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vendredi 20 mai 2011

Repetto for Japan

Communiqué de presse

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Repetto a créé une ballerine spéciale Japon dédiée aux victimes du tsunami et des séismes dont l’intégralité du prix de vente sera reversée à la Croix Rouge. En signe de soutien, le logo du Japon ainsi que l’inscription "Solidarité 絆" ont été ajoutés à l’arrière de cette ballerine en chèvre blanc. Cette BB, vendue au prix de 165€ TTC en France, est disponible dès aujourd'hui le 19 mai dans toutes les boutiques Repetto, sur son site internet (www.repetto.com), chez Colette (213 rue Saint-Honoré, Paris 1er) et au Japon. Actuellement, 1000 paires sont en cours de production dans les ateliers de l’usine Repetto à Saint Médard d’Excideuil en Dordogne. Repetto estime le montant des ventes à 200 000 euros.

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mercredi 12 janvier 2011

3... 2... 1... Transformation en blogueuse mode

Coucou mes lapins en sucre d'orge !

Comment allez-vous en ce mercredi pluvieux ? Pour ma part, je suis ex-té-nu-ée ! Mais c'est pour la bonne cause (enfin, celle de mon dressing, hihihi). Et oui, aujourd'hui, c'était le début des très attendus soldes d'hiver. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

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Je sens que ma banquière va de nouveau faire une attaque. Et pourtant, promis-juré-craché, il n'y a que des choses absolument in-dis-pen-sa-bles dans ses sacs, et qui ne sont en aucun cas déjà présents dans ma penderie. C'est déjà un énorme progrès, non ?

Cette année, j'ai décidé de bouder mes boutiques chéries Maje, Sandro et Les Petites pour aller du côté des magasins d'usine. Vous savez, ces centres commerciaux avec tout un tas de stocks de grandes marques. Ok, ce n'est pas forcément à la pointe de la fashion (ils vendent encore des carrot pant et des vestes à paillettes 80's, vous voyez le tableau !). Mais niveau porte-monnaie, c'est du bon, que je rassure ma banquière. Les marques vendent ici leur invendus des saisons dernières à moins 30 %. A cela se rajoutent les soldes, qui vont jusqu'à moins 60 %. Faites le calcul (pas moi, je suis blonde), et vous pouvez ainsi trouver une super fringue d'une super marque à 50 euros, alors qu'elle se vendait à l'origine à 200 euros !

Autant vous dire, à moi les bonnes affaires ! Et ça tombe en plus pile poile avec ma bonne résolution 2011 : au lieu d'acheter dix fringues H&M sympas-mais-qui-ne-tiennent-pas-longtemps, je shoppe une belle pièce, bien coupée, dans un beau tissu. 

J'ai commencé par la marque que j'aime d'amour, Tara Jarmon.

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Note pour plus tard : ne jamais prêter l'appareil photo à l'Amoureux quand on sait qu'on aura de jolies fringues à shooter. L'iPhone est vraiment trop faible.

C'est terrible, je pourrais acheter tout le magasin ! Par ici les robes pretty cool, les jupes smart & strange et les manteaux bohème chic ! Un vrai régal pour les yeux, de véritables oeuvres d'art ! J'ai plutôt craqué sur les tops. Un en soie vert emeraude, so gorgious, rien qu'à le toucher vous savez déjà que vous serez une bombe dedans ! Un autre en soie et voile, so romantic, qui ira parfaitement avec ma jupe vintage shoppée dernièrement à Londres. 

Je suis également passée au Phare de la Baleine, où j'ai craqué sur cette robette preppy !

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Mais, euh, nous ne serions pas en plein hiver ?

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Direction donc Mango pour ce pull touuuuuuuuut doux, parfait pour les dimanche cocooning, avec une tasse liberty rempli de thé Mariage Frères, un cupcake bio fait-maison et mon Jane Austen préféré. A moins que je revois Love Actually, ça fait bien trois mois que je ne l'ai pas visionné, hihihi. Hugggggggh, que penses-tu donc de ce pull, certes pas au top de la sexitude, mais tellement doudou ?

Après plus de deux heures à arpenter les boutiques re-direction Paris. Et plus précisément la rue de la Paix. Non, parce qu'un première journée de soldes sans passer par Repetto, c'est pas possible n'est-ce pas ? Je lorgnais plus particulièrement sur d'adooooooooorables ballerines dorées, so sublime, qui iraient tellement bien avec ma robe shoppée l'été dernier au Century 21 de New York.     

Mais arrivée dans la boutique, panique ! Il n'est que 15h, et il n'y a déjà plus rien ! En désespoir, je fonce aux Galeries Lafayettes, puis au Printemps, avant de trouver mon bonheur.

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Victoire ! Ces chaussures sont aussi magniiiiiiiiifiques à mes pieds que dans la vitrine, je suis béate d'admiration devant elles, j'ose à peine le toucher hihihi. 

Bref, je suis très contente de ma première journée. A ba oui, parce qu'il il y en aura d'autres ! J'attendrais la deuxième démarque pour aller chiner chez Bérénice ou au Comptoir des Cotonniers, il y a toujours de belles pièces.

