Nouvelle Star, saison 8 épisode 1

Je fais des titres comme ceux des séries TV main­te­nant.

Mon arti­cle pré­cé­dent, sur Auré­lie Dupont fil­mée par Cédric Kla­pi­sch, m’a rap­porté tout un tas de nou­veaux(elles) visi­teur(se)s, il faut donc que je les pré­vienne. Si le nom de mon blog dit bien que je suis une addict de la Danse, il ne pré­cise pas que je suis aussi une addict de la Nou­velle Star. Genre une finale de l’émis­sion con­tre une place pour La Dames aux Camé­lias Guillem/Le Riche (on a le droit de rêver, non ?), je prends la deuxième solu­tion bien sûr, mais j’ai quand même deux bon­nes secon­des d’hési­ta­tion.

La Nou­velle Star a donc repris ses droits hier soir sur M6 pour sa hui­tième sai­son. On com­mence tel­le­ment à bien con­naî­tre le truc que l’on s’amuse main­te­nant à pré­dire quelle chan­son va inter­pré­ter le(la) can­di­dat(e) avant même qu’il(elle) ne fran­chisse la porte. Et je suis assez forte à ce jeux.

L’épi­sode d’hier por­tait sur les cas­tings de Mar­seille et Tou­louse. Tout avait très mal com­mencé. Une Luce mal fago­tée avec une mous­ta­che des­si­née et ne chan­tant pas très bien a été accla­mée par le jury. Genre c’est la nou­velle Beth Ditto. Heu­reu­se­ment après cet éga­re­ment, le jury a su faire preuve d’un peu plus de dis­cer­ne­ment. Et fina­le­ment, la soi­rée d’hier a mon­tré plu­sieurs can­di­dat(e)s inté­res­sants.

Mon gros coup de coeur : Leïla. Déjà, elle a 28 ans, elle est plus vielle que moi, bon point. Et puis elle envoie, elle brille, elle a la pêche, une bonne voix, et quel swing ! A sui­vre de très, très près.


Lorenda. (pas sûr de l’ortho­gra­phe) Une super fille solaire de 17 ans qui a envoyé Edith Piaf ver­sion rock. GE-NI-AL ! Et plu­tôt sur­pre­nant.

Emile. Avec ses 17 ans et son look de jeune fille en fleur bru­nette aux che­veux bou­clés, elle avait tout pour m’éner­ver. Et puis elle a repris à la gui­tare L.O.V.E., et j’ai adoré. Bien envoyé là-aussi, sans en faire trop. Elle a réussi à me met­tre le sou­rire en quel­ques secon­des. J’ai vrai­ment envie de la sui­vre !

Gaël. Fils de pas­teur qui chante beau­coup mieux en anglais qu’en fran­çais. Le pro­blème, c’est que le coup du uku­lele, ça ne sur­prend plus per­sonne. Mais y a de l’idée, y a de l’idée.

Jérôme le sur­feur. Le souci chez Jérôme, c’est qu’il est bien uni­que­ment si on ferme les yeux. Ce n’est pas qu’il est moche, il est même plu­tôt beau gosse. Mais il est tel­le­ment apprêté quand il chante que ça en devint insup­por­ta­ble. Mais dès qu’on ne le regarde pas, c’est très appré­cia­ble. Je le mets donc de jus­tesse dans les coups de coeur d’hier soir, mais va fal­loir faire ses preu­ves au théâ­tre.

Dans le lot des can­di­dat(e)s, il y a bien sûr eu quel­ques têtes à cla­ques. Zyed, un clone assez éner­vant de Tokio Hotel. Sarah, la bru­nette de 19 ans ultra-éner­vante, égo sur­di­men­sionné qui joue la petite fra­gile, deux meilleu­res amies sau­tillan­tes et un chéri trop in loooooove, bisous baveux à l’appuie. Ou Audrey, la sweet six­teen dans toute sa splen­deur. Il va vite fal­loir me les virer.

Le jury com­mence bien à se met­tre en place. Lio a le rôle de la maman atten­tive, en empa­thie avec les can­di­dat(e)s mais qui sait dire les cho­ses. Marco Prince est le petit nou­veau. Tout le monde mérite sa chance, c’est génial, je veux emme­ner tout le monde au théâ­tre. Il va fal­loir lui apren­dre la vie. Phi­lippe Manoeu­vre a repris le rôle du cas­seur, et je dois dire à ma plus grande joie qu’il le fait plu­tôt bien. Et André Manou­kian, à part baver devant les peti­tes jeu­net­tes bru­net­tes, il n’a pas fait grand chose.

