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[Dossier] Sur la route des festivals d’été 2024

Création, re-création, répertoire trouvant un nouveau souffle, têtes d’affiche et jeunes talents, dans des lieux culturels historiques ou étonnants… Retrouvez dans ce dossier l’ensemble des articles de DALP couvrant la saison des festivals d’été 2024. 

 

Montpellier Danse

Take me home de Dimitri Chamblas et Kim Gordon

C’est au Théâtre de l’Agora que Dimitri Chamblas a présenté sa dernière pièce, Take me home. Un titre emprunté à la plasticienne et musicienne américaine Kim Gordon dont les accords de guitare saturés dialoguent avec les neuf danseuses et danseurs que le chorégraphe lance dans un tourbillon âpre et électrique. Sous l’immense zeppelin qui domine le plateau, Dimitri Chamblas nous transporte dans un univers aux allures d’apocalypse post punk déployant une danse de la démesure et de l’excès, où les corps se brisent les uns contre les autres pour construire un acte de rébellion au monde. 

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Take me Home de Dimitri Chamblas

 

Mette ingvarsten – Rush à Montpellier Danse, Skatepark aux Nuits de Fourvière

La performeuse, chorégraphe et danseuse danoise est de tous les festivals. À Montpellier Danse, elle a montré en première française Rush, pièce retraçant 20 ans de création. Un objet artistique unique en son genre, à la fois performance en soi, réflexion personnelle et outil pédagogique savoureux, qui doit beaucoup à son interprète Manon Santkin, incroyable performeuse qui travaille depuis de longues années avec Mette Ingvartsen. La chorégraphe présente ensuite Skatepark aux Nuits de Fourvière, pièce bien plus gentillette autour de la culture du skate, mais qui peut se regarder sans déplaisir.

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Cloud Gate Dance Theatre, Wayne McGragor, Arkadi Zaides

Clap de fin pour le 44e festival de Montpellier Danse, le dernier de son directeur emblématique Jean-Paul Montanari, qui laisse la place à l’automne. Cette édition 2024 fut riche de créations et de découvertes, de Saburo Teshigawara à Dimitri Chamblas. Place encore à quelques spectacles, qui nous ont enthousiasmé, interpellé ou déçu : le Cloud Gate Dance Theatre, Wayne McGregor ou Arkadi Zaides.

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Voice of desert de Saburo Teshigawara 

Pour sa dernière édition à la tête de Montpellier Danse, son directeur emblématique Jean-Paul Montanari avait choisi la voie de la création, avec de nombreuses nouvelles pièces des grands chorégraphes de notre temps. Avant le réussi Take me Home de Dimitri Chamblas, un autre artiste avait illuminé le festival : Saburo Teshigawara. Voice of Desert, sa nouvelle œuvre lumineuse, est une terre de contrastes, semblant s’inspirer du vent et des éléments pour créer un moment de danse magistral. Une pièce d’une grande intensité, se servant pleinement du cadre majestueux de l’Agora.

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Les Nuits de Fourvière

Qui Som? – Baro d’evel

On se régale décidément avec la programmation Danse et Cirque des Nuits de Fourvière 2024 ! En cette fin de festival, place à Qui Som?, la nouvelle création de la compagnie circassienne Baro d’evel, emporte tout. Le spectacle mêle art clownesque, acrobatie et céramique (mais oui) pour mieux transformer les artistes nous emmenant dans un monde étrange, fait d’urgence écologique et d’un besoin vital de solidarité. À la joie joyeux et grinçant, burlesque, festif et parfois angoissant, Qui Som? mêle les genres artistiques et les émotions dans une grande vague emportant tout sur son passage.

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Qui Som? – Baro d’evel

 

Möbius Morphosis – Rachid Ouramdane, Compagnie XY, Ballet de l’Opéra de Lyon, Maîtrise de Radio France

C’est l’un des grands spectacles attendus de l’été : Möbius Morphosis de Rachid Ouramdane et la Compagnie XY. Le chorégraphe poursuit sa réflexion autour des murmurations des oiseaux et reprend son compagnonnage avec la formidable troupe circassienne, l’agrandit avec le Ballet de l’Opéra de Lyon, les met en musique avec les jeunes de la Maîtrise de Radio France sur une partition de l’un des membres de Air, Jean-Benoît Dunckel. Pièce somptueuse, portée par une énergie collective et l’envie irrésistible de s’envoler, Möbius Morphosis séduit dans l’ensemble et a le goût chaleureux des douces soirées d’été. Sans toutefois que le chorégraphe n’arrive à reproduire ce petit miracle qui était arrivé avec l’original il y a quelques années.

