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vendredi 6 mars 2009

Les Enfoirés font leur cinéma : mon petit résumé du concert

L'édition 2009 du concert des Enfoirés, Les Enfoirés font leur cinéma, c'est pour ce soir (pour ceux qui n'auraient pas été touchés par le matraquage de pub sur TF1 et toutes les radios).

J'étais au concert, celui du dimanche après-midi. Je ne sais pas si la retransmission TV rendra bien, en général, je suis assez déçue. Le concert était tout cas juste génial, l'un des meilleurs crus auquels j'ai assisté.

1h 1/2 de file d'attente dans le froid pour le 5ème rang de la fosse, pas mal ! En arrivant vers 9h30 aux portes de Bercy, nous avons eu un peu peur en voyant le monde devant la file "fosse". Nous sommes donc allées dans celle des gradins, beaucoup moins garnies en cette heure matinale, en pensant que l'on pouvait descendre facilement des places assises. Gagné, on a pu sans problème rejoindre la fosse, au centre, et se trouver très proche de la scène (à côté de fans d'Alizée, on ne peut pas tout avoir). Les organisateurs avaient eu la bonne idée de faire rentrer le public très tôt, 11h. Rajouter à cela un groupe du Nord qui nous ont offert une coupe de champagne dans la queue, le concert ne pouvait pas mieux commencer.

Après deux heures assises dans la fosse, entre pique-nique et jeux de cartes, l'ambiance monte d'un cran (de 10 plutôt). Ça crie, ça hure, ça holà dans tous les coins, tout ça dans l'ambiance bonne enfant des Enfoirés, yeeeee. 13h30 : la première partie, 1/4 d'heure de best-off des saisons précédentes. Rien de mieux pour faire monter la sauce, et de voir que mon cher Jean-Jacques Goldman  est toujours premier à l'applaudimètre. Dommage qu'ils ne puisent uniquement dans les images des 5 dernières années, il y avait de si jolis moments dans les années 90 !

Enfin, ça y est, les lumières s'éteignent, ça hurle à mort, c'est cool. Les artistes arrivent déguisés en Charlot. Toi+moi retentit (comme de par hasard), ça marche trop bien cette chanson, c'est tellement Enfoirés. L'ambiance est au top... et ne retombera pas malgré les trois heures de concerts.

C'est étrange, je connaissais assez peu les chansons présentées cette année, et pourtant, je n'ai pas vu le temps passer. Peut-être parce que le tout était vraiment de qualité. Les arrangements étaient très bien foutus, les castings bien pensés (ce qui est loin d'être le cas chaque année), les artistes au top de leur forme... Ils avaient un vrai plaisir d'être là. Les chansons étaient très bien choisies, sachant alterner les styles et les époques : Johnny, BB Brunes, Véronique Sanson, Christophe Maé, Fernandel, Renaud, Barbara, Renan Luce... avec des mises en scènes souvent originales, en tout cas rigolotes. Bref, il y en avait pour tous les goûts et toutes les époques, et c'est définitivement ça qui marche ! Personnellement, je regrette un léger manque dans la pla-list de mon quatuor préféré des années 80, à savoir JJG-Souchon-Cabrel-Berger. Mais bon, on ne peut pas tout avoir.

Difficile de citer un passage qui m'a particulièrement marqué. Les images défilent, les moments d'émotion, de gros délires... J'ai adoré le début, La fleur aux dents, On s'attache, La petite cantate, le medleys Blanche-Neige, particulièrement délirant, et le medley Teuf. Mais il faut dire qu'enchaîner I Kissed a girl, Amy Winehouse et Parle à ma main, ça marche à tous les coups. 3 heures de fêtes, de folie, de moments d'émotion... Moi, j'adore.

