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dimanche 27 mai 2012

Le petit bilan d'actu, S05 EP30

Cette semaine, revenons sur le palmarès des Benois de la Danse 2012, prenons des nouvelles de La Fille mal gardée, de Polina Semionova ou du ballet d'Ángel Corella en danger, sans oublier la revue de presse et l'agenda.

COTE ACTU

- Les Benois de la Danse 2012

Un peu de chauvinisme pour commencer, ça ne fait pas de mal. Mathias Heymann a reçu le Benois de la Danse 2012 de l'interprète masculin, pour son rôle de Zaël dans La Source. Cette récompense a dû faire plaisir au danseur Etoile, qui a vécu une saison difficile. Alors que ses prestations avaient enthousiasmé le public, il s'est en effet blessé au bout de quelques représentations du ballet, et n'a plus dansé de l'année.

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Le grand gagnant de cette cérémonie reste le ballet Liliom de John Neumeier, qui a remporté le Benois de l'interprète féminine (Alina Cojocaru) de l'interprète masculin ex æquo avec mathias Heymann (Carsten Jung) et de la meilleure musique (signée Michel Legrand). Un troisième Français a été récompensé, à savoir Pierre Lacotte pour l'ensemble de sa carrière. Tous les détails sur les Benois de la Danse 2012 sont à retrouver sur le site officiel de la cérémonie

- Des nouvelles de La Fille Mal Gardée

Les pré-distributions de La Fille mal gardée ont été officialisées cette semaine. Et il faut bien le dire, c'est un peu une déception. En général, ce ballet est l'occasion de lancer de jeunes solistes dans le grand bain. Pour 2012, il n'y a pas vraiment de surprise. Ludmila Pagliero, blessée, ne fera finalement pas sa prise de rôle dans Lise. Mélanie Hurel y sera pour sa part, et Florent Magnenet dans Colas. On a connu plus excitant.

Une bonne surprise cependant a été annoncée, avec la titularisation de François Alu dans le rôle de d'Alain. Plus que de la virtuosité pure, ce rôle de caractère demande un vrai sens de l'humour et une certaine finesse, je suis très curieuse de voir ce qu'en fera le jeune Coryphée. Les distributions dates par dates ne sont pas encore tombées, à trois semaines de la première, on commence à s'y habituer. 

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- Polina Semionova à New York

Il y a quelques mois, Polina Semionova avait annoncé sur sa page Facebook son départ du Ballet de Berlin, dont elle était l'une des stars. Où donc irait l'une des étoiles les plus brillantes du moment ? Le Théâtre des Champs-Elysées l'avait annoncé comme venant du Ballet de Munich, lors de sa présentation de sa saison 2012-2013. Il n'en est rien finalement. Sans surprise, Polina Semionova rejoint en effet l'American Ballet Theatre, compagnie qui s'est constituée une véritable pléiade de stars internationales dans ses étoiles. La danseuse y était d'ailleurs régulièrement invitée depuis quelques années. Espérons que ça ne l'empêchera pas de revenir en Europe, cette danseuse est tout simplement formidable.

- Le Barcelona Ballet en danger

Le Corella Ballet, seule compagnie de danse classique en Espagne, et dirigée par l'Etoile de l'ABT Ángel Corella, est au plus mal. Il y a quelques mois, la compagnie s'est appelée Barcelona Ballet, et devait s'installer dans la ville de Catalogne. Mais les subventions promises ne sont pas venues, et la troupe serait en danger. Terpsichore a Barcelona, une blogueuse française installée là-bas, résume cette situation alarmante, en donnant quelques liens vers des articles de presse pour les hispanophones. La culture, l'une des premières victimes de la crise... 


