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mercredi 4 avril 2012

Ballet de l’Opéra de Paris en tournée aux USA : toutes les distributions

Le Ballet de l’Opéra de Paris sera en tournée aux USA cet été. Et les choses n’ont pas été faites à moitié. La compagnie donnera en effet 25 spectacles du 26 juin au 22 juillet, entre le Lincoln Center de New York,  le Kennedy Center de Washington et le Harris Theater de Chicago, ville dans laquelle ne s’était encore jamais produite la compagnie.

Le Ballet de l’Opéra de Paris donnera trois programmes : Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot (15 représentations), Orphée et Eurydice de Pina Bausch (3 représentations) et une soirée mixte Suite en Blanc de Lifar, L’Arlésienne de Petit et Le Boléro de Béjart (7 représentations).

Les distributions date par date viennent d’être rendues publiques. Tiens, tiens, plus de deux mois avant la première représentation, c’est donc faisable ! Toutes les étoiles (hormis Hervé Moreau, qui figure toujours à l’effectif de la compagnie) sont alignées sur cette tournée. Les distributions sont donc plus qu’alléchantes, avec également quelques prises de rôle des plus intéressantes, dont la très attendue Aurélie Dupont qui se lancera dans le périlleux Boléro.

D’où la question : à quand ces ballets sur Paris ? Le public américain est décidément gâté.

GISELLE

Harris Theater de Chicago

26 juin : Laëtitia Pujol (Giselle), Nicolas Le Riche (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Charline Giezendanner et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

27 juin : Clairemarie Osta (Giselle), Benjamin Pech (Albrecht), Nolwenn Daniel (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Héloïse Bourdon et Florimond Lorieux, (Pas de deux des paysans).

28 juin : Agnès Letestu (Giselle), Stéphane Bullion (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion) Amandine Albisson et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

Kennedy Center de Washington

5 juillet : Aurélie Dupont (Giselle), Mathieu Ganio (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Ludmila Pagliero et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

6 juillet en matinée : Dorothée Gilbert (Giselle), Josua Hoffalt (Albrecht), Eve Grinsztajn (Myrtha), Yann Saïz (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

6 juillet en soirée : Agnès Letestu (Giselle), Stéphane Bullion (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Héloïse Bourdon et  Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

7 juillet en matinée : Clairemarie Osta (Giselle), Benjamin Pech (Albrecht), Ludmila Pagliero (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

7 juillet en soirée : Isabelle Ciaravola (Giselle), Karl Paquette (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Audric Bezard (Hilarion), Ludmila Pagliero et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

8 juillet : Laëtitia Pujol (Giselle), Nicolas Le Riche (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Héloïse Bourdon et Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

Lincoln Center de New York

12 juillet : Aurélie Dupont (Giselle), Mathieu Ganio (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Vincent Chaillet (Hilarion), Ludmila Pagliero et Fabien Revillon (Pas de deux des paysans).

14 juillet en matinée : Isabelle Ciaravola (Giselle), Karl Paquette (Albrecht), Marie-Agnès Gillot (Myrtha), Audric Bezard (Hilarion), Héloïse Bourdon et  Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

14 juillet en soirée : Laëtitia Pujol (Giselle), Mathias Heymann (Albrecht), Ludmila Pagliero (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

17 juillet : Laëtitia Pujol (Giselle), Mathias Heymann (Albrecht), Ludmila Pagliero (Myrtha), Christophe Duquenne (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

18 juillet : Dorothée Gilbert (Giselle), Josua Hoffalt (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Yann Saïz (Hilarion), Héloïse Bourdon et  Florimond Lorieux (Pas de deux des paysans).

19 juillet : Clairemarie Osta (Giselle), Nicolas Le Riche (Albrecht), Émilie Cozette (Myrtha), Yann Saïz (Hilarion), Charline Giezendanner et Marc Moreau (Pas de deux des paysans).