Les artistes étaient en général supers et sans égo. Après, chacun ses goûts, mais j'ai toujours du mal à trouver un intérêt musical à Alizée ou Jennifer. Muriel Robin m'a manqué, ainsi que certains artistes plus âgés, si je peux me permettre. Cabrel, Souchon, Voulzy, Clerc, revenez ! Renan Luce s'est très bien intégré, et avait un air appliqué trop chou. Thomas Dutronc était plus discret. Christophe Willem génial, Bruel en super forme, Maxime Le Forestier déchaîné... J'ai même apprécié Pascal Obispo, c'est dire !  Evidement, j'ai trouvé Jean-Jacques Goldman bien trop absent. J'en ai fait part à ma cousine après le concert, ce à quoi elle m'a répondu : "Tu rigoles ? On ne parle que de lui !".Et c'est vrai, JJG est souvent cité dans les intermèdes, il fait de la figuration sur les tableaux... Il n'est pas le plus mis en avant, mais sa présence plane en permanence.

Encore un truc super bien cette année, mais je ne sais pas si cela passera à la télévisons. Les temps d'attente entres les chansons sont parfois assez longs, du fait des changements de décors. Pour faire passer le temps au public, quelques artistes sont venus avec leur guitare chacun à leur tour chanter leur propre chanson. Découvrir Christophe Willem en live sur Double Jeu, Christophe Maé sur On s'attache, c'était très agréable. Voir arriver Maxime Le Forestier avec sa guitare, l'entendre chanter une chanson de Brassens, entendre les 15 000 personnes de Bercy reprendre le refrain en chœur, c'était très émouvant. Hurler face à Patrick Bruel qui chante Alors regarde, ou trépigner en tapant des mains face à Aubert sur un tube de Téléphone, on touche juste au mythique. J'ai même chanté Fan en même temps que Pascal Obispo, mais que m'arrive-t-il ?

Un très, très bon concert en résumé. Reste à savoir si cette ambiance sera bien retranscrite à la télévision. J'ai vu quelques extraits, et le son m'a semblé, à regret, bien remixé, ce qui casse le côté live et enthousiasmant du concert. Et l'année prochaine, ils seront où ?
Photos : Nicolas Drouault

vendredi 27 février 2009

Enfoirés 2009 : la guerre des places n'a (presque) pas eu lieu

Après un an d'abstinence (je n'étais pas au concert de Strasbourg en 2008), je renoue avec les concerts des Enfoirés. Ils sont à Paris-Bercy en 2009, ce serait dommage de ne pas en profiter. Et oui, j'aime ces grands spectacles où règne en maître la chanson française et qui ressemble à un karaoké géant. J'appuie plus particulièrement sur le mot "Concert", la diffusion télé depuis 2003 me laissant quant à elle un goût d'ennuie. Trop d'artistes, trop de retouches sonores, trop de coupures, trop de sketchs lissés... Les concerts du samedi sont infiniment mieux ! Surtout quand on y va entre amis/cousins et qu'on en profite pour se faire un petit week-end bien sympathique.

Mais qui dit renouer avec les Enfoirés dit aussi renouer avec la grosse angoisse de la vente des places. Parce que le public des Enfoirés, étant par nature extrêmement varié, remplit une semaine à Bercy plus vite que les fans de Mylène Farmer. Mis à part en 2003, je n'avais jamais véritablement connu ce fameux stress du manque de place. A chaque fois, c'est mon copain qui s'en est chargé, et est-il doté d'un portable magique, mais il a toujours réussi à joindre le standard en 10 minutes chrono, ce qui tient du record de rapidité pour ce genre d'événement.

Mais cette année, le copain au portable magique ne voulant pas aller au concert, j'ai dû endosser à moi seule la lourde responsabilité d'obtenir les précieuses places. Ma sœur ayant cours et ma cousine travaillant, y parait qu'il n'y avait que moi de disponible.

Alors en ce 25 novembre 2008, jour de la mise en vente des places pour les concerts des Enfoirés 2009, j'ai préparé mon plan d'attaque. La vente commençait à 9h00, s'agissait de ne pas se planter.