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The Pulse – Gravity & Other Myths

La saison des festivals d’été s’est ouverte fin mai avec les Nuits de Fourvière à Lyon, certes dans une ambiance humide et froide, mais par un spectacle enthousiasmant. La compagnie de cirque australienne Gravity & Other Myths y présentait en ouverture The Pulse, son spectacle créé en 2021 et encore jamais mené en France. Sur scène, une trentaine d’acrobates et tout autant de choristes se mêlent dans une danse acrobatique et aérienne à couper le souffle de virtuosité et d’intensité, portée par une écriture chorégraphique percutante et un sens du spectacle ravageur. Un moment puissant où le sens du collectif prend tout son sens.

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The Pulse – Gravity & Other Myths

 

On m’a trouvée grandie de Valentine Losseau et Leïla Ka : “La magie nouvelle nous fait requestionner la réalité

Parmi la programmation se trouve un objet insolite : On m’a trouvée grandie de Valentine Losseau, spécialiste de la magie nouvelle, avec Leïla Ka à la chorégraphie. Sur scène, illusion et danse se mêlent dans un étrange cheminement, rendant flou la frontière entre réel et irréel, possible et impossible, pour raconter l’histoire de ces femmes internées au XIXe siècle à la Salpêtrière parce que sortant des normes. On m’a trouvée grandie saisit par son étrangeté et sa poésie, fait parfois perdre pied, tout à la fois glace le sang, serre le coeur, étourdit et émerveille par le monde étrange qu’il met en scène. Rencontre avec ces deux artistes qui nous parlent de la genèse de ce spectacle pas comme les autres.

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Paris l’été

Podium d’Olivier dubois / Love you, drink water d’Amala Dianoe et Awir Leon / Vaslav Cabaret d’Olivier Normand

C’est sur les rythmes funk et électro de Johan Papaconstantino que le festival Paris l’été a dit adieu au Lycée Jacques Decour. Les travaux qui ont débuté ne permettent plus d’accueillir le festival mais cette édition raccourcie et resserrée sur le lycée a offert de grands moments artistiques dans un esprit de fraternité qui est un des marqueurs de Paris l’été. Et Olivier Dubois a magistralement illustré cet aspect essentiel du festival avec sa création Podium, courte variation sur le thème de l’art et de ses liens au sport, questionnement essentiel en cette année olympique parisienne. Sur la Grande scène, Amala Dianor et Awir Leon ont livré un duo flamboyant en danse et chanson encadré par les superbes images de Grégoire Korganow,Love You, Drink Water. Entre les deux, Olivier Normand, travesti dans son personnage de Vaslav, a donné un tour de chant multiculturel jouant l’ambiance interlope des années Pigalle. Un dernier tour avant le clap de fin.

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R.Osa de Silvia Gribaudi / The House of trouble de Patricia Apergi 

Paris l’été a repris ses quartiers au Lycée Jacques Decour pour une édition plus courte et anticipée lors de la première quinzaine de juillet, Jeux Olympiques obligent. Mais Stéphane Ricordel et Laurence de Magalhaes, qui signent leur dernière édition, ont comme à l’accoutumée concocté un programme alléchant, fait de reprises incontournables et de découvertes où le mouvement est roi. Parmi la multitude de propositions, R.OSA imaginé par Silvia Gribaudi et interprété par Claudia Marsicano a une nouvelle fois triomphé, tant cette performance explose tous les codes avec humour. Et sur la grande scène, la chorégraphe grecque Patricia Apergi nous a conduits dans saHouse of Trouble, faisant résonner le cœur anarchiste d’Athènes. Le tout sous une lune géante imaginée par Luke Jerram en suspension cosmique dans la superbe cour arborée du Lycée Jacques Decour. 

