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[Prix de Lausanne 2023] Rencontre avec deux deux gagnants Fabrizzio Ulloa Cornejo et Millán De Benito

Le Prix de Lausanne 2023 a été remporté par Millán De Benito et Fabrizzio Ulloa Cornejo, deux jeunes danseurs de 16 ans, qui ont tous les deux choisi Flammes de Paris. DALP a pu échanger quelques mots avec eux quelques minutes après le tomber de rideau de la finale, sur la scène du Théâtre de Beaulieu. Rencontres sous le coup de l’émotion.

Fabrizzio Ulloa Cornejo et Millán De Benito, les deux gagnants du Prix de Lausanne 2023

 

Cinq questions à Fabrizzio Ulloa Cornejo

Comment vous sentez-vous, quelques minutes après avoir remporté le Prix de Lausanne ?

C’est fou ! Je n’arrive pas à croire à ce que je viens de faire. Ce prix a été une expérience incroyable et j’ai tellement appris. Toutes les personnes ici sont tellement bienveillantes, je suis juste heureux d’avoir pu profiter de ça et de vivre cette expérience si jeune.

 

Comment vous êtes-vous senti en scène, pendant cette finale et pendant les sélections de vendredi ?

Pour les sélections, je suis arrivé à rester calme. Mais pour la finale, le stress est vraiment monté. Mais cet état de stress m’a vraiment aidé à repousser mes limites et à danser encore mieux. Et j’ai vraiment aimé ça. Sur scène, j’ai vraiment profité.

 

Pourquoi avoir choisi vos deux variations ?

Flammes de Paris est une variation qui me définit vraiment. J’adore cette intensité, j’ai adoré dépasser mes limites et avec cette variation, je me sentais moi-même. C’est aussi le cas avec ma variation contemporaine, Yugen de Wayne McGregor, qui montre une autre facette de moi. Je suis juste heureux d’avoir pu l’expérimenter sur scène, j’aime à quel point elle est belle, elle est éternelle. Chaque fois que je la danse, je me sens comme dans un rêve, c’est tellement beau.

 

Qu’avez-vous appris durant cette semaine au Prix de Lausanne ?

J’ai beaucoup sur la scène et sur le monde de la danse. Et j’ai beaucoup appris sur moi-même : sur le fait d’arriver à me calmer, et surtout de réaliser la si grande importance de la danse dans ma vie. Aujourd’hui, je suis juste heureux de pouvoir continuer à danser. Pour la suite, je ne suis pas vraiment sûr de ce que je veux, même si je suis plus à la recherche d’une école que d’une compagnie, je suis encore jeune. Je souhaite juste trouver un endroit où je pourrais être heureux. Là, tout est un peu confus !

 

Comment la danse est-elle entrée dans votre vie ?

J’ai commencé la danse grâce à ma mère. J’aimais beaucoup danser, alors elle m’a inscrit à un cours de piano, mais elle a vite compris que ce n’était pas pour moi. Comme je n’arrêtais pas de bouger, elle m’a finalement inscrit à un cours de danse classique. Et depuis ce jour, j’aime la danse profondément.J’ai pris des cours de danse tous les jours, ma mère m’y emmenait tout le temps, je lui en suis vraiment reconnaissant. Quand je danse, je me sens moi-même, je peux aller chercher tout au fond de moi, écouter ma voix intérieure. Je me sens à la fois très fort et en même temps vulnérable. Je me sens humain quand je danse.

Fabrizzio Ulloa Cornejo, gagnant du Prix de Lausanne 2023

 

Cinq questions à Millán De Benito

Comment vous sentez-vous, quelques minutes après avoir remporté le Prix de Lausanne ?

Je me sens… sur un nuage ! Je suis comme dans un rêve. Je suis tellement reconnaissante envers tous ceux et celles qui m’ont aidée à arriver ici. Je suis si heureux, je ne peux rien dire d’autre.

 

Comment vous êtes-vous senti en scène, pendant cette finale et pendant les sélections de vendredi ?

J’étais un peu nerveux, mais tellement enthousiaste ! Et j’ai vraiment apprécié cet endroit, ce magnifique théâtre.

 

Pourquoi avoir choisi vos deux variations ?

Pour le classique, j’ai pris Flammes de Paris parce que j’aime à quel point elle est puissante. J’ai toujours rêvé de danser ce type de variation sur scène, et quel meilleur endroit pour le faire qu’au Prix de Lausanne ? Pour la variation contemporaine, Rain de Kinsun Chan, je suis vraiment tombé amoureux de ce solo la première fois que je l’ai vu. J’adore cette façon de bouger : les mouvements, les glissades, le style de danse. Et puis j’aime beaucoup la musique, même si elle est difficile à saisir.

 

Qu’avez-vous appris durant cette semaine au Prix de Lausanne ?

J’ai appris qu’il y a beaucoup de merveilleux danseurs partout dans le monde, et que je dois d’autant plus travailler très dur. Mais que la danse est belle. Pour la suite, il y a beaucoup d’écoles de danse qui me font rêver, en Europe ou aux États-Unis. Je ne sais pas encore vers quoi je vais me diriger, je vais travailler, rencontrer et discuter avec des directions d’école au networking forum.

 

Comment la danse est-elle entrée dans votre vie ?

Mes parents m’ont toujours dit que j’étais un petit garçon très énergique. Ma famille est composée de musiciens, c’est comme cela que je suis arrivé à la danse. J’aime la danse parce que c’est pour moi la forme parfaite pour exprimer ses sentiments, avec le lien avec la musique, les exigences physiques que cela demande. J’aime tellement la danse, c’est toute ma vie.

Millán De Benito, gagnant du Prix de Lausanne 2023

 



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