On retrouve à la fois des couple qui ont brillé dans ce ballet (Pujol/LeRiche) et des associations prometteuses, comme Aurélie Dupont et Mathieu Ganio que j’ai rarement vu ensemble. Dorothée Gilbert et Josua Hoffalt auront aussi l’occasion de peaufiner leur partenariat, qui avait ébloui dansLa Bayadère. Si je ne me trompe pas, pour les prises de rôles, Eve Grinsztajn se lancera dans Myrtha et Vincent Chaillet en Hilarion, là aussi, cela s’annonce plutôt bien.

Le pas de deux des paysans, morceau de bravoure, laisse la place belle à la jeune génération, avec notamment Héloïse Bourdon. A noter que, malgré son nouveau statut d’étoile, Ludmila Pagliero y aura droit également.

DP 2012-03-28

SOIREE LIFAR-PETIT-BEJART

Boléro

Harris Theater de Chicago

29 juin : Nicolas Le Riche

30 juin en matinée : Aurélie Dupont

30 juin en soirée : Nicolas Le Riche

1er juillet : Marie-Agnès Gillot


Lincoln Center de New York

11 juillet : Nicolas Le Riche

12 juillet : Marie-Agnès Gillot

15 juillet : Aurélie Dupont

La grande nouvelle de cette tournée : Aurélie Dupont se lance à son tour dans Le Boléro et Maurice Béjart. Peu de compagnies dansent ce ballet de par le monde, et peu de solistes ont le droit de se lancer sur la grande table rouge. Curieusement, ce n’est pas forcément à Aurélie Dupont que j’aurais pensé en premier. Mais en voyant son nom sur la liste, cela me semble comme une évidence. Vivement que le ballet soit repris sur Paris, je suis vraiment curieuse de voir son interprétation !

Nicolas Le Riche et Marie-Agnès Gillot ont déjà régulièrement dansé ce ballet, avec toujours un très grand succès.

DP 2012-03-28

L’Arlésienne

Harris Theater de Chicago

29 juin : Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard.

30 juin en matinée : Clairemarie Osta et Benjamin Pech.

30 juin en soirée : Isabelle Ciaravola et Stéphane Bullion.

1er juillet : Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard.


Lincoln Center de New York

11 juillet : Isabelle Ciaravola et Jérémie Bélingard.

12 juillet : Clairemarie Osta et Benjamin Pech.

15 juillet : Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard.

Pas de surprise là non plus, mais de bien belles distributions.

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Suite en blanc

Harris Theater de Chicago

29 juin : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Émilie Cozette, Karl Paquette, Stéphane Bullion (Thème varié), Dorothée Gilbert (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Mathieu Ganio (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Benjamin Pech (l’Adage) et Laëtitia Pujol (la Flûte).

30 juin en matinée : Eve Grinsztajn, Aurélia Bellet, Laura Hecquet (la Sieste), Sabrina Mallem, Audric Bezard, Vincent Chaillet (Thème varié), Nolwenn Daniel (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq) Émilie Cozette (la Cigarette), Mathieu Ganio (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Stéphane Bullion, (l’Adage) et Laëtitia Pujol (la Flûte).

30 juin en soirée : Eve Grinsztajn, Aurélia Bellet, Laura Hecquet (la Sieste), Ludmila Pagliero, Christophe Duquenne, Nicolas Paul (Thème varié), Dorothée Gilbert (la Sérénade), Laëtitta Pujol (Pas de cinq), Marie-Agnès Gillot (la Cigarette), Karl Paquette (la Mazurka), Aurélie Dupont, Mathieu Ganio (l’Adage) et Clairemarie Osta (la Flûte).

1er juillet : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Émilie Cozette, Julien Meyzindi, Vincent Chaillet (Thème varié), Amandine Albisson (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Stéphane Bullion (la Mazurka), Aurélie Dupont, Mathieu Ganio (l’Adage) et Laëtitia Pujol (la Flûte).