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Festival de Marseille

Il Cimento dell’Armonia e dell’Inventione d’Anne Teresa de Keersmaeker et Radouan Mriziga

Artiste prolixe, Anne Teresa de Keersmaeker revient cette saison avec une nouvelle création : Il Cimento dell’Armonia e dell’Inventione, co-signée avec Radouan Mriziga. Pour leur deuxième collaboration, les deux chorégraphes belges ont choisi la plus connue des partitions musicales, Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi, afin d’instaurer un dialogue étonnant et fructueux entre danse et musique. Pièce intense, éminemment physique, elle bénéficie de l’interprétation magistrale des quatre danseurs qui livrent durant 1h30 une performance où s’entremêlent séquences apaisées et surchauffes débridées, dont l’humour n’est jamais absent malgré la gravité du propos.

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Freedom Sonata d’Emanuel Gat / Anda, Diana de Diana Niepce

C’est ce que l’on appelle une belle soirée de festival : deux propositions artistiques dans la même soirée, qui n’ont pas grand-chose à voir, mais qui interpellent chacune à leur façon par bien des chemins. Au Festival de Marseille se mêlaient ainsi les corps jeunes et exultants de la compagnie d’Emanuel Gat, et le corps empêché de Diana Niepce. Les premiers saisissent par leur virtuosité joyeuse, leur énergie déchaînée portée par l’écriture toujours nourrie du chorégraphe. La deuxième part dans une voie aride et sans fioritures. Mais touche au cœur par la profonde capacité du corps à créer de la poésie, malgré toutes ses blessures.

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Freedom Sonata d’Emanuel Gat

 

…How in salts desert is it possible to blossom…, la dernière pièce de la chorégraphe Robyn Orlin

…How in salts desert is it possible to blossom…, la dernière pièce de la chorégraphe Robyn Orlin agit comme une caisse de résonance des maux de la société sud-africaine, en premier lieu de la violence endémique. Face à cette réalité, elle oppose une jeunesse résiliente prompte à dénoncer, mais aussi à se projeter dans un avenir où la nation arc-en-ciel aurait enfin une réalité. Cette célébration de la vie, cette fougue portées par les cinq interprètes du Garage Dance ensemble et les deux musiciens du groupe uKhoiKhoi ont su faire se lever le public et battre les cœurs à l’unisson. La force du spectacle vivant qui émeut et met en mouvement.

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FāSL de Nivine Kallas.

Nivine Kallas est une superbe danseuse, férue d’improvisation. Elle trace un sillon singulier en recherchant “les liens entre la langue arabe et le mouvement”. La proximité entre la danseuse et l’audience contribue à créer une osmose et à percevoir sa perception très acérée aux réactions du public. C’est avec son corps qu’elle décrit l’arc des sentiments et des émotions qui la traversent, jamais avec son visage qui demeure hiératique. 

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Au fil de l’été 

[Arte Flamenco 2024] Chloé Brûlé et Marco Vargas / Dorantes / Manuel Liñàn / Miguel Vargas

Pour la 35ème  année consécutive, Arte Flamenco a fait vibrer la cité landaise avec une foison de spectacles, mêlant les grandes stars aux nouvelles pousses, la danse et la musique, la tradition et la modernité. On a pu ainsi découvrir la dernière création de Manuel Liñán, Muerta de Amor, pièce charnelle et sensuelle en forme de revue flamenca. Chloé Brûlé et Marco Vargas nous ont amenés dans le monde de la lenteur déclinant les cycles de la vie avec Origen, spectacle solaire et pastoral. Pour la musique, le pianiste virtuose Dorantes est revenu fêter ses débuts au festival il y a 25 ans avec un concert jazz flamenco et le guitariste Ramon Vargas nous a transportés vers ses racines en Estrémadure.

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Top 5 des spectacles de plein air

L’été est souvent l’occasion de découvrir des spectacles dans des lieux particuliers, en plein air, historiques… Notre Top 5 de nos coups de cœur de cette saison estivale 2024. Et vous, vous allez voir quoi comme spectacle cet été ?

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Agenda Danse – Été 2024

C’est parti pour l’été Danse 2024 ! On y retrouve nos festivals habituels, à la programmation particulièrement riche même si souvent plus condensés pour cause de JO. Mais aussi les compagnies classiques pour leur dernier round de la saison, plusieurs festivals de cirque à ne pas manquer, des festivals moins connus mais qui valent le détour, beaucoup de spectacles dans des lieux en plein air incroyables… Notre sélection de 35 spectacles et festivals de danse et de cirque, à ne pas manquer cet été un peu partout en France, et quelques bonnes idées en Europe. programmation durant tout le Festival d’Avignon.

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