Et vous, avez-vous faits de bonnes affaires ? Quelles so sublime trouvailles avez-vous dénichées ?

Bisous à toutes !!

XOXO

PS : je précise, cet article n'est pas sponsorisé par aucune de ces marques.

PS2 : enfin, si Repetto veut me sponsoriser, je ne dis pas non, hihihi.

3... 2... 1... Retour à un état normal.

Vrai PS : si une blogueuse mode passe par ici, bien sûr, cet article est à prendre au deuxième degré. Pour se venger, elle aura même le droit d'écrire un article sur les tics et manies des blogueuses danse, ces étranges personnes qui peuvent faire six heures de queue pour aller voir Le Lac des Cygnes (alors qu'elles l'ont déjà vu deux fois en moins d'un mois) (Mais c'était pour la distribution Pujol/Heymann, ça excuse).

vendredi 22 octobre 2010

Picture Me, ou les coulisses pas très réjouissantes de la mode

Dans les sorties ciné de la semaine, tout le monde n'a d'yeux que pour Les Petits mouchoirs (qui, perso, me tente assez moyen).

Il y a pourtant d'autres longs-métrages de prévus, dont le fait-maison Picture Me.

Sara Ziff est une top-modèle. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais faites une recherche avec votre ami Google, vous verrez que vous connaissez très bien sa bouille.
 
Sara Ziff se fait remarquer dans les rues de New York par un photographe. Elle devient mannequin. Sa carrière décolle à 18 ans, et jusqu'à ses 24 ans, elle n'arrête pas, de défilés en shooting. Dès le début de sa carrière, elle demande à son petit ami Ole Schnell, de la filmer dans son quotidien. Pendant six ans, il la suit. Petit à petit, Sara prend elle-même la caméra, et interroge ses copines mannequins. Après l'arrêt de sa carrière, elle monte le tout, y met des petites animations, et en fait Picture me, un docu caméra à l'épaule sur les coulisses de la mode.

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En ce moment, tout le monde crie au scandale sur la maigreur des tops. Sara Ziff se penche un peu sur le problème, mais  préfère aborder d'autres thèmes non moins intéressants : le rapport au corps étrange des filles, la dangerosité du métier, le plein pouvoir des agents, la cadence infernal, les énormes sommes d'argent, les abus sexuels des photographes. Et comment gérer tout ça quand on a tout juste 18 ans, et qu'on est loin de tout.

Sara Ziff aime son métier, surtout qu'elle marche bien. Mais a du mal à se voir en peinture. A 18 ans, elle est affichée en grand sur Broadway. Et ne se reconnait pas dans cette fille au regard absent. Les filles témoignent : l'impression d'être des objets permanents, d'être critiquées sans arrêt. Comment se la jouer sexy quand on a 14 ans et jamais eu de petit copain ? Et puis Sara touche son premier chèque, 80.000 dollars. Elle le regarde, le soupèse, et a un peu de mal à se rendre de compte de l'énormité de la somme.

Les chèques se succèdent, 100.000 dollars, ce n'est plus si étonnant. La caméra la filme à 20 ans. Elle hésite à prendre ses cartes de crédit, elle dépense trop. Et si c'était son copain qui l'invitait pour une fois ? Les filles se demandent : pourquoi on m'aime. Pour mon argent ? Sara essaye de faire la part des choses. Beaucoup sont là pour gagner facilement de l'argent. Et puis c'est un métier qui fait rêver. Comment refuser quand une grande agence vous propose un contrat ? Mais elles se demandent  aussi jusqu'où elles sont prêtes à aller pour gagner leur chèque.

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Sara aborde très vite le problème du fond du métier : l'incroyable jeunesse des filles. Gérer autant d'argent, c'est faisable. Mais pas à 15 ans, quand on a quitté sa famille. Les filles sont prises très jeunes, et donc facilement influençables. Elles ne font plus d'étude. Elles obéissent à leur agent. Ne savent pas dire non. Certaines racontent les abus sexuels, et comment elles ont faits ce que leur demandaient les photographes pervers parce que leur agent leur avait demandé de faire "bonne impression". Elles ne connaissent que ça, obéissent comme de bons petits soldats, même à 25 ans.

Cela m'a fait penser à l'entretient L'art, la joie, l'effort, où Joël Laillier interroge une danseuse de l'Opéra de Paris. Elle raconte, comment, à 35 ans, les danseuses obéissent encore au doigt et à l'œil du professeur, parce que, dès l'enfance, on leur a appris que c'était comme ça et pas autrement. Et qu'aller au delà de ses limites physique, et s'abimer, n'est pas un problème si on le leur demande.

La psychologie dans la mode est la même, l'agent, le photographe, le créateur sont tout puissants. Un sentiment encore plus exacerbé que, souvent, ces jeunes filles ne parlent pas forcément anglais, et n'ont plus leurs parents à côté pour leur dire ce qui est bien ou pas.

