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dimanche 19 février 2012

Le petit bilan d'actu, S05 EP18

Cette semaine, prenons des nouvelles de La Bayadère, de la soirée Robbins/Mats Ek, de Marie-Claude Pietragalla, du Malandain Ballet Biarritz, toujours l'agenda et la revue de presse, et un flash-mob très sympathique pour finir. 

COTE ACTU

- Des nouvelles de La Bayadère

Bonne nouvelle du côté des distributions de La Bayadère. Héloïse Bourdon, qui était remplaçante sur le rôle de Nikiya, est devenue titulaire, et devrait donc avoir au moins une date. Même chose pour Sarah Kora Dayanova, Mathilde Froustey et Laura Hequet sur Gamzatti. Héloïse Bourdon et Sarah Kora Dayanova devraient avoir la matinée du 24 mars, Mathilde Froustey et Laura Hequet pourraient avoir plusieurs représentations. Avec la confirmation de Myriam Ould-Braham dans Nikiya, voilà enfin un peu de renouvellement dans les distributions ! 

Mais cela crée toujours la polémique. Sur le web, certains et certaines s'étonnent du peu d'étoile distribuées. Pou d'autres, ces mises en avant de jeunes talents se font un peu dans l'urgence, il faut bien aligner des danseur-se-s quand des étoiles presque sur le départ ne veulent plus danser ces grands classiques. Cela promet en tout cas des soirées surprenantes, dommage que les prix élevés de Bastille obligent la plupart des habitué-e-s à se restreindre sur le nombre de dates. 

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- Des nouvelles de la soirée Jerome Robbins/Mats Ek

Quelques petits changement sont apparus dans cette soirée, par rapport aux pré-distributions. Pour le ballet Dances at a gathering de Jerome Robbins tout d'abord, Eve Grinsztajn devient titulaire pour le personnage Mauve, à la place d'Emilie Cozette qui se concentre sur La BayadèreNolwenn Daniel et Muriel Zusperreguy sont aussi titularisées sur le personnage Jaune, à la place de Laëtitia Pujol. 

Chez les hommes, Mathieu Ganio fait son apparition pour le personnage Marron, à la place de Benjamin Pech. Ces deux derniers ne sont donc plus sur Violet, qui sera tenu par Nicolas Le Riche et Karl Paquette. Benjamin Pech sera finalement sur le personnage Vert, avec Mathieu Ganio et Pierre-Arthur Raveau, qui est titularisé. Daniel Stokes est enfin titularisé pour le personnage Brique. Vous avez tout suivi ?

Pour le ballet Appartement de Mats Ek, une bonne nouvelle également, la confirmation de la venue de José Martinez. L'ancien danseur étoile de la troupe, désormais directeur de la Compagnie Nationale de Danse d'Espagne, devait revenir pour Onéguine. Mais une blessure l'en a empêché. Sauf incident de dernière minute, il devrait bien être présent au Palais Garnier. Le seul petit changement à prévoir est la présence de Laure Muret sur sur Le Chapeau, à la place de Géraldine Wiart.

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Le partage de la troupe entre ces deux soirées, qui auront lieu en même temps, est donc finalisé. On peut donc espérer que les distributions date par date ne devraient plus trop tarder. 

- Des nouvelles de Marie-Claude Pietragalla

Marie-Claude Pietragalla sera avec sa troupe au Festival d'Avignon cette année. Et prépare un grand spectacle pour 2013. Avec son compagnon Julien Derouault, la danseuse réfléchit à un spectacle mêlant la danse et la haute technologie, comme la 3D ou les hologrammes. L'idée ? Que la danse ne se passe pas uniquement sur scène, mais aussi sur les murs du théâtre, dès l'entrée. La troupe se serait associée à un gros nom de l'industrie française pour mener ce projet à bien. Le spectacle, qui se voudrait grand public, serait basé sur une pièce d'Eugène Ionesco. 