Lincoln Center de New York

11 juillet : Eve Grinsztajn, Aurélia Bellet, Laura Hecquet (la Sieste), Émilie Cozette, Karl Paquette, Stéphane Bullion (Thème varié), Dorothée Gilbert (la Sérénade), Laëtitia Pujol (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Mathias Heymann, (la Mazurka), Aurélie Dupont, Mathieu Ganio (l’Adage) et Clairemarie Osta (la Flûte).

12 juillet : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Ludmila Pagliero, Christophe Duquenne, Nicolas Paul (Thème varié), Amandine Albisson (la Sérénade), Alice Renavand (Pas de cinq), Agnès Letestu (la Cigarette), Karl Paquette (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Stéphane Bullion (l’Adage) et Dorothée Gilbert (la Flûte).

15 juillet : Eve Grinsztajn, Marie-Solenne Boulet, Laurence Laffon (la Sieste), Sabrina Mallem, Audric Bezard, Vincent Chaillet (Thème varié), Nolwenn Daniel (la Sérénade), Laëtitta Pujol (Pas de cinq), Marie-Agnès Gillot (la Cigarette), Mathieu Ganio (la Mazurka), Isabelle Ciaravola, Benjamin Pech (l’Adage) et Dorothée Gilbert (la Flûte).

Je n’ai pas toute les distributions de Suite en blanc dans la tête, mais à vue de nez, je ne vois pas de prise de rôle.

DP 2012-03-28

ORPHEE ET EURYDUCE

Lincoln Center de New York

20 juillet : Marie-Agnès Gillot (Eurydice), Stéphane Bullion (Orphée) et Muriel Zusperreguy (Amour).

21 juillet : Alice Renavand (Eurydice), Nicolas Paul (Orphée) et Charlotte Ranson (Amour).

22 juillet : Marie-Agnès Gillot (Eurydice), Stéphane Bullion (Orphée) et Muriel Zusperreguy (Amour).

La tournée se finira donc par le ballet de Pina Bausch (dont les œuvres ne doivent pas souvent être données aux USA), avec les deux trios qui avait fait merveille cet hiver.

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Allez, rêvons un peu : su vous pouviez aller aux Etats-Unis cet été, vers quelle distribution vous dirigeriez-vous ?

mercredi 15 février 2012

Orphée et Eurydice : épisode 2

Jeudi 6 février 2012. Orphée et Eurydice de Pina Bausch, par le Ballet de l’Opéra de Paris, au Palais Garnier. Avec Nicolas Paul (Orphée), Alice Renavand (Eurydice) et Charlotte Ranson (Amour).

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Cette soirée fut acrobatique. Aymeric a eu droit au combo "Pas de place pour les genoux/horde d’ados déchaîné-e-s" à l’amphithéâtre, Mimy se retrouva perchée aux cinquièmes loges, debout, à côté de Palpatine qui voulait apparemment se mettre à danser.

Et pour moi, un fond de première loge 6, d’où l’on ne voit pas grand-chose. JRiou se trouvait deux loges derrière moi, me fit signe, je m’incruste. Et après avoir retiré mes chaussures, effectué quelques mouvements acrobatiques et recherché l’équilibre debout sur ma chaise, j’arrivais à une vue plongeante sur les ¾ de la scène.

C’est amusant (ou pas), tous les commentaires sur Orphée et Eurydice cette saison démarrent par ce genre d’histoire. La faute à des tarifs prohibitifs (45 euros en amphi, hum, hum). Forcément, il faut ruser.

Etait-ce à cause de notre placement ? Mais la vision de la soirée que nous avons eu tous les cinq n’était pas forcément la même. A avoir un angle mort et une vue plongeant sur l’orchestre, forcément, on se met à faire plus attention à la musique. Encore plus belle que lors de la générale, il n’en fallait peu pour que JRiou prenne la place du chef.

