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lundi 6 février 2012

Rodin par Russell Maliphant

Mercredi 1er février. Le Projet Rodin de Russell Maliphant au Théâtre de Chaillot, avec Tommy Franzen, Thomasin Gülgeç, Dickson Mbi, Ella Mesma, Carys Staton et Jenny White.

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Dans l’exposition Danser sa vie, qui se tient au Centre Georges Pompidou, il y a quelques statuettes de Rodin. C’est étrange, il s’agit de statues inertes, et pourtant elles semblent encore en mouvements et riches d’expressivités.

Dans sa dernière création, justement appelé le Projet Rodin, Russell Maliphant s’est inspiré de l’œuvre dansante du sculpteur. C’est étrange, les six danseurs et danseuses qui interprètent cette pièce sont bien des êtres humains, et pourtant leurs gestes semblent figés et vides de toutes expressions.

C'est en tout cas l'impression donnée par la première partie du ballet, qui laisse ainsi perplexe. Le chorégraphe voulait rendre hommage au sculpteur, et il semble avoir dénaturé son œuvre. Trois femmes servent de porte-manteau, tenant de larges tissus blancs qui recréent un atelier d’artiste. Trois hommes prennent des pauses et montrent leurs muscles. Bien appétissants pour la gent féminine/gay, mais singulièrement vides de sens. La sculpture-beauté-esthétique sans émotion, voilà qui semble être le contraire de l’œuvre de Rodin.

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Alors que le public commence doucement mais sûrement à sombrer, Russell Maliphant met enfin ses danseurs en mouvement. Réaction réactionnaire ? J’attends d’un ballet, aussi contemporain soit-il, qu’il danse. Le Projet Rodin met bien 30 minutes avant de danser.

Et pourtant, quand Russell Maliphant arrête de jouer au scénographe pour redevenir chorégraphe, voilà que cela frise la magie. Soudainement, deux statues-danseurs prennent vie pour un magnifique combat. Les sauts sont aériens et puissants, les torsions à l’extrême, la tension haletante. 10 minutes tout juste de fulgurance avant l’entracte, le public à peine réveillé peut se rendormir.

La deuxième partie, libérée de ses draps blancs pour un décor plus simple, reste plus intéressante. Parce que ça danse plus aussi, CQFD.
La danse du début est belle, rendant hommage au hip hop dont sont issus la plupart des interprètes, mais un peu déconnectée du sujet principal. Cela se raccroche un peu par la suite, en retombant dans l’idée des statues qui prennent vie. Avec parfois de magnifiques réussites, comme le solo de Dickson Mbi, ou le duo d’hommes-araignées jouant sur un plan incliné, assez bluffant.

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On regrette pourtant la sous-utilisation des danseuses, qui ne paraissaient pourtant pas moins douées que leurs collègues masculins. Absentes dramaturgiquement de la première partie, un seul solo féminin est présent dans la deuxième. Une femme, vêtue d’un voile comme une statue antique, se dévêt lentement. En soi, le passage est très beau. Il fait référence à une certaine érotisation du corps de la femme dans la sculpture, et plutôt d’une belle manière. Mais pourquoi se limiter à ça ? Dans le Projet Rodin, les statues hommes ont le droit de prendre vie, de bouger et de penser. Les statues femmes doivent rester des objets.

Bien sûr, dans l’art, les modèles féminins ont souvent été cantonnées à ce rôle : des poses yeux baissés, dans l’attente, passives. Un chorégraphe du XXIe siècle aurait pu essayer de dépasser le cliché.

Le Projet Rodin de Russell Maliphant, au Théâtre de Chaillot jusqu'au 10 février. Places de 11 à 32 euros.

dimanche 29 janvier 2012

Le petit bilan d'actu, S05 EP15

Cette semaine, un départ fracassant, des danseurs et danseuses au Japon, des film de danse en compétition, l'agenda et la revue de presse.

COTE ACTU

- Le départ de Sergueï Polunin du Royal Ballet

Depuis mardi dernier, c'est l'émoi en Angleterre. Sergueï Polunin, la jeune star de 21 ans du Royal Ballet, démissionne de la compagnie. Avec effet immédiat. Il quitte la troupe sans aucune explication, et basta.

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Je suis de plutôt loin l'actualité de la compagnie londonienne, et n'avais jamais vu sur scène ce danseur. Mais voilà ce que j'ai retenu de cette affaire à travers les différents articles de presse.