- La boutique du Malandain Ballet Biarritz

Pour ceux et celles qui apprécient la troupe de Thierry Malandain, la boutique en ligne du Malandain Ballet Biarritz vient tout juste d'ouvrir. On y trouve des ouvrages sur le chorégraphes, des DVD, des affiches, des programmes, ainsi qu'une courte ligne de vêtement hommes et femmes et des accessoires. Le site est très agréable à visiter, même si le choix est parfois restreint, pour les accessoires par exemple. Une ligne qui ne demande qu'à se développer. 


COTE MEDIA

 - Le Bal de l'Opéra de Vienne

A Vienne, il y a une tradition pendant l'hiver : les bals. Plus de 1.00 sont organisés chaque année, où toutes les générations se retrouvent le temps de valses et de polkas. Le plus prestigieux d'entre eux reste le Bal de l'Opéra de Vienne, événement mondain le plus important de l'année. Le Ballet de l'Opéra de Vienne y a participé, avec un petit intermède chorégraphié pour l'occasion par Pierre Lacotte. Contrairement à l'année dernière, Manuel Legris n'y a pas dansé, mais était présent à la soirée. Une micro-interview de lui est d'ailleurs à retrouver dans cette vidéo ( à 24 minutes). Le ballet est à voir sur celle-ci (à 25 minutes, juste après l'arrivée des Débutantes) et de nombreuses photos sont visibles par ce lien

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 - A lire/voir/écouter

Marie-Agnès Gillot a eu droit à un mini sujet dans un des JT de TF1. Rien de bien neuf : des images de cours, dans les loges, aux essayages... Mais cela fait toujours plaisir de se glisser en coulisses. Kader Belarbi s'est pour sa part raconté à QoBuzz, de son enfance à Grenoble à son poste à la tête du Ballet du Capitole, en passant bien sûr par ses années à l'Opéra de Paris avec Rudolf Noureev. Carolyn Carlson est enfin revenue dans La Nouvelle République sur son solo mythique Blue Lady, désormais dansé par un homme, Jacky Berger. 

Côté compte-rendu, Libération est aussi tombé sous le charme d'Orphée et Eurydice, le Huffigton Post a beaucoup apprécié la soirée Cités danse variation, et plus particulièrement la chorégraphie de Jérémie Bélingard, tandis que Telerama prend de l'avance en présentant la soirée Robbins/Ek, donnée en mars à l'Opéra de Paris. 

- Sur les blogs

Beaucoup d'articles très intéressants à lire dans la blogosphère cette semaine. Terpsichore a Barcelona a ainsi rencontré Sonia Vinograd, une jeune danseuse espagnole lauréate du dernier Prix de Lausanne. La candidate revient sur son parcours, son expérience lors du prix et la difficile situation de la danse classique en Espagne. 

Pink Lady est de son côté allée à Londres, pour le pectacle Men in Motion au Sadler’s Wells, avec entre autres Sergei Polunin. La chronique se termine par un très joli cri du coeur, sur la liberté de vivre sa passion de la danse comme on l'entend. Oui, Pink Lady préfère claquer son salaire dans des aller-retour Paris/Londres et des spectacles impromptus plutôt que dans une paire d'escarpins, et alors ? 

Plus proche de nous, A petits pas, Le Petit Rat et Une passionné de danse étaient à la répétition publique de La Bayadère, le 11 février dernier. Et c'est visiblement Laurent Hilaire qui a été la star de cette rencontre. L'ancien étoile, pour qui Noureev avait créé le rôle de Solor, avait beaucoup de choses à transmettre, avec toute la passion qu'on lui connaît. Envie d'ailleurs est allé voir Orphée et Eurydice, tout comme Rêves impromptus qui en a ramené de nouvelles photos, en particulier de la deuxième distributions. 

Et on n'oublie pas non plus les premières infos sur la saison 2012-2013 du Ballet de l'Opéra de Paris. Quelques soirées supplémentaires ont été dévoilées sur Dansomanie, tout comme la trame du programme de Garnier sur Les Chroniques d'un Petit rat parisien. Tout est résumé dans cet article de Danses avec la plume


COTE AGENDA

- Sur scène

Cette semaine est plutôt calme sur les scène de danse parisiennes. La Hofesh Shechter Company est toujours au Théâtre des Abbesses, jusqu'au 29 février. Je n'ai pas été spécialement emballée par les deux pièces proposées, mais rien de mieux que d'aller tester par soi-même.