Mes impressions globales furent les mêmes que pour le premier épisode. Un mélange du chant et de la danse sublime. Mais aussi quelques passages un peu longs, oubliés par d’autres proprement saisissants. En relisant ma chronique de la générale, je me suis ainsi rendue compte que les seconds avaient pris le pas sur les premiers. Mais cette deuxième vision me remit en tête certaines choses. La danse proprement dite m’a laissé quelques longueurs.

Les passages du corps de ballet, porté par le chœur, restent définitivement les plus beaux moments. En tête, la très belles deuxième partie dans les Enfers, à la fois sombre, inquiétante, et remplie de références parlant à ceux et celles qui connaissent un minimum la mythologie antique.

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Mais rien ne semble surpasser la puissance du Deuil. Les pleureuses hiératiques, aux longs mouvements gémissants toutes vêtues de noir, ouvrant et finissant le ballet, mettraient des frissons à n’importe quelle âme asséchée. La danse de Pina Bausch, ces mouvements terriens, presque sauvages, c’est bien cela.

Pour les solistes, Nicolas Paul remplit d’emblée la scène lors de la première partie. Ses mouvements sont moins amples que ceux de Stéphane Bullion, moins aboutis. Mais il y a chez lui une humanité que n’avait pas l’étoile, et qui convient beaucoup mieux à ce ballet qu’un geste parfait.

Alice Renavand joue pour sa part sur un registre plus romantique. C’est une belle jeune fille que la mort a fauché trop tôt. Elle est plus douce, plus femme (dans le sens caricatural du terme, on attend d’une femme qu’elle soit sage), que Marie-Agnès Gillot. Ce n’est pas la présence ni l’investissement qui lui manque. Mais tout subjectivement parlant, j’ai préféré la force de l’étoile, qui me semble difficilement égalable dans ce rôle.

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Le couple ainsi formé ne m’a pas séduite outre-mesure, mais dans le doute, je mettrais ça sur le compte de mon placement.

Quoique.

Ce qui est bien quand on doit être debout sur sa chaise pour voir, c’est que cela fait vite le tri. Ce qui est vraiment sublime, vraiment inoubliable, arrivera forcément jusqu’à nous.

Charlotte Ranson en Amour a fait partie de cette catégorie. Voilà d’un coup un rayon de soleil qui débarque dans ce paysage de deuil, une vague d’espoir, qui guide aussi bien Orphée que le public. Un moment où l’on se fige vers la scène, et où l’on oublie comme par miracle les sourdes crampes qui commencent à arriver aux mollets. Ces moments de grâce sont peut-être encore plus beau quand ils franchissent autant d'obstacles. 

dimanche 12 février 2012

Le petit bilan d'actu, S05 EP17

Cette semaine, des nouvelles de Dorothée Gilbert, de La Meilleure danse ou d'Orphée et Eurydice, avec toujours l'agenda et la revue de presse. 

COTE ACTU

- Dorothée Gilbert nouvelle égérie de Repetto

La danseuse étoile Dorothée Gilbert est la nouvelle égérie de Repetto, pour la collection Printemps-été 2012. Une photo tout en rose, comme le veut la marque, dans un univers très romantique, avec un costume semblant donner des ailes de papillon à la danseuse. Les avis sont plutôt très positifs sur cette nouvelle pub, qu'en pensez-vous ? 

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Dorothée Gilbert prend ainsi la place de Marie-Agnès Gillot, qui incarnait la marque Repetto depuis un an. Au passage, petite indiscrétion concernant la photo de cette dernière. Au naturel, la jambe de Marie-Agnès Gillot se levait plus haut, et son coup de pied de la jambe de terre était plus fort. Mais la marque a préféré raboter le tout et rabaisser la jambe à coup de Photoshop, un comble pour les amateur-rice-s de danse classique.  