Né en Ukraine d'une famille pas vraiment aisée, Sergueï Polunin débarque à la Royal Ballet School à 13 ans. Il rentre dans la compagnie, devient soliste à 19 ans et étoile un an plus tard. Tout lui sourit, il multiplie les premiers rôles et les créations (trop selon certains), ses partenaires l'adorent, le public aussi, tout va bien. Et à 21 ans, à une semaine d'une prise de rôle, il prend ses cliques et ses claques et s'en va. 

Au début, tout le monde a pensé à un second coup d'éclat du Theatre Mikhaïlovski, qui avait débauché avec fracas le couple star Ossipova/Vassiliev il y a quelques mois. Mais l'affaire semble ici différente. Sergueï Polunin en aurait tout simplement assez de danser. 

La presse anglaise s'est depuis beaucoup penchée sur cette histoire, la mettant parfois en une, sans forcément éclaircir sur les raisons de ce départ soudain. Sergueï Polunin aurait déjà fait part, dans diverses interviews, de sa volonté d'arrêter la danse à 28 ans et de se consacrer à un salon de tatouage, sa seconde passion. Les articles se sont multipliés sur la dureté de la vie d'un-e danseur-se, les sacrifices qu'il faut faire si jeunes, etc. 

Le danseur a participé ce week-end à un spectacle au Sadler Wells. Il aurait évoqué son envie de partir de Londres, pour les Etats-Unis ou le Japon. Aujourd'hui, Sergueï Polunin poste sur son compte Twitter des photos de lui une bière à la main avec commentaires pochards (comme après tout beaucoup de djeunes de 21 ans), et s'indique "Principal Dancer of ?". Pause salutaire dans une carrière qui est allée un peu trop vite ? Envie réelle de faire autre chose ? L'avenir le dira. 

Des articles de presse sur le sujet sont à retrouver dans The Telegraph, The DailyMail, The Guardian, The Independent, la BBC et Channel 4


- Les danseurs et danseuses de l'Opéra de Paris au Japon

Sous la direction de Benjamin Pech, tout un groupe de solistes du Ballet de l'Opéra de Paris (Dorothée Gilbert, Isabelle Ciaravola, Mathieu Ganio, Myriam Ould-Braham, Josua Hoffalt, Florian Magnenet, Mathilde Froustey, Charline Giezendanner et Yannick Bittencourt) est en ce moment au Japon, pour les galas Love from Paris

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Quelques jours avant les représentations, quelque uns sont venus dans des villes au nord du pays, durement touchées par le séisme et le tsunami de mars dernier. Ils ont donné des cours de danse et fournit du matériel. L'AFP en a fait une dépêche ainsi qu'un reportage vidéo, avec notamment une interview d'Isabelle Ciaravola. Le site du gala propose également des photos des répétitions et des coulisses dans la rubrique News.

Pour quelques avis sur ce gala, rendez-vous sur le Twitter de Naomi, qui semble assez mitigée sur certaines prestations. Quelques specateurs-rices ont aussi posté des avis sur le forum Dansomanie


- Des nominations pour les films de danse

Février, c’est la saison des grandes cérémonies de récompense. Et les films traitant de la danse se distinguent, du moins dans les nominations. 

Le documentaire Pina de Wim Wenders est ainsi en course pour l’Oscar du meilleur documentaire. Réponse le 26 février pour avoir le résultat. Black Swan de Darren Aronofsky bénéficie pour sa part de sa sortie tardive en France pour être sélectionné aux César 2012 pour le prix du meilleur film étranger. Une Séparation semble néanmoins déjà donné grand gagnant pour ce trophée.... Rendez-vous le 24 février. 

Un petit mot également sur ce qui n 'est pas un film, mais une bande dessinée, Polina de Bastien Vivès. Ce très joli ouvrage sur la vie d'une danseuse a récolté le premier Prix du Festival d'Angoulême 2012. Bravo à l'auteur qui, sans rien y connaître, a su retranscrire d'une si belle façon le monde de la danse. 