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Pour ceux et celles qui voudraient voir des danseurs et danseuses de l'Opéra de Paris, direction Sens le samedi 25 février. Incidence Chorégraphique, le groupe de Bruno Bouché, s'y produira au théâtre municipal, avec un mélange de pièces modernes chorégraphiées par les artistes de la compagnie (José Martinez, Nicolas Paul...). 

- Il est temps de réserver

Le spectacle de Sylvie Guillem, 6.000 miles away, sera au Théâtre des Champs-Elysées du 15 au au 22 mars. Je vous rappelle le programme de cette soirée de prestige : une création de Forsythe en duo avec Sylvie Guillem et en alternance Nicolas Le Riche et Massimo Murru, une création de Mats Ek pour Guillem cette fois-ci en solo et une pièce Kylián dansée par Aurélie Cayla et Lukas Timulak. Le tout sera complété lors quatre premières dates par un duo entre le couple de légende Ana Laguna et Mats Ek. Pour l'instant, il reste des places pour toutes les catégories. Profitez-en avant que la promo ne démarre et qu'il soit beaucoup plus difficile d'en trouver. Voilà un spectacle à ne pas rater. 


COTE BLOG

La semaine prochaine sera placée sous le signe de la comédie musicale sur Danses avec la plume, avec les chroniques de Shrek, Avenue Q et Mamma Mia !, que j'ai enfin eu l'opportunité de voir. Il y aura également en début de semaine un entretien avec Juliette Roustan, la quatrième candidate française du dernier Prix de Lausanne, qui racontera son expérience. 


EN BONUS

Une petite vidéo pour clore la semaine : le flash-mob du Ballet du Rhin, qui a eu lieu le 14 février dans la gare de Strasbourg. "L'idée était d'aller chercher de nouveaux publics et montrer que le ballet peut être accessible au plus grand nombre", selon Louise Devaine, de la communication de la compagnie. Une très sympathique initiative. 

Bonne semaine tout le monde ! 

vendredi 4 mars 2011

Le féminisme mal dansé de Pietragalla

Marie-Claude Pietragalla est en ce moment de retour au Palace pour son solo La Tentation d'Eve. Un bonne occasion pour se lancer (enfin) dans mon compte-rendu de la soirée du 2 février (un mois après, il n'est jamais trop tard).

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La chorégraphie semble être en ce moment la voie royale - et presque obligatoire - de reconversion pour un-e danseur-se. Une évolution logique, un chemin tout tracé. Sauf qu'être chorégraphe n'est pas le même métier. Tout le monde n'a pas forcément la fibre pour se lancer. En quittant le Ballet de Marseille, Marie-Claude Pietragalla s'est mise à son compte, ce qui passe pour elle forcément par créer ses propres ballet. 

Sauf que Marie-Claude Pietragalla n'est pas une chorégraphe, et La Tentation d'Eve en est une preuve cruelle. Elle est une danseuse au plus profond d'elle-même, une artiste qui a des choses à dire, une personne charismatique, un certain talent pour la mise en scène et le visuel. Mais elle ne s'est pas une chorégraphe. Elle ne sais pas mettre ses pas en forme, les utiliser au mieux pour dire quelque chose, trouver son propre style.

Un mois après, j'ai le souvenir de l'avoir vu constamment gigoter sur scène, la bouche grande ouverte (manie assez répandue en ce moment et qui m'énerve à un point certain), mais de ne pas vraiment danser. Et de beaucoup de répéter. Les gestes étaient saccadés, toujours pareils, comme si elle ne savait plus vraiment danser ou utiliser ses formidables capacités. Ce qui est faux, comme elle le montre lors de rares moments de danse (rahhhh, ces développés). Une danse creuse, sans inventivité et style.

