Tuesday, Oct. 15, 2019

Guys and Dolls- Broadway arrive au Théâtre Marigny

25 mars 2019

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Le Théâtre Marigny met à l’affiche jusqu’en juillet l’une des moins connues des comédies musicales américaine : Guys and Dollssur la musique de Frank Loeesser et un livret signé Jo Swerling et Abe Burrows. Racontant une histoire invraisemblable mais nourrie de personnages authentiques du New York des années 1920, Guys and Dolls nous est présenté par une équipe artistique britannique dirigée par le metteur en scène Stephen Mear, qui signe également les chorégraphies de cette fable musical drôle et savoureuse représentée pour la première fois sur une scène française.

Guys ans Dolls

Du Théâtre du Châtelet au Théâtre Marigny, Jean-Luc Choplin a transféré son amour et sa connaissance de la comédie musicale américaine, réussissant un pari fou : remplir les salles jusqu’à refuser du public pour des "musicals" en langue originale, réfutant l’idée reçue que la France n’était pas terre d’élection pour ce genre anglo-saxon et singulièrement américain. Depuis plusieurs saisons, il fait la démonstration du contraire et s’attaque désormais à un répertoire moins connu, comme la pièce Guys ans Dolls. Le public français ne connaît de ce musical que le film sorti en 1955 qui réunissait deux géants, Frank Sinatra et Marlon Brando, sous le titre improbable de Blanches colombes et vilains messieurs. La pièce avait cependant reçu un accueil chaleureux outre-Atlantique. "Guys and Dolls, créé en 1950 à Broadway, fut un succès  phénoménal ", rappelle Jean-Luc Choplin : 1.200 représentations à New York avant Londres trois ans plus tard.

Si l’histoire et le dénouement de Guys and Dolls peuvent prêter à sourire par leur totale invraisemblance, le livret est truffé de personnages hauts en couleur empruntés au quotidien de la vie new-yorkaise des années 1920 : le milieu de la pègre, des petits truands, des tripots clandestins et des revues légères. Tout ce petit monde a été observé par le journaliste et écrivain Damon Runyon dans une série de nouvelles intitulées Guys and Dolls et qui nourrissent ce livret.

Guys and Dolls

Cet univers a aujourd’hui totalement disparu. Guys and Dolls est une plongée à rebours dans ce monde interlope de la vie nocturne de New York. Tout cela est parfaitement rendu par la scénographie et les costumes de Peter McKintosh. On  y retrouve les néons de Times square, les entrepôts désaffectés qui servaient de tripots clandestins ou l’ambiance colorée des cabarets. Guys and Dolls est servi par une équipe entièrement britannique qui évidemment sait tout faire : jouer la comédie, chanter, danser. L’orchestre du Théâtre Marigny joue avec bonheur sous la baguette de James McKeon cette musique dont on reconnaît quelques tubes dont l’irrésistible "Marry the man today".

Il n’y a aucune fausse note dans cette distribution. Christopher Howell dans le rôle principal de Nathan Detroit, petite frappe chic, est impeccable. Tout comme Matthew Goodgame dans celui de Sky Masterson, parieur invétéré, amoureux de Sarah Brown, sergent de l’armée du Salut jouée par Clare Halse. Mais c’est Ria Jones qui vole le show en Miss Adélaïde, la meneuse de revue . Quel abattage ! Elle dévore la scène du début à la fin comme seule savent le faire les anglo-saxonnes, changeant de tenue à chaque tableau, capable d’utiliser sa voix comme elle l’entend sur une large tessiture. Ria Jones fait le spectacle et nous sommes totalement immergés dans un musical américain. On s’attendrait presque sortant de Marigny à se retrouver du côté de la 42ème rue !

 

Guys and Dolls de Frank Loesser (musique), Jo Swerling et Abe Burrow (livret) au Théâtre Marigny. Mise en scène et chorégraphie de Stephen Mear. Avec Ria Jones, Clare Halse, Matthew Goodgame, Christopher Howell, Barry James, Rachel Izen, Joel Montague, Matthew Whennell-Clark, Jack North, Brendan Cull, Ross McLaren, Gavin Wilkinson, Ian Gareth Jones, Thomas-Lee Kidd, Jo Morris, Alexandra Waite-Roberts, Emily Goodenough, Delycia Belgrave, Bobbie Little, Joanna Goodwin, Robbie Mc Millan, Adam Denma, Louis Mackrodt. Dimanche 17 mars 2019. À voir jusqu'au 27 juillet.

 

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