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- Des nouvelles de La Meilleure danse

Puisque l'on parle de Marie-Agnès Gillot, voici des nouvelles de l'émission La Meilleure Danse, dans laquelle la danseuse étoile est jurée. Comme annoncé ici il y a quelques semaines, le programme arrive désormais sur M6, et la deuxième saison devrait voir le jour au printemps. Les castings ont d'ailleurs déjà commencé. Vous avez envie de faire partie du public de l'émission ? Les tournages auront lieu les 22, 23, 24 et 29 février, ainsi que les 1er et 2 mars. Ils se dérouleront chaque jour en deux cessions, de 9h30 à 13h00 et de 14h00 à 20h00, à la La Plaine Saint Denis. Pour vous inscrire, direction le site de l'Agence Idille, en charge du public. 

Et en évoquant la danse à la télévision, on n'oublie pas l'émission You Can dance, qui arrive sur NT1 le jeudi 16 février à 20h45. 

- Une exposition sur Pina Bausch

Une exposition de photos sur l'oeuvre de la chorégraphe Pina Bausch se tient à l'Hôtel Galerie Le Marceau-Bastille, à Paris, jusqu'au 31 mai. Intitulée Pina Bausch : eau, terre, air, feu, danse, elle est réalisée par le photographe Laurent Paillier. Ce spécialiste de la danse s'est glissé au plus près des danseur-se-s, pour capter quelques instants des ballets de Pina Bausch. Toutes les infos sur le site Le Pictorium


COTE AGENDA

- Sur scène

Orphée et Eurydice se tient encore jusqu'au 16 février au Palais Garnier. Gros succès auprès du public, quelques places sont encore disponibles chaque soir au guichet, à condition d'arriver tôt. 

Carolyn Carlson affiche également complet au Théâtre de Chaillot du 15 au 18 février, avec sa chorégraphie Inanna, créée en 2005. "Dans un décor de briques (signé Euan Burnet-Smith) et avec des poésies comme source d’inspiration, la chorégraphe multiplie les profils, ose une danse épurée par instants, lyrique par d’autres, incroyablement généreuse toujours. Dans cette ode à l’incarnation de l’être féminin, sept interprètes jouent l’harmonie des corps et des passions". Là encore, des places de dernière minutes sont régulièrement mises en vente sur Internet et au guichet. 

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Dans le cadre de ce spectacle, Carolyn Carlson donnera une performance sur la thématique "Encre et calligraphie", le jeudi 16 février à 18h30 au Musée Guimet. Entrée libre sur réservation obligatoire au 01-53-65-30-00. 

La compagnie de cirque Cie 14:20 sera dans ce même Théâtre de Chaillot quasiment aux mêmes dates, du 14 au 17 février, pour leur spectacle Vibrations. Une bonne idée sortie pour un public familial.  

La Hofesh Shechter Compagny sera pour sa part au Théâtre des Abbesses dès le 14 février, avec deux pièces, The Art of not lokking back et Uprising. Une danse "violemment énergique" selon le programme. 

- Rencontres

Le Théâtre de Chaillot organise plusieurs activités cette semaine autour du Cirque Cie 14:20. A faire en famille tout d'abord, un atelier le mercredi 15 février à 15 heures, autour de la magie et du jonglage, avec des artistes de la compagnie. Il sera suivi pour les plus grands par une conférence sur la magie à 17 heures. Un atelier de magie, cette fois-ci pour les adultes, est aussi organisé le vendredi 17 février à 18 heures. Réservation obligatoire au 01-53-65-30-00. 

Cette année, l'Ecole de Louvre donne tous les vendredi une conférence sur l'histoire de la scène à Paris. Le thème du vendredi 17 février sera Du ballet romantique à Degas. Ces conférences ont lieu de 18h30 à 19h30, entrée libre. 

- Il est temps de réserver

La soirée Robbin/Mats Ek sera disponible à la vente aux guichets et par téléphone dès le mardi 14 février. Une fois n'est pas coutume, il y a peu de chance d'avoir les distributions d'ici là. Pour L'Histoire de Manon, une seule date est connue : Clairemarie Osta sera sur scène le 13 mai, puisque c'est lors de cette représentation qu'elle fera ses adieux à la scène. Quelques places sont régulièrement mises en vente sur le site web de l'Opéra de Paris, soyez vigilant-e-s. 