Marie-Claude Pietragalla a pourtant beaucoup de choses à dire, et c'est ce qui est encore plus dommage. Ce n'est pas une danseuse qui fait de l'effet, c'est une  artiste, avec un propos. J'ai ainsi vraiment aimé le fond de La Tentation d'Eve, beaucoup plus féministe que ne le reconnait sa créatrice dans ses interviews.

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Tout commence avec la pomme. Une grosse pomme rouge, visiblement très lourde, que Marie-Claude Pietragalla/Eve pousse avec beaucoup de difficultés sur scène. La faute, le péché originel qui pèse sur toutes les femmes depuis le début de la civilisation. Dès le début, la femme est sous l'emprise, celle du mariage (étrange danse avec un vile blanc) et de la maternité.

La femme ensuite va changer. Petit à petit, elle va prendre quelques attributs aux hommes : l'armure (Jeanne d'Arc), le pouvoir (Catherine de Médicis), la scène (la femme artiste). Elle devient même une working girl accomplie à la fin, occupant un grand fauteuil dans un large bureau. Sauf que la pomme est toujours là. Malgré les changements de costumes, rien n'y fait. Il y a l'espoir au début de chaque changement, une certaine ivresse à conquérir quelque chose, puis la résignation, s'apercevoir que la faute originelle, la chape de culpabilité, pèse toujours sur la femme. La working girl perd finalement pied, et laisse sa place à Eve, qui toujours, des siècles après, souffre à pousser devant soi la grosse pomme rouge.

Visuellement, il y a quelques belles choses tout de même, surprenantes tout du moins. Ainsi, Marie-Claude Pietragalla a toute une danse avec une marionnette, enfilée sur sa main. Cette dernière devient un personnage à part entière, complètement détachée de son corps. L'effet est assez saisissant. A retenir également, un passage où elle danse avec un masque blanc, la Catherine de Médicis, ou toute la scène autour de Barbara. Ce qui me fait penser qu'elle est peut-être plus metteuse en scène.

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Marie-Claude Pietragalla se donne corps et âme dans ce spectacle, ultra-charismatique, et tient toute la scène à elle seule pendant plus d'une heure. Mais le plus important, les pas, la façon de s'exprimer, ne sont là pas. Malgré le propos, la danse est creuse.

L'artiste a l'air d'être une danseuse entière à 200 % qui a beaucoup de choses à dire. Lorsqu'elle fait un spectacle, elle donne tout, du plus profond d'elle même, et ne peut donc peut-être pas laisser la chorégraphie à quelqu'un d'autre. C'est très frustrant, parce qu'avec ce propos, l'énergie de la danseuse, mais avec un-e autre chorégraphe, ce spectacle aurait pu être vraiment formidable.

dimanche 23 janvier 2011

Le petit bilan d'actu, S04 Ep17

Cette semaine, une revue de presse sur Marie-Claude Pietragalla, le jeu des chaises musicales au Ballet de l'Opéra de Paris, des nouvelles de Kader Belarbi et les dernières distributions de Caligula

L'ACTU COTE BLOG

Je le rappelle (comme si je ne l'avais pas déjà assez fait sur Twitter - moi, redondante ?), le concours pour gagner deux exemplaires du livre Panorama des ballets classiques et néo-classiques, de Rosita Boisseau, se termine ce soir à minuit. Il ne vous reste donc que quelques heures pour participer, en indiquant juste le nom de votre ballet préféré en commentaire de l'article du concours.

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L'ACTU COTE DANSE

- Marie-Claude Pietragalla s'installe au Palace
L'ancienne étoile du Ballet de l'Opéra de Paris se pose au Palace de Paris du 25 janvier au 12 février, puis du 1er au 12 mars, avec son spectacle-solo La tentation d'Eve. Je l'ai beaucoup vu danser ado, et avec joie, mais je n'ai pas encore découvert sa facette de chorégraphe. Cela sera chose faite dans une dizaine de jours. En attendant de remonter sur scène, Marie-Claude Pietragalla est en promo intensive. Et un peu à l'image de Sylvie Guillem, voila une danseuse que j'apprécie presque autant voir sur scène que d'entendre parler, tant tout ce qu'elle raconte est passionnant.

