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samedi 11 décembre 2010

C'est beau une ville moderne paralysée par 10 centimètres de neige

Je tenais à adresser ce message à tou-te-s mes lecteur-rice-s de province, et à les rassurer.

Moi, une parisienne, j'ai survécu à 10 centimètres de neige.

Je suis sûre que vous êtes soulagée.

Il y a quelque chose d'étrange et de fascinant à ce qui s'est passé mercredi. Comment une ville comme Paris, ultra-moderne sur-équipée, avec un énorme taux de présence d'iPhone/BlackBerry au mètre carré, peut se retrouver à ce point paralysée.

Car paralysé, on l'était vraiment, les médias n'ont rien exagéré. Certains collègues ont mis 12 heures pour rentrer chez eux, il y a eu près de 500 kilomètres de bouchons, et la RATP était à mal. Même moi, qui n'habite pourtant pas très loin, j'ai mis 1h30 pour rentrer à la place d'une demie-heure. Il fallait voir la Défense, vers 16h30, quand une voix annonce qu'il n'y a plus de bus, que le RER A est perturbé et que les trains fonctionnent mal. Et que ce n'est même pas la peine de rentrer à pied si 'on tient à se sgenoux et si l'on est pas chaussé de Moon Boots à crampons.

Et pourtant, le phénomène météorologique n'avait rien d'exceptionnel. Vu le temps d'antenne qu'a pris cet événement sur les JTs, on aurait pu croire qu'une tempête de neige s'était abattue sur la région parisienne. Et non, c'était une neige molassonne, très jolie à regarder d'ailleurs, qui est tombée pendant 6 heures maximum pour donner un tapis neigeux d'une dizaine de centimètre. Rien de grave. les Savoyard-e-s peuvent nous rire au nez, on était ridicule.

Car quand la neige tombe, chacun redevient un simple humain. La mairie ne va pas dégainer toutes les saleuses pour s'occuper les 600 kilomètres de trottoir en cinq minutes.  L'homme d'affaire n'a d'autres choix que d'avancer en faisant attention à ses chaussures, la busineww-woman en talon haut va jouer à l'équilibriste. J'ai d'ailleurs cru que je m'en sortirais avec mes adorables 7 centimètres, que les Champs-Elysées devraient être à peu près nettoyés. Que nenni, c'était une patinoire. 

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Finalement, la neige, ça remet tout le monde au même niveau. Tu as beau checker compulsivement ton iPad, tu devras faire comme les autres, regarder cette jolie neige très Christmas mood tomber pendant 40 minutes sur le quai de la gare, en te demandant comment un aussi petit manteau neigeux peut créer autant de problème.

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C'est très écologiquement tendance cette histoire. Ou comment la nature reprend ses droits sur la mégalopole. 

vendredi 15 janvier 2010

Paris sous la neige

Il est assez étrange de voir combien la neige nous met dans un drôle d'état. Il suffit de quelques flocons, de découvrir une fine couche blanche sur le balcon le matin, et nous voila de bonne humeur pour le reste de la journée. Malgré la gadoue, les bus qui n'arrivent plus à fonctionner et cette impression bizarre que cette grande ville moderne devient paralysée dès qu'un peu de neige fait son apparition.

A croire que nous sommes resté(e)s de grands enfants. Mais quand même, Paris sous la neige, ça a tout de suite une autre allure. Les parcs semblent plus calmes, les bruits des voitures sont étouffés. Lorsque la neige était bien tombée avant Noël, j'avais un jour off en semaine. J'en ai profité pour me promener du côtés des Tuileries. Les Parisiens ont dû avoir peur des flocons qui tombaient en abondance, j'étais pratiquement toute seule. Malgré le froid, quelle apaisante promenade...

Photos prises chez moi et sur Paris avec mon modeste iPhone, d'où la qualité parfois douteuse des clichés.


































































































































dimanche 22 novembre 2009

New job

A force de voir les mois passer sans rien, je me demandais sérieusement si mon tour allait revenir un jour. Et pourtant si.

En trois semaines, un CV peaufiné et deux entretiens, je viens de décrocher un CDD d'an. Éditrice web pour le site Internet d'une grande radio nationale généraliste. Inutile de dire que je suis ravie. Après une bonne année à avoir goûté à la solitude de la pige, j'ai déjà hâte de l'open-space, de la machine à café, des réunions à rallonge et des tickets-restau/cantines d'entreprise. Certains pigistes aiment cette liberté de s'organiser à leur guise et d'être seul(e)s. Pour ma part, je suis définitivement faite pour travailler en équipe.

Le job commence demain. Et depuis une semaine, je range, je classe, je trie et je jette. Je suis plutôt bordélique comme fille, à laisser tout traîner partout. Sauf de temps en temps où j'ai de grandes pulsions de ménage façon Monica Geller. Quand quelque chose de nouveau arrive, j'aime mettre un peu d'ordre. Je me suis débarrassée de deux sacs 1/2 de fringues, acheté de nouvelles jolies choses, offerte une nouvelle coupe de cheveux, réduit de façon conséquente le tas de paperasses qui traînait à côté de mon bureau.