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La saison 2012-2013 de l'Opéra de Paris sera présentée au public le dimanche 18 mars. Le rendez-vous est fixé à 10h30, à Bastille (avec les croissants compris ?). Cette offre est pour l'instant réservée aux abonné-e-s. 


COTE MEDIA

- Orphée et Eurydice

Le ballet de Pina Bausch Orphée et Eurydice continue de truster les médias. Des critiques, toutes très élogieuses, ont ainsi fleuri cette semaine sur ResMusica, ConcertClassique, Toutelaculture, le Journal du Dimanche, le Huffington Post, le Financial Times et sur AltaMusica, qui en profite pour écorcher le nom de la plupart des artistes. 

Des petits sujets sont égalament à voir sur les JT de France 3 (8 février) et France 2 (9 février). Ce dernier se distingue particulièrement avec une courte mais intéressante interview de Marie-Agnès Gillot, qui explique les principes de la danse de Pina Bausch. Enfin, même s'il date un peu, un joli portrait d'Alice Renavand est à retrouver sur le blog Coulisses de la culture.

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- A lire, voir, écouter

Le Cedar Lake Contemporary Ballet était en courte tournée en France cette semaine. La troupe a eu droit à une critique plutôt élogieuse des Echos. Le Nouvel Obs dresse aussi un bon portrait de cette compagnie, en retraçant son histoire et en profitant pour faire un point sur la situation difficile de la culture aux Etat-Unis. 

Dans Le Monde, un très intéressant reportage est à lire sur les auditions du Cirque du Soleil. Comment déceler une âme d'artiste chez des sportifs de haut niveau ? C'est toute la tâche de cette journée de casting.  Stéphane Bullion et Anne Deniau ont eu droit à un court reportage sur France 3, à l'occasion du vernissage de l'exposition autour de leur livre 24 hours in a man's life. Les Echos revienennent sur la vision du couple dans la danse, avec le témoignage entre autres de Thierry Malandain, tandis qu'une dépêche résume l'affaire Mariafrancesca Garritano, cette danseuse renvoyée de la Scala car accusant le théâtre de son anorexie. Enfin Caroline Daniaud a raconté sur son blog les coulisses d'un shooting de Christian Lartillot, avec Vincent Chaillet devant l'objectif. 


COTE BLOG

Beaucoup de choses à lire la semaine prochaine sur Danses avec la plume. Tout d'abord, un point sera fait lundi sur les dernières rumeurs concernant la saison 2012-2013 du Ballet de l'Opéra de Paris. Cette prochaine saison sera dévoilée dans un mois, qu'est-ce qui pourrait nous attendre niveau programmation ? 

Puis place à un test de la bourse aux places du même établissement lancée la semaine dernière. Je publierai jeudi, début de l'émission You Can Dance, une interview de l'un des jurés Nico Archambault. Un entretien avec Carl Van Godtsenhoven, l'un des candidats du dernier Prix de Lausanne, sera aussi à découvrir. Et entre tout ça, les comptes-rendus du deuxième épisode d'Orphée et Eurydice et de la Hofesh Shechter Compagny au Théâtre de la Ville. Ouf ! 


EN BONUS

Un petit souvenir du gala au Japon Love from Paris : Tchaikovsky pas de deux, avec une Mathilde Froustey plus en forme que jamais et Yannick Bittencourt. Un petit régal.

Bonne semaine tout le monde ! 

mercredi 8 février 2012

Orphée et Eurydice : épisode 1

Vendredi 3 février 20121. Répétition générale d’Orphée et Eurydice de Pina Bausch, par le Ballet de l’Opéra de Paris, au Palais Garnier. Avec Stéphane Bullion (Orphée), Marie-Agnès Gillot (Eurydice) et Muriel Zusperreguy (Amour).