COTE MEDIA

- Marie-Agnès Gillot à Perm

Quand Marie-Agnès Gillot n'est pas sur la scène du Palais Garnier ou sur le plateau de La Meilleure Danse, elle est au Festival Diaghilev de Perm, pour danser le rôle de Zarema dans La Fontaine de Bakhchissaraï. Quelques photos et vidéos de sa prestation ont été mises en ligne. A lire également, sur Dansomanie, la traduction en russe de l'interview que Marie-Agnès Gillot a donné à l'occasion. Elle y parle de ce rôle de Zarema, mais aussi de sa carrière, perpétuellement entre classique et contemporain, et de sa création à venir Sous apparence

 - Kabuki par le Tokyo Ballet

Le Tokyo Ballet est reparti au Japon, après quelques représentations au Palais Garnier du Kabuki de Maurice Béjart. Les avis de la presse restent quelque peu mitigés. ResMusica y a vu un "réel raffinement dans la mise en scène, avec un sens de l’esthétisme indéniable", mais regrette que "la sauce ne prenne pas intégralement, surtout durant la première partie du ballet". Pour AltaMusica, c'est l'interprète principal qui a fait défaut, jugeant que Naoki Takagishi manquait de "beaucoup de qualités charismatiques et même physiques pour faire éclater le rôle de Oboshi Yuarnosuke". Quant à ConcertClassic, si le ballet lui a globalement plu, le site est déçu par la troupe, qui a fait preuve selon lui de "quelques défaillances techniques, aussi bien dans le placé des danseurs que dans leurs sauts et pirouettes".

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- En vrac

L'Express revient sur une récente condamnation de l'Opéra de Paris pour harcèlement moral. Le journal explique l'affaire, qui a été jugée cette semaine (l'Opéra va faire appel de la décision), et des autres cas du même genre qui ont entaché la réputation de l'institution depuis 10 ans. D'autres plaintes auraient été déposées. Un mauvais point pour Nicolas Joël, qui devra bientôt défendre son renouvellement à la tête de l'établissement devant la nouvelle ministre de la Culture. 

Sur un ton (beaucoup) plis léger, Maison à part dévoile une série de fauteuils estampillés "Opéra de Paris", pour redécorer votre salon façon Palais Garnier. Les Echos revienennt sur le retour en force des comédies musicales dans la publicité, tandis que le Vogue Italien a publié un beau diaporama, ainsi qu'une courte interview, de Svetlana Zakharova


COTE AGENDA

- Sur scène

C'est calme cette semaine sur Paris... à tel point que je n'ai trouvé qu'un spectacle de danse, à savoir A louer de Peeping Tom, au Théâtre de la Ville du 29 mai au 2 juin. Le pitch ? Plutôt abstrait : "Brouillant le fil du temps entre hier et demain, entre réalité et cauchemar, les huit performeurs libèrent, en une gestuelle souple et noueuse, toujours virtuose et inventive, l’ineffable de nos vertiges intimes face à la perte". Pour quelques chose de peut-être un peu plus accessible, n'hésitez pas pour vous laisser tenter par l'opérette La Vie parisienne, dès le 1er juin au Théâtre de Paris, un vrai petit régal déjà évoqué la semaine dernière.

Pour un peu de danse classique, ne manquez pas non plus les galas des danseurs et danseuses de l'Opéra de Paris. il y en aura quatre rien que le week-end prochain : le groupe de Karl Paquette au Théâtre de Saint-Maur le 3 juin, un autre groupe au Centre culturel de Fumel (Lot-et-Garonne) le 2 juin, et le groupe Gala d'étoiles le 2 juin au Théâtre-Casino Barrière de Bordeaux, le 3 à celui de Toulouse.

- Il est temps de réserver

Le Ballet de Lorraine sera au Théâtre de la Ville pour la fin de saison, avec La Création du monde 1923-2012. Les réservations démarrent le 30 mai. A ne pas oublier non plus, Philippe Decouflé qui sera à la Grande Hall de La Villette dès le 6 juin avec Panorama, les représentations commencent à se remplir.  