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- Des nouvelles de 24 hours in a man's life, Stéphane Bullion et Anne Deniau

Il y a quelques semaines, j'avais évoqué ici un nouveau livre de photos autour de Stéphane Bullion, signé d'Anne Deniau, et intitulé 24 hours in a man's lifeUn film a également été tourné autour de ce projet. Il sera diffusé le 5 avril prochain à 19h30, au Studio Bastille, dans le cadre de l'AROP (dans les manifestations du deuxième semestre, qui ne devraient donc pas tarder à paraître). Une exposition autour de ce livre aura aussi lieu au Palais du Tau / Cathédrale de Reim, du 8 février au 3 juin. Toutes les infos sont à retrouver sur le blog d'Anne Deniau


COTE MEDIA

- Les prix augmentent à Bastille la saison prochaine 

Contrairement à ce qu'annonce Nicolas Joël dans Le Figaro, les prix augmentent bien à l'Opéra de Paris. Les lyricomanes ont reçu cette semaine la brochure spéciale Ring, avec la grille tarifaire qui va avec. JRou l'a étudié de près sur son blog, en démontrant qu'un bon nombre de places grimpent de plusieurs catégories... ce qui équivaut à une augmentation des tarifs. On remarque également qu'une flopée de places de catégorie 4 passent en catégorie 2. Je me réjouis d'avance de découvrir la brochure complète de la saison prochaine. 

- A lire, voir, écouter... Interviews et reportages

Marie-Agnès Gillot a donné une courte interview à l'émission Métropolis d'Arte. Russell Maliphant a raconté au Figaro son Projet Rodin, sa nouvelle création. Les Echos en parlent également, à travers le petit portrait de trois chorégraphes anglais, Maliphant, Khan et McGregor. Thierry Malandain a expliqué sa compagnie, ses danseurs et ce qu'est le néo-classique à France Inter. Deux danseurs du Cirque Eloize ont croisé leurs parcours pour La Voix du Nord. Et Daniel Larrieu a donné une longue interview au magazine Têtu, à propos de son solo de Jean Genet. 

- A lire, voir, écouter... Critiques

Marie Chouinard était au Théâtre de la Ville ces derniers jours, et son spectacle a donné lieu à plusieurs critiques. Les Echos sont tombés sous le charme de cette chorégraphie, "Un spectacle en plaqué or". Le blog A petit pas s'est montré plus mitigé, trouvant "s'être perdue en route", tout comme ResMusica. Ce dernier site était également à Suresnes cité danse pour la soirée Orlin/Preljocaj. Le premier ballet, With astonishment we note the dog… part 3/remix…, n'a pas rencontré son adhésion, à l'inverse de Royaume Uni, la dernière création d'Angelin Preljocaj, un "subtil et puissant quatuor féminin". 

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COTE AGENDA

- Sur scène

Beaucoup de danse contemporaine encore cette semaine. Après quelques mois de vacances, le Ballet de l'Opéra de Paris reprend du service. La compagnie sera au Palais Garnier pour l'Opéra-Ballet Orphée et Eurydice, chorégraphié par Pina Bausch, dès le samedi 4 février. Finalement remise, Marie-Agnès Gillot devrait assurer la générale et la première. Pour le reste des distributions, rien n'a encore filtré. A moins d'une semaine de la première, tout espoir n'est pas perdu.

Au Théâtre de Chaillot, la nouvelle création de Russell Maliphant, Le Projet Rodin, sera sur scène dès le 31 janvier. Des places sont encore disponibles pour la plupart des dates. Le théâtre accueille également du 31 janvier au 3 février Un terrain encore vague de Hervé Robbe. Au Théâtre de la Ville, place à la compagnie Association fragile, pour sa pièce Le Bénéfice du doute

Pour un peu de danse classique, direction le Palais des Congrès de Paris, où le Saint-Pétersbourg Ballet Theâtre est de retour pour son Lac des Cygnes. Les élèves danse du CRR et du CNSM de Paris seront enfin au Théâtre du Châtelet le mercredi 1er février, pour un spectacle autour des Ballets russes. 

- Rencontres

Le Centre National de la Danse organise les 31 janvier et 1er février une conférence dansée autour de François Malkovsky, un formateur du XXe siècle très marqué par Isadora et de Raymond Duncan. Cette conférence sera faite par Suzanne Bodak, une de ses élèves. 


COTE BLOG

A lire la semaine prochaine sur Danses avec la plume : un gros plan sur la quarantième édition du Prix de Lausanne, qui a démarré aujourd'hui, un point sur les distributions d'Orphée et Eurydice (si l'on consent un jour à les transmettre), ou les comptes-rendus d'une très sympathique soirée à Suresnes cité danse et de la création de Russell Maliphant. Bonne semaine tout le monde ! 

samedi 14 mai 2011

Saison 2011-2012 : le Théâtre National de Chaillot

Après l'Opéra de Paris et le Théâtre des Champs-Elysées, place à la programmation de la saison prochaine du Théâtre National de Chaillot. Une saison placée sous le signe de la danse, avec 19 séries consacrées à l'art chorégraphique, dont plusieurs créations mondiales. 