Pour éviter de passer cette dernière journée à tourner en rond, parce que je suis plutôt du genre stressée comme personne, le Geek et moi avons passé la journée dans les rues de Paris, pour un rallye pédestre organisé par l'association Bon pied Bon œil. J'avais depuis quelques temps le regret de ne plus vraiment profiter de ma ville. Déjà de rester toujours dans les mêmes coins, Saint-Lazare/Opéra/Luxembourg/Abbesses. Et puis de ne plus faire attention aux choses, aux monuments, alors que nous sommes tout de même dans une des plus belles villes qui soit. Bon pied Bon œil organise des jeux à travers à Paris, où énigmes et devinettes sont des prétextes à de jolies balades dans la capitale, avec pleins de découvertes parfois surprenantes.

Et comme nous sommes plutôt doué(e)s à ce jeu, le Geek et moi sommes arrivé(e)s 10ème sur une soixantaine d'équipes, ce qui nous a permis de remporter de DVD de Home et le livre Paris Énigmes, 14 jeux de piste. J'ai déjà repéré un parcours à faire lors des illuminations de Noël. Et oui, nous sommes déjà le 22 novembre, le Christmas mood ne va pas tarder à vous envahir. 

lundi 29 juin 2009

L'été à Paris, c'est nul

Parce que sur tous les blogs et dans tous les journaux en ce moment, on n'arrête pas de dire combien c'est géniâââââââââl Paris durant les mois d'été, allons un peu à contre-courant en faisant l'inventaire de tous ces trucs insupportables en juillet et août dans la capitale. Avec un brin de mauvaise foi et de second degré bien sûr, appréciant moi-même beaucoup Paris lors de cette période.

En fait, Paris l'été, pour un(e) travailleur(se), c'est nul. La preuve.

- Tout le monde ne parle que de ses vacances à venir, tout le temps. Sauf que, depuis que nous avons intégré le monde du travail, été ne rime pas forcément avec vacances. Et entendre tout le monde parler de ses futurs voyages alors que vous êtes coincé(e) au boulot, il n'y a rien de plus déprimant.

- Il fait chaud. Très chaud. Trop chaud. Paris l'été, c'est un étouffoir géant. Vous avez installé votre lit dans la salle de bain, seul endroit capable d'accueillir votre sommeil. Vous ne profitez pas des jardins et du dehors, vous ne courrez que d'endroits climatisés en endroits climatisés. Soit votre bureau/les grands magasins. Faire les soldes est devenu un acte de survie face à la chaleur.

- Notez qu'il n'y a pas le mot "Métro" dans ma liste indiquant les lieux rafraîchissants.

- Les transports en commun, parlons-en justement. Début juillet, vous pensiez que, cool, toutes les familles sont en vacances. Il y aura donc beaucoup moins de monde sur la ligne 13. C'est vrai, il y en a moins. Sauf qu'il y a aussi moins de conducteurs RATP. Résultat :aucun changement.

- Par contre, l'été n'empêche pas la ligne 13 de tomber en panne. Sauf que là, lorsque vous êtes coincé(e) dans un wagon, il fait en moyenne 37 degrés.

- Parfois, il arrive qu'à Paris, il ne fasse pas beau tout l'été. Et qu'y a-t-il de plus déprimant que de regarder tomber la pluie un 26 juillet, je vous le demande ? Entendre ses collègues parler de leur prochaine vacances, je sais.

- Bon, ok, soyons franc, il y a bien certains jours sur ces deux mois où il fait une température idéale. Genre 25 degrés avec une petite brise. Vous en profitez donc pour organiser un pique-nique le soir sur le Pont des Arts ou au Champs-de-Mars. Comme l'intégralité des Parisiens pas en vacances, exactement à la même heure.


- Les files d'attente devant n'importe quel revendeur de Berthillon font 1 kilomètre.

- Niveau culture, à part les cinémas en plein air bondés, tout le monde s'est expatrié. La Danse est à Montpellier, le théâtre à Avignon, l'art lyrique à Aix-en-Provence, le rock à Belfort et la chanson à La Rochelle.

- Nos émissions TV préférées ont disparu. A la place du Petit Journal Actu de Yann Barthes, nous avons le droit au best-of de l'étape du jour du Tour de France. Cool.

- Idem pour la radio du matin. Et sans Nicolas Demorand, le réveil est tout de suite plus difficile.

- C'est étrange, c'est toujours au mois d'août que Paris décide de rénover ses piscines. Et donc de les fermer.

- Pour fuir cette jungle parisienne, vous vous feriez bien un petit week-end en province. Sauf que, chose également très étrange, il est impossible de trouver un billet Prem's durant ces deux mois.

- Dès le 15 juillet, il n'y a plus aucun centre de Danse ouvert. Sauf celui du Marais, le plus cher.

- Fini les balades au bord de Seine. A la place, direction Paris-Plage bondé.

- Quoique, encore une fois, soyons honnête. Il y a des coins sympa à Paris-Plage : toute une série de transats au bord à l'abri de quelques bosquets. Sauf que, comme il n'y en a qu'une dizaine pour toute la population de Paris, vous avez à peu près 0 chance sur 0 d'en avoir un de libre au moment où vous en avez besoin.

- Votre boulangerie préférée est fermée. Tout comme votre marchand de journaux.

- Et pire que tout, les stats de votre blog s'effondrent, malgré toute l'énergie que vous déployez à poster un billet par jour.

Liste à compléter !