Sara Ziff aime son métier, mais elle craque. Cela fait un mois qu'elle dort 5 heures par nuit, 7 jours sur 7, pour les défilés. La veille, un photographe l'a photographiée nue, alors qu'elle se changeaient en backstage, il n'a pas voulu arrêter malgré ses demandes. Aujourd'hui, elle a un shooting en petite robe d'été dans les rues de Paris en pleine hiver. Elle a une crise d'acné à cause de la fatigue. Elle pleure d'épuisement. Mais elle y va, on le lui demande. 



Sara a arrêté à 25 ans, pour suivre des études. Elle ne regrette absolument pas son passé de mannequin. Il est d'ailleurs assez troublant de voir ses copines raconter des choses assez affreuses, mais s'accrocher pour pouvoir absolument continuer.

Aujourd'hui, Sara Ziff bataille pour le droit syndical des mannequins, et pour interdire la profession aux moins de 18 ans.

mercredi 24 juin 2009

Les soldes et la Danse

Voila, en gros, on peut un peu résumer ma journée à ce titre. Il faudrait rajouter le mot "Bosser" au milieu, mais ça donne un peu moins envie.

Faire les soldes dès le premier jour, cela faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé. D'ailleurs, je crois que ça ne m'est jamais arrivé. Je ne suis pas vraiment ce qu'on peut appeler une fashionista avertie. Disons que je lis Elle, les magazines féminins, tout ça, donc je suis un minimum au courant. Mais au final, j'ai plutôt tendance à enfiler un jean, un petit haut et une paire de ballerine. Pas vraiment envie de me prendre le chou là-dessus.

Ceci dit, comme toutes les filles (allez, tombons un peu dans le cliché), j'aime bien, à dose raisonnable, faire un peu chauffer ma Carte Bleue et me ramener de jolies fringues. Depuis un an, je m'étais pour ainsi dire interdit ce genre de sport. En fait, depuis le moment où j'ai joyeusement et totalement involontairement embrassé le statut de journaliste pigiste. Mais au bout d'un moment, lorsque tu ne regardes ce que tu écris uniquement en fonction des euros qu'ils te rapportent, tu sens une certaine lassitude poindre le bout de son nez.

Donc voila, aujourd'hui, j'ai décidé de profite d'un des rares avantages du statut de pigiste, qui est d'organiser son temps de travail comme on l'entend, et d'aller affronter les hordes de groupies pour le premier jour des soldes.

Comme j'ai surtout besoin de basiques, je suis allée faire un tour du côté du Quai des marques. Les magasins d'usine, c'est bien. Mais pendant les soldes, c'est encore mieux. Dès le début, j'ai su que j'allais apprécier ma matinée. Que pouvait-on y trouver ? Des petits hauts basiques Naf-Naf à 3,50 €, des adorables tops Le phare de la baleine à 15 €, des jupes en soie Tara Jarmon à 20 € ou des robes Comptoir des Cotonniers à 35 €. Bon, cette dernière, je ne sais pas pourquoi j'en parle. Parce que tout le monde adôôôôôôôôre Comptoire des Cotonniers, et moi, je ne trouve pas ça très originale et bien cher pour ce que c'est.

Le petit plus, c'est que le centre avait prévu un petit-déjeuner gratuit pour les clients. Et avaler un jus d'orange en grignotant un pain au chocolat entre deux courses, je trouve ça plutôt agréable.

Après une après-midi studieuse, voila que je me lance dans un deuxième grand défi : prendre un cours de danse classique. Oui, parce que ça fait un an que ça ne m'est pas arrivé. Bon, en un an, on ne peut pas dire que je n'ai rien fait. J’ai sué sangs et eaux une à deux fois par semaine dans un cours de barre au sol. Ceux qui ricanent devant leur ordinateur en se disant que la barre au sol, c'est bien tranquillou et c'est pas vraiment un sport, je les invite à essayer un cours et à observer leur tête au bout d'1/4 d'heure. Vous rirez beaucoup moins.

Donc voila un an que je n'avais pas pris de cours debout. Peur d'avoir zéro équilibre, d'être tordue à la barre, de ne plus passer mes tours. Et sans me vanter, je dois bien dire que je m'en suis plutôt bien sortie. Tout va bien à la barre, je mémorise bien les exercices, n'ai pas trop de problèmes d'épaules ou de bras. Cela se complique un peu avec les fondus, lorsqu'il faut passer sur la demi-pointe. Des muscles de mes mollets que je croyais avoir oubliés viennent soudainement se rappeler à mon bon souvenir. Le milieu, je me défends aussi. L'équilibre, c'est pas trop ça, mais ce n'est pas catastrophique non plus. Je récupère un tour à droite et à gauche après deux ou trois exercices. Cool. Je rigole beaucoup moins au moment des petits sauts. Au bout de 16 temps, je suis rouge écarlate en train de cracher mes poumons quand tout le monde a l'air d'aller bien. La danse se perd à toute vitesse.

Là, le cours s'est fini il y a 2 h 30. Je suis naze au point que même m'extirper du fauteuil pour mon bureau est un exploit. Je sens quelques fourmillements dans mes mollets, indicateurs de belles courbatures demain. Mais cela m'a vraiment donné envie de m'y remettre à fond.

Voila, j'ai mal partout, je suis crevée, et je suis fière de l'être. Tout le paradoxe de l'addict de la Danse...