COTE BLOG

La semaine prochaine sur Danses avec la plume, on reparle un peu plus sérieusement de La Meilleure Danse, avec mardi une interview de Philippe Solano, le candidat classique, et mercredi le résumé (ou live-tweet) du prime, où ce dernier participera. Pour les review, il y aura celui d'A louer de Peeping Tom, les certificats d'interprétation du CNSMDP, et dans un registre plus léger celui du musical La revanche d'une blonde. Entre tout ça, j'aimerais bien aussi revenir sur les saisons 2012-2013 du Ballet de Bordeaux et du Théâtre de la Ville, intéressantes à plus d'un titre... Ce qui nous fait donc 8 articles, soit beaucoup trop pour une semaine de sept jours, il va de nouveau falloir choisir... Bonne semaine tout le monde !

lundi 5 septembre 2011

Saison 2011-2012 : que voir à l'Opéra de Paris ?

C'est l'adage imparable. Qui dit "rentrée" dit "article sur ce qu'il ne faut pas rater cette année". J'ai déjà indiqué le programme du Ballet de l'Opéra de Paris il y a quelques mois. Penchons-nous maintenant plus en détail sur ce que nous réserve la compagnie parisienne.


Le Ballet de l'Opéra de Paris à Garnier ou Bastille

Soirée Lifar/Ratmansky, du 21 septembre au 6 octobre 2011
Deux ballets : Phèdre de Lifar et Psyché de Ratmansky (création)

Ce qu'en dit Dieu Brigitte Lefèvre : L’enjeu d’une création, c’est d’aller vers des choses les plus marquées, tant sur le plan de l’architecture que de la musique. Mais aussi, non pas de retourner en arrière, mais de pouvoir continuer à avancer sur une espèce de parfum de merveilleux, de conte, et de continuer à transmettre les ouvres. Voici deux chorégraphes russes, que je n’ai pas associé forcément pas hasard. Lifar a été le directeur de la danse pendant longtemps, il a signé de nombreux ballets, et je trouvais important de pouvoir faire revivre Phèdre. C’est une tragédie chorégraphique de Cocteau, passionné par la danse. Pouvoir continuer à transmettre des œuvres, non pas avec des écrits, des partitions, mais avec des personnes... Grâce à Claude Bessy (on lui doit beaucoup, elle a aussi dansé Phèdre), aussi par la vidéo, on va pouvoir faire renaître ce ballet créé en 1949. C’est un ballet qui dure 45 minutes. 

Je voulais aussi présenter une création. J’ai pu convaincre Ratmansky. Ça fait longtemps que je souhaitais qu’il chorégraphie pour nous.

Ce que j'en dis : Je suis beaucoup plus en attente de Phèdre que de Psyché. J'aime beaucoup Lifar, même si je ne connais que quelques unes de ses œuvres. Les pré-distributions sont aussi prometteuses, avec Marie-Agnès Gillot et Agnès Letestu qui devraient se partager le rôle-titre. Pour l'instant, je reste assez froide face aux ballets de Ratmansky. Psyché sera apparemment un ballet très nature, entre des hommes-animaux et des femmes-fleur, avec des costumes particulièrement véridiques paraît-il. Les deux premières soirées seront précédées du Défilé, un spectacle en soi. 

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La Source de Jean-Guillaume Bart, du 22 octobre au 12 novembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : On remonte le temps, c’est un ballet dont l’argument a été créé en 1866. C’est une oeuvre de l'un de nos danseurs étoiles, Jean-Guillaume Bart, qui est maintenant un grand pédagogue de la compagnie, qui est passionné par toute l’histoire de la danse, et surtout par ce qui lui permet d’exister toujours avec ce langage classique. Il est venu avec ce projet. Il m’a dit qu’il ne restait rien de la chorégraphie. Donc on va vraiment être dans la création. On continue à avancer, c’est vraiment cette dimension. La chorégraphie sera donc absolument nouvelle. Il m’a lu le livret, c’est un argument très compliqué, on ne sait pas qui a trahit qui, qui va vivre avec. C’était quand même passionnant. L’imaginaire l’emporte sur la compréhension de l'œuvre. Comme c’est un ballet d’aujourd’hui, assez orientaliste, il me paraissait indispensable que ce soit Christian Lacroix qui fasse les costumes. 

