 32 fouettés et autres manèges qui en mettent pleins la vue. Mais la danseuse doit néanmoins en imposer sur scène, c'est elle l'héroïne, l'image même de la féminité. Et Alina Cojocaru réussit parfaitement ce subtil mélange.
La Belle au Bois Dormant/Aurore : Alina Cojocaru
Compagnie : Royal Ballet de Londres
Chorégraphie : Marius Petipa
Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski

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