La saison danse

Soirée Trisha Brown
Les yeux et l'âme (première européenne), Opal Loop/Cloud Installation, Watermotor et une création mondiale.
Si le titre du dernier ballet n'est pas encore connu, il aura pour thème "l'exploration et le développement des idées autour de la sculpture, de la calligraphie et de corps noués".
Du 5 au 14 octobre 2011, 8 représentations.

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Chants de la destinée de Lee-Chen Lin
Par le Legend Lin Dance Theatre.
Première visite à Chaillot de cette compagnie de Taïwan, pour un "hymne à la nature".
Les 17 et 18 novembre 2011, deux représentations.

Artifact de William Forsythe
Par le Ballet Royal de Flandre.
Du 24 au 30 novembre, 5 représentations.

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Impressing the Czar de William Forsythe
Par le Ballet Royal de Flandre.
Du 6 au 10 décembre, cinq représentations.

Création mondiale de William Forsythe
Par The Forsythe Company.
Titre et propos encore inconnus.
Du 15 au 17 décembre, 3 représentations.

Création mondiale de Russell Maliphant
Par la Russell Maliphant Company.
"Un ballet inspiré par les sculptures d’Auguste Rodin", pour cinq danseurs.
Du 31 janvier au 10 février 2012, 8 représentations.

Un terrain encore vague de Hervé Robbe
"Un dialogue sur la forme avec le sculpteur anglais Richard Deacon", avec Johana Lemarchand et Hervé Robbe.
Du 31 janvier au 3 février 2012, 4 représentations.

Inanna de Carolyn Carlson
Une pièce pour sept femmes, inspirée par la figure d’Inanna, divinité de Mésopotamie.
Du 15 au 17 février, 3 représentations.

Orphée de José Montalvo et Dominique Hervieu
Reprise du spectacle créé à Chaillot en 2010.
Du 6 au 10 mars, 5 représentations.

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La jeune fille et la mort de Thomas Lebrun
Création et première visite à Chaillot du chorégraphe.
Pièce pour sept interprètes, musique de Franz Schubert.
Du 15 au 17 mars, 3 représentations.

Made in Taiwan de Joanne Leighton
Solo de 40 minutes, où le public choisit la musique, le costume et quelques noms de grands chorégraphes. Donc un spectacle différent chaque soir.
Du 15 au 17 mars, 3 représentations.

Mirror and Music de Saburo Teshigawara + Karas
Pièce pour neuf interprètes, "à voir et à entendre".
Du 29 au 31 mars 2012, 3 représentations.

Au-delà de Koen Augustijnen
Par les Ballets C de la B.
Pièce pour six interprètes "qui s’interroge sur l’humain dans sa relation à l’autre sur des rythmes de musique jazz".
Du 4 au 7 avril 2012, 4 représentations.

Soirée Jean-Claude Gallotta
Le Sacre du printemps (création mondiale), Tumulte et Pour Igor.
Du 6 au 11 avril, 4 représentations.

Lalala Gershwin de José Montalvo et Dominique Hervieu
Pièce pour sept interprètes sur des musiques de George Gershwin, reprise du spectacle créé à Chaillot en 2010.
Du 2 au 19 mai 2011, 17 représentations

Swan de Luc Petton
"Une invitation à regarder le mouvement en vol", avec cygnes et danseuses sur le plateau.
Avec Anaïs Barthe, Aurore Castan Ain, Roberto Forléo, Aurore Godfroy, Katia Petrowick et Marie Sinnaeve.
Du 6 au 14 juin 2012, 6 représentations. 


Les performances (Danse, vidéo, théâtre, installation...)

In Paris de Dmitry Krymov (danse/théâtre)
Avec Mikhail Baryshnikov et Anna Sinyakina, spectacle présenté dans le cadre des Etés de la Danse 2011.
Du 8 au 17 septembre 2011, 10 représentations.

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Pénombre de Rosalba Torres Guerrero et Lucas Racasse (danse/vidéo)
Par les Ballets C de la B., première en France.
Du 5 au 8 octobre 2011, 4 représentations.

Les Concerts Brodsky de Dirk Roofthooft et Kris Defoort (théâtre/musique)
Sur les mots du poète russe Joseph Brodsky.
Du 16 au 26 novembre 2011, 8 représentations.