Je ter­mine cette arti­cle sur une vidéo de Jes­sica, vic­time d’une injus­tice. La pau­vre n’a pas com­pris que chan­ter du Lara Fabian était de toute façon éli­mi­na­toire devant ce jury dis­cri­mi­nant de la variété. Elle avait pour­tant une jolie voix, et aurait mérité d’être écou­tée au théâ­tre.


Aurélie Dupont vue par Cédric Klapisch

Je pense que ceux et cel­les qui vien­nent ici ont com­pris un truc : j’aime la Danse. Ceux et cel­les qui me lisent un peu plus atten­ti­ve­ment auront même pu sai­sir que parmi les dan­seu­ses qui savent me tou­cher, Auré­lie Dupont occupe un belle place.

J’aime bien aussi les films de Cédric Klap­si­sch, ça je sais pas si je l’ai déjà dit. Disons que L’auberge espa­gnole est sor­tie quand j’étais étu­diante et Les pou­pées rus­ses quand je com­men­çais à bos­ser. Donc for­cé­ment, je suis pile dans la cible. Et même sans l’effet géné­ra­tion­nel, j’avais beau­coup aimé Paris (et je peux l’appart de Romain Duris dedans). 

Donc, quand j’ai su que Cédric Kla­pi­sch pré­pa­rait un docu­men­taire sur Auré­lie Dupont, for­cé­ment, je me suis pré­ci­pi­tée des­sus. Auré­lie Dupont, l’espace d’un ins­tant, est dif­fusé mardi 2 mars sur France 3 à 22h40. Juste après la Nou­velle Star, le pro­gram­mes tv sont bien faits tout de même. 


Plus que la dan­seuse, Cédric Kapli­sch a voulu s’inté­resse à la per­sonne, la femme. Elle sem­ble être comme tout le monde, elle prend le métro, elle tombe enceinte, elle porte un bon­net rasta ou des escar­pins Lou­bou­tin. Elle a peur de ne pas être au point, de déce­voir. Elle essaye de con­ci­lier vie pro et vie pri­vée. Et c’est une dan­seuse Etoile, l’une des plus brillan­tes. Elle est sur le point de pleu­rer lorsqu’elle n’arrive plus à faire ses 32 fouet­tés, que les repré­sen­ta­tions arri­vent, même si elle a déjà dansé Odette/Odile un tas de fois.

Tout com­mence là où la Danse doit com­men­cer : à la barre, à l’Ecole de Danse. Merci au pas­sage Les Enfants de la Danse et ses nom­breu­ses archi­ves avec Auré­lie Dupont ado. Puis la caméra revient à notre épo­que. Auré­lie est à la barre, refait les mêmes ges­tes. Et expli­que que c’est nor­mal, que c’est comme ça que com­mence la jour­née, même si on a fait la fête la veille. Que tout démarre par le cours. Mais faire sa barre tous les matins ne veut pas dire être coin­cée. Et à la voir dire ça, en rigo­lant avec Marie-Agnès Gil­lot, clope au bec, per­sonne n’a de mal à la croire. 


La pre­mière par­tie est con­sa­crée à son retour après sa gros­sesse, et son tra­vail dans Ray­monda. La caméra n’est pas du côté de la Danse, on ne va donc pas dis­ser­ter sur le bal­let, sur le rôle et sur Nou­reev. On va par con­tre la voir souf­frir, dou­ter, cette ultime peur dans son regard quel­ques secon­des avant de mon­ter sur scène, après un an d’arrêt. Et la magie vient un peu de là. Car la caméra ne parle pas beau­coup d’artis­ti­que, elle se pen­che plu­tôt sur les dou­tes. Et pour­tant, dès qu’Auré­lie monte sur scène, on est happé par son per­son­nage, par l’émo­tion, même à tra­vers un écran de télé­vi­sion.