7h15 : J'ouvre un œil. Me lever à cette heure si matinale alors que je ne travaille pas, c'est pas du grand sacrifice tout de même ?

7h35 : Les yeux encore pas bien ouverts, j'inscrits studieusement sur mon téléphone les numéros des plates-formes téléphoniques.

8h07 : J'affronte le terrible froid parisien pour traverser la rue jusqu'à l'arrêt de bus.

8h25 :
J'arrive aux Quatre Temps et je passe devant le Virgin. Une queue de ouf. Je n'ose pas imaginer à quelle heure sont arrivés les premiers. Renseignements pris, il paraît que ça serait autour de 6h du matin, certains ont pris le train de nuit depuis Toulouse pour ça (je vous l'avais dit : pire que pour Mylène Farmer).

8h30 : Je passe mon chemin, grimpe un étage et me dirige vers le Auchan.

8h31 :
Et là aussi il y a une queue de ouf. A vue de nez, 200 personnes. Bon, je n'ai pas trop le choix, je suis porteuse de tant d'espoir, je m'insère dans la file d'attente, qui est à l'intérieur et pas dans le froid, c'est déjà ça.

8h37 : Ambiance sympa. Les vigiles passent dans les rangs pour distribuer confiseries et café chaux. Tant mieux, dans l'empressement, je n'avais pas pris de petit-déj'.

8h44 : Ça discute ferme autour de moi. Certains débattent âprement ("On prend plutôt la date du samedi soir ou du dimanche après-midi ?"), d'autres se posent des questions existentielles ("Et on fait quoi s'il n'y a plus de place pour le vendredi ?"), d'autres préviennent le boulot ("Ne m'attendez pas avant 10h30, Hervé est au courant"), et d'autres prennent des nouvelles d'amis dispatchés dans Paris pour multiplier les chances d'avoir des tickets ("Ça va comment à la Fnac des Champs ?").

8h53 : Ça comment à s'activer. Des bruits se font entendre de l'autre côté de la grille, quelques personnes (dont moi, je l'avoue) commencent à essayer de joindre les centres d'appel téléphonique, déjà sursaturés.

8h58 : Je jette un petit coup d'œil à la file. Détail réconfortant, il y a beaucoup plus de personnes derrière moi que devant moi.

9h00 : Clameur, c'est l'heure. Mais rien ne se passe.

9h02 : Clameur, ça y est, la grille est ouverte.

9h05 : Rendons hommage au personnel de l'Auchan des Quatre Temps. Tout est très bien organisé pour aller vite tout en évitant la moindre bousculade. Oui, même pour des concerts caritatifs, certains sont prêts à abattre 200 personnes pour avoir leurs places.
9h11 : Ambiance toujours aussi sympa, le magasin diffuse le DVD du cru 2003.

9h16 : Les rumeurs les plus folles courent sur les rangs : plus que 2 000 places de disponibles, les billetteries sont tombées en panne, c'est foutu, on n'aura jamais de place.

9h25 : Je passe le dernier accordéon, ce serait dommage d'être bloquée ici tout de même.
9h40 : Ça y est, à mon tour ! Aucun problème pour avoir 3 places pour le dimanche après-midi, gros soulagement.

9h41 : Passage à la caisse. Addition salée tout de même. Mais bon, c'est pour la bonne cause.

9h42 : Envoi compulsif de textos victorieux aux deux intéressées travailleuses.

9h45 : Je redescends prendre mon bus et repasse devant le Virgin. A vue de nez, il y en a encore pour trois heures de file d'attente. 9h53 : Dans le bus, au moins deux personnes parlent de leur achat victorieux. J'ai l'impression de faire partie d'un grand club.

10h02 : Textos de remerciement enthousiastes de la part des deux intéressées travailleuses. Rendez-vous le 25 janvier prochain pour, quand même, la meilleure partie de cette lutte acharnée : le concert.