Parce que sur tous les blogs et dans tous les journaux en ce moment, on n'arrête pas de dire combien c'est géniâââââââââl Paris durant les mois d'été, allons un peu à contre-courant en faisant l'inventaire de tous ces trucs insupportables en juillet et août dans la capitale. Avec un brin de mauvaise foi et de second degré bien sûr, appréciant moi-même beaucoup Paris lors de cette période.

En fait, Paris l'été, pour un(e) travailleur(se), c'est nul. La preuve.

- Tout le monde ne parle que de ses vacances à venir, tout le temps. Sauf que, depuis que nous avons intégré le monde du travail, été ne rime pas forcément avec vacances. Et entendre tout le monde parler de ses futurs voyages alors que vous êtes coincé(e) au boulot, il n'y a rien de plus déprimant.

- Il fait chaud. Très chaud. Trop chaud. Paris l'été, c'est un étouffoir géant. Vous avez installé votre lit dans la salle de bain, seul endroit capable d'accueillir votre sommeil. Vous ne profitez pas des jardins et du dehors, vous ne courrez que d'endroits climatisés en endroits climatisés. Soit votre bureau/les grands magasins. Faire les soldes est devenu un acte de survie face à la chaleur.

- Notez qu'il n'y a pas le mot "Métro" dans ma liste indiquant les lieux rafraîchissants.

- Les transports en commun, parlons-en justement. Début juillet, vous pensiez que, cool, toutes les familles sont en vacances. Il y aura donc beaucoup moins de monde sur la ligne 13. C'est vrai, il y en a moins. Sauf qu'il y a aussi moins de conducteurs RATP. Résultat :aucun changement.

- Par contre, l'été n'empêche pas la ligne 13 de tomber en panne. Sauf que là, lorsque vous êtes coincé(e) dans un wagon, il fait en moyenne 37 degrés.

- Parfois, il arrive qu'à Paris, il ne fasse pas beau tout l'été. Et qu'y a-t-il de plus déprimant que de regarder tomber la pluie un 26 juillet, je vous le demande ? Entendre ses collègues parler de leur prochaine vacances, je sais.

- Bon, ok, soyons franc, il y a bien certains jours sur ces deux mois où il fait une température idéale. Genre 25 degrés avec une petite brise. Vous en profitez donc pour organiser un pique-nique le soir sur le Pont des Arts ou au Champs-de-Mars. Comme l'intégralité des Parisiens pas en vacances, exactement à la même heure.


- Les files d'attente devant n'importe quel revendeur de Berthillon font 1 kilomètre.

- Niveau culture, à part les cinémas en plein air bondés, tout le monde s'est expatrié. La Danse est à Montpellier, le théâtre à Avignon, l'art lyrique à Aix-en-Provence, le rock à Belfort et la chanson à La Rochelle.

- Nos émissions TV préférées ont disparu. A la place du Petit Journal Actu de Yann Barthes, nous avons le droit au best-of de l'étape du jour du Tour de France. Cool.

- Idem pour la radio du matin. Et sans Nicolas Demorand, le réveil est tout de suite plus difficile.

- C'est étrange, c'est toujours au mois d'août que Paris décide de rénover ses piscines. Et donc de les fermer.

- Pour fuir cette jungle parisienne, vous vous feriez bien un petit week-end en province. Sauf que, chose également très étrange, il est impossible de trouver un billet Prem's durant ces deux mois.

- Dès le 15 juillet, il n'y a plus aucun centre de Danse ouvert. Sauf celui du Marais, le plus cher.

- Fini les balades au bord de Seine. A la place, direction Paris-Plage bondé.

- Quoique, encore une fois, soyons honnête. Il y a des coins sympa à Paris-Plage : toute une série de transats au bord à l'abri de quelques bosquets. Sauf que, comme il n'y en a qu'une dizaine pour toute la population de Paris, vous avez à peu près 0 chance sur 0 d'en avoir un de libre au moment où vous en avez besoin.

- Votre boulangerie préférée est fermée. Tout comme votre marchand de journaux.

- Et pire que tout, les stats de votre blog s'effondrent, malgré toute l'énergie que vous déployez à poster un billet par jour.

Liste à compléter !