L’autre par­tie est réser­vée au tra­vail de répé­ti­tion et à son par­te­na­riat avec Manuel Legris. La Dame aux Camé­lias et Le Parc. On suit les répé­ti­tions, sans mot. Le tra­vail de pré­ci­sion des dan­seurs et la com­pli­cité entre les deux. Ange­lin Prel­jo­caj me pas­sionne tou­jours autant déci­dé­ment. Preuve de l’impor­tance de Manuel Legris dans la vie d’Auré­lie, le docu­men­taire se ter­mine sur ses adieux à la scène. Et quel­ques vagues mots d’Auré­lie sur son futur. Le pré­sent et la danse sem­ble plus l’inté­res­ser. Géné­ri­que, Pas de deux de La Dame aux Camé­lias

Cédric Kla­pi­sch est dis­cret, très dis­cret. Peut-être même un peu trop. Je m’atten­dais à un docu­men­taire un peu moins clas­si­que sur la forme. Bien sûr, on évite les sem­pi­ter­nel­les visi­tes des cou­loirs de Gar­nier. Mais on ne retrouve pas la patte du cinéaste, peut-être inti­midé devant son sujet.

La caméra se pose et filme. Sans aucun com­men­taire. Les ima­ges sont par­fois entre­cou­pées d’une inter­view d’Auré­lie, et c’est tout. Une femme fil­mée “L’espace d’un ins­tant”, comme dirait le titre. Et c’est peut-être la meilleure forme pour un docu­men­taire sur la Danse. Car on a beau par­ler et dis­cou­rir, rien n’expli­que vrai­ment la magie qui se crée sur scène, et que l’on voit vrai­ment dans le tra­vail de Cédric Kla­pi­sch.

Nous ne som­mes pas dans le film de Fre­de­rick Wise­man. Auré­lie “dans la vraie vie” ou dans sa loge prend plus de place que des extrait de bal­lets. Mais il y a néan­moins quel­ques jolis moment. Pas mal d’extraits de Ray­monda ou de La Dame aux Camé­lias. Et puis le pas de deux du Parc, filmé tel­le­ment prêt que l’on dis­tin­gue les légers désé­qui­li­bres des dan­seurs. Cela s’emporte et ça tour­billonne, qu’est-ce que c’est beau !


Peu de sous-titre éga­le­ment, il faut s’y con­nai­tre un peu pour savoir qui est à l’écran. Dieu, comme on l’appelle main­te­nant, appa­raît bien sûr fré­quem­ment. Pas mal de répé­ti­tions avec Clo­thilde Vayer ou Lau­rent Hilaire aussi. Un tout petit peu de Nico­las Le Riche. Un geste de com­pli­cité volé avec Jéré­mie Bélin­gard pen­dant un cours de danse… Marie-Agnès Gil­lot occupe une cer­taine place aussi, car la caméra ne peut faire autre­ment que d’être hap­pée par cette dan­seuse à par­tir du moment où elle se pose sur elle. C’est comme ça dans cha­que docu­men­taire sur le bal­let de l’Opéra de Paris. Mathias Hey­mann appa­rait aussi quel­ques minu­tes, écla­bous­sant de faci­li­tés. Cela aussi, ça devient un habi­tude.  

Au final, Auré­lie Dupont, l’espace d’un ins­tant de Cédric Klap­sich ris­que peut-être de déce­voir les puris­tes, car la Danse pure n’y a pas for­cé­ment une grande place. Moi je l’ai aimé, parce que con­trai­re­ment à beau­coup d’autres docu­men­tai­res sur la Danse, il film ce qu’est à la base Auré­lie Dupont : une per­sonne.  

Auré­lie Dupont, l’espace d’un ins­tant de Cédric Kla­pi­sch, sur France 3 le mardi 2 mars à 22h40.

Un avant-goût de Siddharta d'Angelin Preljocaj

L’année der­nière, j’ai décou­vert “en vrai” (sous-entendu : sur scène et pas sur You­tube) les bal­lets d’Ange­lin Prel­jo­caj, avec Le Parc. J’ai eu un véri­ta­ble coup de fou­dre pour ce cho­ré­gra­phe, au lan­gage délié, con­tem­po­rain sans être archi-intel­lec­tua­lisé. J’attends donc avec une cer­taine impa­tiente sa nou­velle créa­tion, Sid­dharta, mi-mars à Bas­tille.
 
Samedi s’est tenue à l’amphi­théâ­tre une répé­ti­tion publi­que avec le cho­ré­gra­phe, que je ne pou­vais donc décem­ment pas rater.
Ange­lin Prel­jo­caj a d’abord parlé de son bal­let. Sid­dharta donc, ou la vie de celui qui devien­dra Boud­dha. Le bal­let s’ins­pire for­te­ment du roman de Her­mann Hesse, que tout le monde dans le public sem­blait con­nai­tre, sauf moi. Sid­dharta est à la recher­che de son des­tin, incar­née par une dan­seuse, l’Elue.

