Friday, Dec. 4, 2020

Concours interne de promotion 2014 – Les prix officieux

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8 décembre 2014

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Le Concours interne de promotion du Ballet de l'Opéra de Paris ne pourrait pas vraiment se dérouler sans ses Prix officieux, décerné en toute subjectivité et humour.

 

Prix de la variation libre féminine : Les Mirages d'Héloïse Bourdon.

Prix de la variation libre masculine : Le Rire de la Lyre de Sébastien Bertaud.

Prix du Cygne Noir : Laura Hecquet et sa venimeuse Odile. Et pourquoi pas une date lors de la prochaine série du Lac des Cygnes ?

Prix de la révélation : Sae Eun Park portée par un vrai sens dramatique dans sa variation de Nikiya. Une bombe technique, mais pas que, loin de là. Sa Naïla sera à ne pas rater.

Prix de la musicalité : Axel Ibot et son si joli Danseur en brun.

Prix de la variation contemporaine : Adrien Couvez, incisif dans Approximate Sonata.

Prix de la jeune espoir féminine récompensée : Ida Viinkinkoski, inspirée dans The Four Seasons.

Ida Viikinkoski - Concours de promotion 2014, variation libre (The Four Seasons)

Ida Viikinkoski - Concours de promotion 2014, variation libre (The Four Seasons)

Prix du jeune espoir masculin récompensé : Antoine Kirscher, bondissant dans Tchaïkovski - Pas de deux.

Prix de la jeune espoir féminine non-récompensée : Roxane Stojanov et sa Paquita.

Prix du jeune espoir masculin non-récompensé : Pablo Legasa et son explosive Mazurka, Antonio Conforti pour son sens du style et sa musicalité.

Prix de la tendance : choisir Jerome Robbins en variation libre, tout comme l'année dernière.

Prix de l'oubli : Mais... où est passé Notre-Dame de Paris ? Pas un seul Frollo ou Esmeralda (et comment dire, après avoir frôlé l'overdose, ça ne fait pas de mal).

Prix Balanchine : Hannah O'Neil et sa superbe Nuit de Walpurgis.

Prix Robbins : Leïla Dilhac et sa piquante Danseuse en vert.

Prix Noureev : Germain Louvet et sa variation lente habitée de Siegfried.

Prix de la variation poussive : l'imposée des Coryphées hommes, celle de Siegfried du 3e acte. Et le piano n'a pas aidé.

Prix de l'originalité : Camille de Bellefon avec sa variation d'Arepo (pas le passage très connu, l'autre), tout en bleu.

Prix de la sexy girl : Jennifer Visocchi, glamour et piquante dans le Grand Pas.

Jennifer Visocchi - Concours de promotion 2014, variation libre (Grand Pas)

Jennifer Visocchi - Concours de promotion 2014, variation libre (Grand Pas)

Prix du sexy boy : non-décerné (Sept Danses grecques n'a pas été choisi).

Prix de la musique qui reste longtemps en tête après, très longtemps (trop longtemps) : celle de Gamzatti.

Prix du plus beau tutu : celui de Juliette Hilaire avec Raymonda. C'est toujours Raymonda qui gagne.

Prix du Il a manqué : Hugo Vigliotti, toujours original dans ses variations libres.

Prix de la bonne initiative : la suppression de la clochette. L'année prochaine, considérera-t-on définitivement les danseuses comme des adultes en les appelant "Madame" (et en profiter par la même occasion pour se mettre en conformité avec la circulaire de 2012) ?

Prix du débat pendant la pause-déj : Un Concours ou non l'année prochaine ?

Prix du bravo : à tous les danseurs et danseuses pour mener de front un Concours et deux spectacles, toujours avec le même brio !

 

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Amélie Bertrand

(7) commentaires

  1. opera
    8 décembre 2014 at 17:42

    CF prix de la (bonne) initiative : "mademoiselle" est une tradition dans le monde du spectacle depuis des siècles, que ce soit pour les danseuses ou les comédiennes. Ce n'est en aucun cas un manque de respect envers les artistes, et la circulaire de 2012 n'a rien à faire la dedans dieu soit loué !!

  2. Cathy
    9 décembre 2014 at 08:30

    1. Dans le monde du spectacle, Mademoiselle est la tradition et elle se doit de rester. 2. Dans l'administration, je ne supporte pas la suppression de Mademoiselle et le côté arbitraire de Madame, voir des jeunes filles de 15 ans affublées de Madame pour passer des examens, beurk. 3. Pourquoi ne pas donner le choix aussi entre Madame et Mademoiselle plutôt que d'imposer unilatéralement le Madame. Un peu marre du féminisme à outrance.

  3. petitvoile
    9 décembre 2014 at 10:26

    Arepo original heu.... disons une variation techniquement facile en faisant son effet. Mlle Park avec Nikya s'est aussi faite plaisir en sachant qu'on ne monte pas première danseuse avec cette variation.

  4. Juliette
    9 décembre 2014 at 11:56

    Il me semble pourtant que c'est cette même variation qui a permis à Amandine Albisson de monter au concours de promotion de 2013...

  5. petitrat
    15 décembre 2014 at 10:43

    En effet, Amandine Albisson avait choisi la bayadère en variation libre l'année dernière. Sae Eun Park est une technicienne incroyable, mais il y a peu d'émotions qui sortent de sa danse. Je remettrais un prix spécial à Letizia Galloni, dont les deux variations étaient parfaites.

    • Amélie Bertrand
      16 décembre 2014 at 19:42

      @ Opéra Ce prix était volontairement provoc', tant je sais que le débat sur le "Mademoiselle" (dans le monde du spectacle comme ailleurs) fait réagir. Pour ma part, je trouve ça surtout rétrograde (et il est parfois bon de bouger les traditions !).

      @ Cathy : Si le Mademoiselle est du "féminisme à outrance", que sont les Femens ? ;).

      @ petitvoile et Juliette : Oui, Amandine Albisson est montée avec cette variation l'année dernière.

      @ Petit rat : Letizia Galloni a en effet réalisé un très joli Concours !

  6. Delphine
    24 juin 2015 at 23:21

    Aucun prix pour Léonore Baulac qui a le vent en poupe…

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