Ce que j'en dis : La Source est le ballet que j'attends avec la plus d'impatience. Les créations classiques restent rares, je crois que la dernière est Paquita. J'aime également l'idée d'aller piocher dans le répertoire, dans l'histoire de l'Opéra. Jean-Guillaume Bart, que j'ai assez peu vu danser, est reconnu pour ce type d'exercice, j'aime beaucoup son discours. Les distributions sont en plus intéressante, laissant la part belle aux jeunes pousses. Je suis vraiment curieuse de découvrir ce ballet.


Cendrillon de Rudolf Noureev, du 25 novembre au 31 décembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est un très beau ballet de Rudolf Noureev (ndlr : très inspirée sur ce coup !)

Ce que j'en dis : Bon, pourquoi pas ? Cendrillon n'est pas le ballet le plus réussi de Noureev, mais il garde un certain charme. Pour les Fêtes, pour un public familial, cela peut donner une bonne soirée. Tout dépend encore une fois des distributions, j'aimerais bien que, là encore, la jeune garde soit mise en avant.


Onéguinede John Cranko, du 9 au 31 décembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Il a été chorégraphié dans la deuxième partie du XXe siècle. Il fait partie de ces ballets classique à histoire, qui permettent aux danseurs qui ont une technique absolument formidable de pouvoir aller au-delà de la technique, de pouvoir vibrer, d’interpréter, de faire pleurer. De pouvoir émouvoir, tout simplement.

Ce que j'en dis : J'avoue que c'est une belle description. J'ai beaucoup aimé ce ballet lorsque je l'ai découvert il y a deux ans, mais je n'avais pu le voir qu'une seule fois. Tout est très bien construit, avec des personnages forts, des beaux ensembles de corps de ballets, une belle musique... C'est un ballet qui tient naturellement la route. Il faut ensuite des rôles principaux qui savent transcender cette histoire, et des castings équilibrés, ce qui avait manqué à la dernière série de Roméo et Juliette.

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Napoli par le Ballet Royal du Danemark, du 6 au 10 janvier 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est une compagnie un peu sœur de la notre, qui s'est appuyée sur un grand pédagogue et chorégraphe, Bournonville. La troupe viendra avec son ballet emblématique, Napoli. 

Ce que j'en dis : Bon, je sais que ça râle un peu chez les habitué-es, à coup de "Encore Napoli !". Pour ma part de jeune débutante, qui n'a jamais vu cette troupe et cette œuvre, je suis très impatiente de cette soirée.


Orphée et Euridice de Pina Bausch, du 4 au 16 février 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Ce ballet nous a permis de travailler à nouveau avec Pina Bausch. C’est quelque chose d’unique. C’est un très bel ensemble musical qui viendra.

Ce que j'en dis : Circonspecte. Les échos que j'ai pu avoir de ce ballet sont assez mitigés. Les formidables prix ne vont pas aider non plus.


La Bayadère
de Rudolf Noureev, du 7 mars au 15 avril 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est un ballet absolument magnifique, le ballet testamentaire de Nourev, le dernier qu’il a confié à l’Opéra de Paris. C'est absolument somptueux. "Je serais vivant tant que l’on dansera mes ballets", disait-il.

Ce que j'en dis : A ne pas rater ! La Bayadère, c'est vrai que c'est un peu le ballet classique dans toute sa splendeur, avec son drame, ses jalousies, son acte de fête et son acte blanc. J'avais été assez frustrée lors de la dernière reprise, je n'avais vu qu'une distribution qui n'était pas forcément transcendante (Letestu/Martinez). Je compte bien me rattraper cette année. Et on peut rêver quant aux distributions (Princesse Myriam en Nikiya... Laissez-moi à mes illusions).

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Soirée Jerome Robbins/Mats Ek, du 13 au 31 mars 2012
Deux ballets : Dances at a gathering de Jerome Robbins et Appartement de Mats Ek

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Robbins, c’est un metteur en scène de l’émotion, avec une relation musicale très forte. Puis Appartement. On est vraiment dans le théâtre de expressionnisme, très marqué. Mats Ek a un regard très acéré sur des situations qui peuvent paraitre quotidiennes, et il les transforme par la danse, par le théâtre.

Ce que j'en dis : Je passe en général de bons moments avec les soirées mixtes. Je ne connais aucun des ballets, je parts donc dans de bonnes dispositions.