Pour cette répé­ti­tion, nous avons eu droit dans le rôle de l’Elue à Alice Rena­vand, que j’appré­cie de plus en plus, et à Sté­phane Bul­lion, qui est en train de rem­pla­cer dans mon cœur Jéré­mie Bélin­gard dans la caté­go­rie “TC dan­seur beau gosse pas coiffé”.  

Ange­lin Prel­jo­caj a fait tra­vailler à ses deux dan­seurs un pas de deux qui arrive vers la fin du bal­let, “où c’est pres­que l’Elue qui va vers Sid­dharta”, selon les mots du cho­ré­gra­phe. 

Petit extrait filmé par mon iPhone qui a fait comme il pou­vait.



Cela va être ennuyeux”, n’a pas arrêté de dire Ange­lin Prel­jo­caj au public. Pour ma part, j’ai trouvé cette répé­ti­tion pas­sion­nante. On a pu voir pen­dant une heure un véri­ta­ble aperçu du tra­vail du cho­ré­gra­phe. Il a dans la tête une vision très pré­cise de ce qu’il veut, et tout va pas­ser par la pré­ci­sion : un bas tendu plu­tôt que plié, un dos qui s’arron­dit à un moment et pas à un autre, un porté légè­re­ment plus décalé… Le moin­dre infime mou­ve­ment est passé au cri­ble. Il réflé­chit tout haut, change un mou­ve­ment, invente quel­que chose… Et le chan­ge­ment se voit, imper­cep­ti­ble­ment.

L’heure est pas­sée sans que je m’en sois rendu compte. J’aurai aimé voir un autre pas­sage, ou pour­quoi pas poser quel­ques ques­tions au cho­ré­gra­phe, qui avait l’air de plu­tôt appré­cier le public, en lui lan­çant quel­ques peti­tes bla­gues. Au pas­sage, Ange­lin Prel­jo­caj est défi­ni­ti­ve­ment un  fan de Matrix. Il a encore une fois y fait réfé­rence pour illus­trer la façon de faire un mou­ve­ment, comme dans un extrait du film de Fre­de­rick Wise­man.

La répé­ti­tion s’est ter­mi­née sur le filage du pas de deux, en musi­que. Bon, la musi­que, elle ris­que d’être dif­fi­cile à une oreille qui n’a pas l’habi­tude de la musi­que con­tem­po­raine. Mais la danse me fait plu­tôt envie, assez sen­suelle et déliée. Pour pré­ci­sion, les dan­seurs ont pris un peu de temps au début pour inté­grer les cor­rec­tions, ce qui les a com­plè­te­ment déca­lés par rap­port à la musi­que. Selon le cho­ré­gra­phe en tout cas. 

La vidéo-danse du jeudi (27)

Aujourd’hui, res­tons un peu dans l’actua­lité avec un extrait du bal­let La Dame aux Camé­lias, donné en ce moment à Gar­nier. Inu­tile de pré­ci­ser que j’encou­rage vive­ment tout le monde à y aller, même si c’est com­plet. 

Au début, je vou­lais le duo Mar­gue­rite/Manon de l’acte II, qui m’avait le plus mar­qué. Fina­le­ment, j’ai opté pour le pas de deux du troi­sième acte.

Mar­gue­rite et Armand s’aiment. Elle est une cour­ti­sane du XIXème, lui un fils de bonne famille. Elle décide de le quit­ter par gran­deur d’âme. Malade, elle veut le revoir une der­nière fois. C’est un grand rac­courci dans l’his­toire de ce bal­let, mais c’est là où en est ce pas de deux. L’ultime duo, les der­niè­res retrou­vailles d’un cou­ple qui sait qu’ils sont con­dam­nés. On est en plein drame roman­ti­que.

Depuis plus d’une semaine que j’ai décou­vert ce bal­let “en vrai”, je n’arrive pas à en par­ler. J’aime quand la Danse me raconte de bel­les his­toi­res, même quand c’est triste que l’héroïne meurt à la fin. Ce bal­let m’a pro­fon­dé­ment tou­ché. Depuis plus d’une semaine, je me mets à mon cla­vier pour écrire un billet des­sus, mais les mots ne vien­nent pas. Mes phra­ses me sem­blent creu­ses, n’arri­vant pas bien retrans­crire ce que j’ai vu. On verra dans quel­ques jours.  