A écouter : Marie-Claude Pietragalla était sur France Inter ce matin dans l'émission Je hais les dimanches. Ses projets futurs devraient plus être tournés vers le théâtre. Elle était également sur RTL il y a quelques jours dans l'émission d Flavie Flament, et y racontait comment la candidature de Ségolène Royal en 2007 lui avait inspiré son spectacle.

A lire : dans Le Monde, un très bon article sur les coulisses de sa compagnie, avec tout ce que le public ne voit pas (la recherche du budget, l'équilibre financier, les lieux de répétition...). Marie-Claude Pietragalla a également donné une interview à Paris Match, où elle explique plus en détail sa Tentation d'Eve. Dans Femme Actuelle, elle revient plutôt sur son parcours, et une certaine amertume à ne plus avoir de contact avec l'Opéra de Paris depuis qu'elle en est partie. 

A voir : la danseuse a squatté les émissions de télévision ces dernier jours. On peut ainsi la retrouver dans Ce soir ou jamais ou plus récemment dans Revu et corrigé (à chaque fois en fin d'émission).

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- Quand le Ballet de l'Opéra de Paris joue aux chaises musicales
Je l'avais annoncé ici il y a plus d'un mois (ego de blogueuse surdimensionnée inside), l'Opéra de Paris l'a officialisé cette semaine : Patrice Bart quitte la maison le 30 avril. Il fera ses adieux lors de la dernière de Coppélia, le 30 mars, qui sera pour l'occasion précédé du Défilé. Son départ occasionne en tout cas plusieurs nominations, et un véritable jeu de dominos. 

Sans vraiment beaucoup de surprise, Laurent Hilaire a ainsi été nommé pour le remplacer, au poste de Maître de Ballet associé à la Direction de la Danse. Sans beaucoup de surprise non plus, Lionel Delanoë a été nommé pour le remplacer, au poste de Maître de Ballet. La véritable nouvelle est en fait la nomination de Béatrice Martel au poste d'Assistante Maître de Ballet, qui remplace ainsi Delanoë. Je suis pour ma part plutôt contente pour cette dernière, figure emblématique du corps de ballet, qui va donc poursuivre sa carrière à Garnier.


- Kader Belarbi à la tête du Ballet du Capitole de Toulouse
L'ancien danseur étoile prendra dès le 1er février la tête de la compagnie. Il se penchera sur la saison 2012/2013 avant de prendre définitivement son poste durant l'été 2012, en remplacement de Nanette Glushak. Après Manuel Legris à Vienne, José Martinez en Espagne, ou il y a déjà quelques années Charles Jude à Bordeaux, une autre étoile "Noureev" prend les rênes d'une grande compagnie. Pour l'état de la danse en France, et surtout l'état du ballet, cette nomination ne peut qu'être une bonne nouvelle. Mais je ne peux m'empêcher de me demander ce que deviennent les danseuses. Toute se sont reconverties, en tant que professeures ou maitre de ballet. Mais mise à part Elisabeth Platel à la tête de l'Ecole de danse, aucune n'a eu de véritables responsabilités dans une compagnie.

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- Les distributions complètes de Caligula
Il s'est passé quelque chose de bizarre cette semaine. Vendredi, l'Opéra a mis en ligne les distributions date par date du ballet Caligula. Soit 10 jours avant la première (petit cris de stupeur et d'admiration). Trois distributions, avec quelques petites variantes, se distinguent, avec à chaque fois de fortes personnalités.


L'ACTU A VENIR

A lire sur ce blog la semaine prochaine : les résultats du concours, un compte-rendu du plutôt sympathique gala Karl Paquette et ses étoiles à Saint-Maur, des nouvelles de Caligula avec une review de la répétition publique et/ou (plutôt ou) de la rencontre avec Guillaume Gallienne, retour sur le palmarès des NRJ Music Awards (vraiment, ça n'a rien à voir, mais c'est la saison), et soyons fou, peut-être la critique qui attend depuis une semaine, celle d'Octopus de Decouflé (spectacle vraiment bien que je vous encourage à découvrir).