L'Histoire de Manonde Kenneth MacMillan, du 21 avril au 13 mai 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Comme Onéguine, ça s’appuie aussi sur cette théâtralité, cette expressivité, qui n’empêche pas la virtuosité et le dépassement de soi (ndlr : c'était la quatrième fois qu'elle présentait la saison en trois jours, on sent comme une certaine lassitude).

Ce que j'en dis : Le ballet que j'attends avec le plus d'impatience, après La Source. Je ne connais cette œuvre que par des extraits Youtube, et j'ai vraiment hâte de découvrir le tout en vrai, c'est typiquement le genre de chose qui me plaît. Cette série devrait être marquée par les adieux à la scène de Clairemarie Osta. Et gros fantasme de balletomane, chaucun-e espère que Sylvie Guillem aura les pointes qui la chatouillent, même si absolument rien ne vient encourager ce souhait.


Roméo et Juliettede Sasha Waltz, du 7 au 20 mai 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C’est une espèce d’oratorio. Ça ne peut pas être un opéra en tant que tel. C’était important que la danse conduise le bal. C’est là que j’ai demandé à Sasha Wlatz de s’occuper de la mise en scène et de la chorégraphie. Cette œuvre est maintenant demandée à Milan, Berlin… tous les grands théâtres. Ça veut dire qu’on ne s’était pas trompé ce jour-là. Où alors c’est eux qui se trompent en la programmant à leur tour. C’est vraiment rassembler toute la maison : les chœurs, l’orchestre, les chanteurs, les étoiles, le ballet.

Ce que j'en dis : Sur le principe, le concept est plutôt intéressant. Je ne connais pas ce ballet, si ce n'est par des extraits dans le film de Frederick Wiseman. Les avis généraux ne donnent pas forcément envie de se ruer sur les places. A voir, à voir...


Kabukide Maurice Béjart par le Tokyo Ballet, du 18 au 22 mai 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : C'est une certaine émotion de présenter cette compagnie. On pense beaucoup à eux, c’est une compagnie formidable. On va souvent au Japon, il y a beaucoup d’échange artistique. Cela nous permettra aussi que Maurice Béjart soit toujours avec nous. 

Ce que j'en dis : Très, très circonspecte. Pas sur la compagnie, mais sur le ballet choisi. En 2008, j'avais une soirée mixte Béjart, avec une oeuvre Kabuki II, ou un truc comme ça. Et c'était vraiment...long... Il faut dire que tout le monde attendait Le Boléro avec Sylvie Guillem qui venait juste après, mais tout de même. Je crois que je me contenterais de la générale.


La fille mal gardéede Frederick Ashton, du 18 juin au 15 juillet 2012

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : La fille mal gardée. C’est un ballet moderne d’une certaine manière, et ça a été imaginé en 1789. Il s’est passé des petites choses à ce moment-là. Ça a été le premier ballet qui ne mettait pas en lumière des dieux, des déesses, des rois, des reines. Là, au contraire, c’est une fable très amusante, très légère. C’est peut-être en ça que c’est un ballet révolutionnaire. Comme souvent dans la danse, on rit, et c’est extrêmement dur techniquement. Et ça, ça compte  je crois, cette apparente désinvolture avec ce savoir qui est très marqué.

Ce que j'en dis : Très bien, excellente proposition ! La fille mal gardée est un petit régal, sans prétention mais très drôle. Un spectacle idéal pour les enfants, ou pour faire découvrir la danse à quelqu'un (testé et approuvé par le Geek). Le ballet est donné pendant une tournée, on devrait donc voir de jeunes rarement mis en avant, pendant que les étoiles sont aux US. Le duo russe star Natalia Ossipova et Ivan Vassiliev devrait également être invité. Une légèreté très appréciée en fin de saison, je vous le recommande. 

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L'Ecole de Danse

Les Démonstrations, du 4 au 18 décembre 2011

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : La plupart des danseur-se-s viennent de l’école de danse. Il y a à peu près 150 jeunes. C'est une manière pour le public de pouvoir voir comment ça se construit, comment on fait un danseur, comme il rentre dans les classes. Et puis au fur et à mesure, on voit l’évolution, comment il grandissent.

