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jeudi 27 janvier 2011

La vidéo-danse du jeudi S03 EP09

Cette semaine, je me suis inspirée du gala Karl Paquette de dimanche dernier, et j'ai décidé de replonger dans La Belle au Bois Dormant.

Voici la variation d'Aurore de l'acte 3, dansée par l'exquise Alina Cojocaru, sur la non moins exquise musique de Tchaïkovski.

Cette variation arrive à la fin du ballet, et est souvent représentée comme une ode à la féminité. Aurore n'est plus la jeune fille innocente du début du ballet. C'est une femme, qui s'apprête à épouser l'homme qu'elle a choisi. Même si la musique est tout guillerette, et ferait plutôt penser à une enfant, c'est une véritable adulte qui danse.

Il y a un savant mélange dans ces pas, quelque chose d'à la fois délicieux, léger et aérien. Il n'y a pas de prouesses visuelles, pas de 32 fouettés et autres manèges qui en mettent pleins la vue. Mais la danseuse doit néanmoins en imposer sur scène, c'est elle l'héroïne, l'image même de la féminité. Et Alina Cojocaru réussit parfaitement ce subtil mélange. 

La Belle au Bois Dormant/Aurore : Alina Cojocaru
Compagnie : Royal Ballet de Londres
Cho­­­­­­­ré­­­­­­­gra­­­­­­­phie : Marius Petipa
Musi­­­­­­­­que : Piotr Ilitch Tchaïkovski

jeudi 25 juin 2009

La vidéo-danse du jeudi (14)

Cette semaine, partons un peu au pay des contes de fées, avec cet extrait de La Belle au Bois Dormant. Et plus exactement de l'adage à la Rose du premier acte.

Le personnage d'Aurore, la Belle au Bois Dormant, est reconnu pour être l'un des plus difficiles du répertoire classique, alignant les difficultés techniques les unes après les autres. Le célèbre adage à la Rose en est l'emblème, et plus précisément sa fin, avec les quatre tours-attitude magiques du bout de la pointe droite. Le jour de ses 16 ans, Aurore danse avec quatre prétendants, pour un pas-de-deux (ou plutôt un pas-de-cinq) hypnotisant.

Aurélie Dupont est vraiment magistrale dans ce rôle. Son ultime équilibre semble pouvoir durer indéfiniment. Un véritable moment de grâce.

Com­­pa­­gnie : Bal­­let Natio­­nal de l’Opéra de Paris
Aurore : Aurélie Dupont
Musi­­­que : Piotr Ilitch Tchaïkovski
Cho­­ré­­gra­­­phie : Rudolf Noureev, d'après Marius Petipa