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Pour Orphée et Eurydice, Pina Bausch a choisi la dualité du chant et de la danse. Chaque personnage est dédoublé, une chanteuse et un-e danseur-se, idem pour le choeur. Un véritable magnifique duo.

La danse est après tout une sorte d’instrument de musique dont le corps en est l’objet. Tout comme le chant. (Il est intéressant d’ailleurs, quand on travaille les deux, de s’apercevoir que la position physique de base de ces deux arts est la même). ll n’est plus question ici du danseur sur de la musique, ou de la musique qui porte le danseur. Il est question de mélange, de duos. A voir, à écouter, à ressentir sans séparer les trois sensations.

Orphée et Eurydice est d’autant plus réussie que la musique et la danse sont intrinsèquement magnifiques. Maria Riccarda Wesseling (Orphée) et Yun Jung Choi (Eurydice) n’ont pas forcément beaucoup poussé sur leur voix pour cette répétition générale, mais déjà, quelle musicalité, quelle complicité et quelle présence sur scène. Les excellents chœurs et orchestres du Balthasar-Neumann Ensemble, qui jouaient sur des instruments anciens, ont également rendu toute la valeur de la musique parfois un peu austère de Gluck.  

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Et la danse alors ? Ce que j’aime chez Pina Bausch, c’est qu’elle ne s’embarrasse pas de superflu. Il n’y a pas de moment de danse juste pour le plaisir des yeux. Ici, tout a un sens, tout doit servir l’histoire. Celle d’Orphée, prêt à descendre aux Enfers pour aller chercher sa bien-aimée Eurydice.

Un peu comme dans son Sacre du Printemps, la danse est terrienne, quelque part assez sauvage, épurée. Le corps de ballet, qui danse pourtant du Pina Bausch depuis peu de temps, est formidablement à l’aise et investi dans cette chorégraphie. La première partie, le Deuil, est ainsi poignante, avec son armée de jeunes femmes en noir.

La Violence, la deuxième partie, est la descente aux Enfers. Le trio Aurélien Houette, Vincent Cordier et Vincent Chaillet jouent un Cerbère implacable, tandis que les artistes corps de ballet deviennent des âmes en peine barrant le chemin d’Orphée. 

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Mais au bout du chemin de croix vient le Paradis, troisième partie, Paix. Après tant de souffrances, voilà la plénitude, dans laquelle baigne Eurydice. Et peut-être n’a-t-elle pas vraiment envie de la quitter, malgré son amour Orphée… Marie-Agnès Gillot est dans ses grands soirs, magistrale. Elle a le rôle dans le bout du corps à force de l’avoir dansé, mais se renouvèle à chaque représentation.

Et Stéphane Bullion alors ? C’est une répétition générale, il est souvent de tradition d’être mesuré-e. Mais je suis une spectatrice. Avec tout le recul qu’il faut prendre, il s’agit d’une répétition, voici ce que j’y ai vu : un danseur à côté

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Il y a les gestes, l’intention, mais Stéphane Bullion n’est pas dans le ballet. Il est presque trop beau pour danser Pina Bausch. Cet apollon imberbe, qui certes croit en ce qu’il fait, semble sortir de nulle part. Pas assez tranchant, pas assez sauvage. Pas assez naturel peut-être aussi pour cette danse instinctive. Il est passé à côté de Pina Bausch.

Mais ses qualités d’interprète ont su toutefois trouvé leur place dans la quatrième partie, la Mort, le plus poignant passage. Orphée et Eurydice sont réunis, mais dans un cruel dilemme. Lui ne peut la voir, elle ne comprend pas pourquoi. Un duo de souffrance et d’incertitude qui forcément se finit mal. Le regard se tourne, Eurydice retombe dans la mort dans une dernière complainte chantée. 

Orphée et Eurydice de Pina Bausch, au Palais Garnier jusqu’au 16 février. 

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