Ce que j'en dis : Moi, j'aime bien les Démonstrations. Beaucoup pour les professeurs, je ne me lasse pas des leçons de certain-e-s. C'est aussi un bon moyen de découvrir les élèves de première division.


Spectacle de l'Ecole, du 7 au 13 avril 2011

Trois ballets : Variations de Violette Verdy, Le bal des cadets de David Lichine, Symphonie en trois mouvements de Nils Christe.

Ce qu'en dit Brigitte Lefèvre : Ce sont trois œuvres très différentes, toutes très marquées pour faire à la fois progresser les élèves et montrer leur talent. Variations est un ballet composé sur des variation de Brahms. Le Bal des cadets, c'est absolument charmant, ça évoque l’intérieur d’une institution très chic et très tenue lors d'une soirée de gala.

Ce que j'en dis : Les spectacles de l'Ecole, ce sont toujours des bons moments où l'on en ressort rarement déçu. Le bal des cadets est un excellent choix, parfait pour des ados. Variations est plus austère, mais permet de mettre en valeur les qualités techniques et musicales des grands élèves. Je ne connais pas le dernier.



Le Ballet de l'Opéra de Paris en tournée

Tournée à Biarritz

Soirée Lifar/Petit/Béart (Suite en blanc, L'Arlésienne et Le Boléro), à la Gare du Midi de Biarritz le vendredi 28 octobre à 20h30, le samedi 29 octobre à 15 heures et 20h30.


Tournée à Singapour

Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot, du 20 au 22 janvier 2012 (4 représentations).


Tournée américaine

La Compagnie partira trois semaines aux Etats-Unis en juin et juillet 2012, pays dans lequel elle ne s'était pas rendue depuis des années. Elle passera par New York, Washington, et pour la première fois Chicago.

Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot

Du 26 au 28 juin au Harris Theater de Chicago.
Du 5 au 8 juillet au John Kennedy Center de Washington.
Du 13 au 19 juillet au David Koch Theater de New York.

Soirée Lifar/Petit/Béart 

Du 29 juin au 1er juillet au Harris Theater de Chicago.
Du 11 au 15 juillet au David Koch Theater de New York.

Orphée et Eurydice de Pina Bausch

Du 20 au 22 juillet au David Koch Theater de New York.


Les artistes du Ballet de l'Opéra de Paris en gala

De temps en temps, les danseurs et danseuses de l'Opéra de Paris se produisent en gala, en banlieue parisienne le plus souvent, mais aussi en province. Ce sont en général des groupes d'une dizaine de personnes, qui mélangent dans leur spectacle des extraits des grands ballets classiques, voir même des chorégraphies de leur cru. Pour le public, cela permet de les voir en soliste, alors qu'ils-elles font souvent partie du corps de ballet. 

De nouvelles dates sont régulièrement publiées par ici. Voici déjà celles annoncées.


Incidences chorégraphique, groupe mené par Bruno Bouché

Théâtre de Fontainebleau, le samedi 17 et dimanche 18 décembre 2011.

Friedrichshafen (Allemagne), une soirée autour des Ballets Russes, le samedi 19 et dimanche 20 mai 2012.


Karl Paquette et ses étoiles, groupe de jeunes danseur-se-s autour de l'étoile

Théâtre Louis Aragon à Tremblay-En-France, le samedi 15 octobre 2011 à 20h30.

Théâtre Espace Coluche à Plaisir, le vendredi 6 janvier 2012 à 21 heures.

Théâtre des Hauts-de-Seine à Puteaux, le dimanche 15 janvier 2012 à 15 heures.

Salle Poirel de Nancy, le 29 janvier 2012 à 16 heures.

Le Pin galant à Mérignac, le dimanche 11 mars 2012 à 14h30. 


Les solistes de l'Opéra de Paris (sans plus de précision)

Théâtre Roger Barat de Herblay, le dimanche 16 octobre à 16 heures.