Civic Mimic de Richard Siegal avec R&Sie(n) (danse/installation)
"Etablir des connexions entre le mouvement et l’architecture", dans le Grand Foyer
Du 15 au 17 décembre 2011, 3 représentations.

Dans le ventre du loup de Marion Lévy (danse/théâtre)
Spectacle Jeune public, "une histoire dansée des trois petits cochons".
Du 4 au 13 janvier 2012, 8 représentations.


La saison théâtrale

Jungles de Patrice Thibaud
Avec Lorella Cravotta, Philippe Leygnac, Patrice Thibaud et Guillaume Romain, co-mise en scène de Susy Firth, Michele Guigon et Patrice Thibaud.
Reprise d'une création de 2011 à Chaillot.
Du 7 au 15 octobre 2011, 6 représentations. 

Au moins j'aurai laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne
D'après Hamlet de William Shakespeare.
Avec Laure Calamy, Jean-Charles Clichet, Sebastien Eveno et Thibault Lacroix, adaptation, mise en scène et conception visuelle Vincent Macaigne.
Du 2 au 11 novembre, 9 représentations.

Ricky Pompon de Bertrand Bossard
Spectacle Jeune public, "Ricky Pompon a sept ans et demi, un chapeau haut de forme. Il n’a qu’une envie : mesurer au moins deux mètres. Être grand, afin que les autres ne décident plus à sa place".
Avec Benjamin Farfallini, Ludovic Perez et Aurélie Vaneck (pour les fans, c'est elle qui joue Ninon Chaumette dans Plus Belle La Vie).
Du 3 au 12 novembre, 10 représentations.

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Break your leg ! de Marc Lainé
"Evocation sur un mode burlesque et enlevé les destins opposés de deux célèbres championnes de patinage artistique, Tonya Harding et Nancy Kerrigan".
Avec Jean-Francois Auguste, Raphaelle Boitel, Odile Grosset-Grange et Pierre Maillet, mise en scène de Marc Lainé.
Du 20 au 2 janvier 2012, 4 représentations.

Contes africains d'après Shakespeare de Krzysztof Warlikowski
Du 16 au 23 mars 2012, 6 représentations. 

Temps de Wajdi Mouawad 
Avec Marie-Josee Bastien, Jean-Jacqui Boutet, Veronique Cote et Gerald Gagnon, mise en scène de Wajdi Mouawad.
"Sur fond d’apocalypse, dans une ville battue par des vents violents, Wajdi Mouawad confronte trois personnages avec leur passé commun".
Du 15 au 25 mai 2012, 9 représentations. 


Le cirque

iD de Jeannot Painchaud
Par le Cirque Éloize.
Du 24 décembre 2011 au 20 janvier 2012, 26 représentations.

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Vibrations de Raphael Navarro et Clément Debailleul
Par la compagnie Cie 14:20.
Un spectacle de magie "à la croisée de la danse, du théâtre d’ombres et du cirque".
Du 14 au 17 février 2012, 4 représentations.

Bilan : la danse a clairement la part belle à Chaillot, entre les ballets, les performances et le cirque. Ceux et celles qui se plaignent d'un manque de contemporain à l'Opéra de Paris la saison prochaine sauront où aller pour compenser. La programmation chorégraphique est vraiment alléchante. Pas mal de grands noms pour s'assurer du public, un long passage sur Forsythe, plusieurs créations mondiales, des troupes qui viennent pour la première fois, des projets plus alternatifs.... Il y aura de quoi faire.  

Pour ma part, je zieute particulièrement sur Artifact de Forsythe et la création du chorégraphe, la vision du Sacre du Printemps de Gallotta, le Carolyn Carlson, le projet de Joanne Leighton que je trouve rigolo, le cirque Eloize qui fait un travail très intéressant et bien sûr le In Paris avec Mikhail Baryshnikov. Je me serais passée pour ma part d'un des deux Hervieu-Montalvo, dont je n'apprécie pas plus que ça le style. Mais on ne peut pas reprocher à Dominique d'avoir mis le paquet pour sa dernière saison à la tête de Chaillot.  

Niveau théâtre, ça a l'air d'être beaucoup plus pointu. Personnellement, la pièce autour des deux patineuses américaines m'intrigue, et les spectacles Jeunes public ont l'air intéressants. 

A noter que de nombreuses activités sont proposé en marge de ces spectacles : cours de danse, conférences, projections de film, expos... Il y a de quoi faire. 

Et vous, qu'est-ce qui vous tente dans ce programme ?