EN BONUS

Natalia Makarova faisant répéter Le Lac des Cygnes à Ouliana Lopatkina... What else ? (la version longue d'1/2 heure est par ici).



vendredi 3 décembre 2010

Les Empreintes de Marie-Claude Pietragalla

Empreintes, le nouveau magazine documentaire de France 5, consacre son prochain numéro à la danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla. En attendant sa diffusion ce soir, le vendredi 3 décembre à 20h35 sur France 5, petit compte-rendu de cette émission.

Tout démarre comme dans n'importe quel reportage sur la danse : Pietra sur scène, dans sa dernière création, puis en studio, s'étirant à la barre. C'est un rite immuable. Montrer le-la danseur-se dans son art, puis dans son quotidien, en studio.

Le premier quart d'heure est réservé à Marie-Claude Pietragalla à l'Opéra de Paris. Elle raconte son parcours, comment, petite fille timide, elle est venue à la danse, puis à Paris. Quelques images d'archive nous la montre Petit Rat, en première division. Puis c'est l'entrée dans le corps de ballet, avec déjà l'idée, raconte-elle, de ne pas se contenter de faire, de rester dans le cadre. Le Lac des Cygnes, Carmen, Don Quichotte... On replonge dans sa carrière d'étoile à travers d'anciens reportages et images de ballet, avec en prime un Nicolas Le Riche tout jeunôt et avec pleins de cheveux.

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Toute cette partie est entrecoupée d'une interview croisée avec Florence Clerc, qui l'a énormément fait travailler. Au-delà des anecdotes, elle dévoile sa vision de la danseuse, et des progrès qu'elle a accomplis.

Quand j'ai commencé à m'intéresser à la danse, Marie-Claude Pietragalla était déjà une star, et je n'ai pas beaucoup de recul sur son parcours. Mais il est intéressant de se rappeler,  comme le dit le documentaire, qu'elle a été huit ans étoile. Seulement huit ans. C'est très peu, et pourtant, cela lui a suffit pour marquer les spectateur-rice-s de l'Opéra de Paris.   

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Le deuxième quart d'heure est consacré à son expérience à Marseille. Ah, Marseille.... Cela semble toujours aussi douloureux pour la danseuse, qui en parle avec des mots très durs : "la volonté de tuer l'artiste". On sent encore toute la rancoeur et l'incompréhension, et Marie-Claude Pietragalla ne semble pas encore avoir digéré cet événement. Cette partie évoque très peu le ballet de Marseille en lui-même, pour ne pas dire pas du tout. Il ne se positionne que dans le regard de la danseuse. Ce qui donne une impression étrange, de domination totale de sa personnalité sur la troupe. Bine sûr, le reportage est centrée sur elle, mais on se demande si tous ces problèmes ne viennent pas de là. Marie-Claude Pietragalla voulait créer, elle s'est servi de l'outil du Ballet de Marseille pour le faire. Elle ne parle jamais des danseur-se-s.

Le dernier quart d'heure évoque ses dernières créations : Parco Polo, La Tentation d'Eve. Beaucoup d'images et de témoignages de son compagnon Julien Derouault. Pietra rentre plus dans le détail des pièces, expliquant son évolution en tant que chorégraphe, ce qu'elle voulait donner, la naissance de sa fille, la mort de son père. La Tentation d'Eve m'a plus particulièrement interpellé.

Et tout se termine comme tout reportage sur la danse se termine :par des saluts, le regards heureux et le visage en sueur.

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Difficile, c'est sûr, de résumer Marie-Claude Pietragalla en 50 minutes. Certains trouveront peut-être cela frustrant. Mais le documentaire nous retrace bien les lignes principales de sa vie, et nous l'a font voir dès qu'elle doit sûrement être dans la vie : entière, à fleur de peau, et entièrement dévouée à son art.

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