Théâtre Charles-Dullin à Le Grand-Quevilly, le dimanche 6 novembre 2011 à 15 heures.

L'Atrium de Chaville, le dimanche 12 février 2012 à 16 heures.


Carte blanche à Agnès Letestu, en collaboration avec le groupe 3e étage de Samuel Murez

Opéra-Théâtre de Massy, le dimanche 16 octobre 2011 à 16 heures.


Stars et tutus, groupe mené par Alexandra Cardinale, mélangeant solistes de l'Opéra de Paris, du Ballet de Marseille et de la troupe Julien Lestel.

Casino-Théâtre Barrière de Toulouse, le dimanche 3 juin 2012 à 15 heures.


Corbeau, de Myriam Gourfink, avec la quadrille Gwenaëlle Vauthier

Studio du CDC à Toulouse, du mardi 29 au mercredi 30 novembre 2011, à 19 heures.


Et vous, qu'est-ce qui vous tente cette année ? Que pensez-vous aller voir et laisser de côté ?  

jeudi 9 juillet 2009

La vidéo-danse du jeudi (15)

C'est l'été, c'est les vacances, il fait (presque beau). Alors pour aujourd'hui, voici une petite vidéo toute fraîche et légère. La danse des claquettes de la Mère Simone, issue du ballet La Fille mal gardée.

La Fille mal gardée, un ballet léger et tellement drôle sur l'histoire d'une jeune Lise, pas vraiment d'accord avec sa mère (la Mère Simone), qui veut la marier au benêt du village alors qu'elle n'a d'yeux que pour le séduisant Colas.

La chorégraphie est du britannique Frederick Ashton. Humour anglais oblige, aucun des personnages ne s'étonne de voir un coq et quatre poules géantes se mêler à leurs danse, de voir un jeune homme s'envoler sur son parapluie rouge... Ou de voir, en plein XVIIIe siècle, la Mère Simone se mettre à faire des claquettes dignes de Fred Astaire.



Petite parenthèse (non, je ne suis pas sponsorisée par l'ODP). La Fille mal gardée est donné jusqu'à mi-juillet au Palais Garnier. Il reste encore pas mal de places, dont certaines à 20 $. Un ballet drôle, rafraîchissant, pas trop long, et léger comme une soirée d'été, à votre place, je n'hésiterais pas.

Com­­­pa­­­gnie : Royal Ballet
La Mère Simone : Will Tuckett
Lise : Marianela Nunez
Colas : Carlos Acosta
Cho­­­ré­­­gra­­­­phie : Frederick Ashton

mardi 30 juin 2009

Pina Bausch ne dansera plus

J'étais ce soir le sourire aux lèvres, encore toute légère de La fille mal gardée. Je rentre, je facebooke (quelle que soit l'heure à laquelle je rentre, mon premier réflexe est toujours de facebooker, c'est terrible), et j'apprends la nouvelle.

La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est décédée aujourd'hui. Encore sur scène il y a quelques jours, elle est morte d'un cancer foudroyant. Elle avait 68 ans.

Pina Bausch fait partie des gens dont je connais très peu l'œuvre, mais dont le nom m'évoque aussitôt un profond respect. Pina Bausch était l'une des figures les plus importantes de la danse contemporaine -de la Danse tout court- et rare femme à diriger une compagnie. Elle a su créer son propre style, inventer quelque chose, marquer profondément les esprits.

Aurélie Dupont évoque souvent dans des interviews ses liens avec Pina Bausch. Notamment lors d'une rencontre avec le public il y a quelques années, à laquelle j'avais assisté. Aurélie Dupont évoquait Pina Bausch avec un respect immense et une profonde admiration. On sentait que la chorégraphe avait véritablement changé sa façon de danser, sa façon de percevoir la Danse.

C'est dommage d'avoir appris cette nouvelle sur le net, alors que j'étais au Palais Garnier quelques heures plus tôt. Je sais, La fille mal gardée d'Ashton n'a pas grand chose à voir avec Pina Bausch, mais tout de même. Un petit mot au début n'aurait peut-être pas été de trop.

Pour finir, Le Sacre du printemps vu par Pina Bausch :