Mar­gue­rite : Agnès Letestu
Armand : Sté­phane Bul­lion
Cho­­­­­ré­­­­­gra­­­­­phie : John Neu­meier
Musi­­­­­­que : Fré­dé­ric Cho­pin

2009, l'année de la teuf

Quel beau titre en rime, n’est-il pas ?

Comme je le disais un peu plus tôt, jan­vier, c’est le mois des bilans. Pour moi, l’année 2009 aurait pu être par­ti­cu­liè­re­ment morne s’il n’y avait eu ce revi­re­ment de der­nière minute en novem­bre.

Cul­ture, per­son­na­lité, buzz… Voici, comme j’aime bien dire, mon petit bilan per­son­nel de l’année, en toute sub­jec­ti­vité bien sûr.

Cul­ture con­fi­ture
- L’adieu de l’année : Michael Jack­son. Parce que oui, je sais, c’était un peu l’over­dose. Mais tout de même, ça nous a tous fait un truc en appre­nant son décès. Et on n’a jamais autant dansé des­sus qu’en 2009.

- La décep­tion de l’année : La Nou­velle Star. Un jury qui s’ennuie, des can­di­dat(e)s ter­ri­ble­ment déce­vants, une pré­sen­ta­trice invi­si­ble, une pro­gram­ma­tion affli­geante de bana­lité… Mais où est pas­sée l’émis­sion qui a révélé Amel Bent, Chris­to­phe Willem et Julien Doré ? La sai­son de la der­nière chance com­mence fin févier, on y croit !

- La série de l’année : How I Meet Your Mother. Grosse révé­la­tion de cette fin d’année. Je m’y suis mise en décem­bre, je me suis ava­lée une sai­son en une semaine. Je n’ai rien vu d’aussi rafraî­chis­sant et drôle depuis bien long­temps. Gros coup de cœur pour le géné­ri­que, qui me fait pen­ser à mes pro­pres soi­rées. Et c’est bien pour ça que j’aime cette série.


- L’album de l’année : L’Embel­lie de Calo­gero. Et je ne dis pas ça uni­que­ment parce que Jean-Jac­ques Gold­man lui a écrit un titre. Ce dis­que m’a sur­prise, dans le mon sens du terme. De jolis tex­tes avec une vraie pro­gres­sion dans les mélo­dies, que l’on s’appro­prie dou­ce­ment mais sûre­ment.

- La chan­son de l’année : Ca m’énerve de Hel­mut Fritz. Même moi je la con­nais pas cœur, alors que ça fait long­temps que je n’écoute plus NRJ. Je suis pas­sée de l’autre côté des 25 ans depuis bien long­temps. Les Enfoi­rés l’ont reprise cette année, c’est une preuve qui ne ment pas.

- Le con­cert de l’année : Vin­cent Delerm. Oui, j’en vois déjà qui rigo­lent. Il faut savoir que, der­rière l’image de déprimé bobo par­fois ren­due par les médias, Vin­cent Delerm est un excel­lent auteur, et sur­tout quelqu’un de très drôle sur scène. Son spec­ta­cle oscille d’ailleurs entre chan­sons et one-man-show, avec pleins de jolies trou­vailles très poé­ti­ques et ori­gi­na­les. Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps de faire une seconde date.

- Le spec­ta­cle de l’année : Giselle au Palais Gar­nier. Un des chefs-d’œuvre de la danse. L’amour, la jalou­sie, la folie, la mort, le par­don con­den­sés en deux heu­res. Je ne m’en lasse pas. Et con­trai­re­ment à cer­tains qui ont fait la fine bou­che, j’ai beau­coup aimé le cou­ple Le Riche/Dupont.     

- Le beau gosse de l’année : Kevin McKidd. Alias Dr Hunt de Grey’s Ana­tomy, alias le nou­veau pur canon des séries TV. Un per­son­nage brut de décof­frage dou­blé d’un peu de roman­tisme, voilà le bon mélange. 


- Le film de l’année : The Rea­der. Même si Kate Wins­let a reçu un Oscar pour ce rôle, j’ai l’impres­sion qu’il est passé un peu ina­perçu en France. Avec le recul, c’est pour­tant défi­ni­ti­ve­ment le film qui m’a le plus tou­ché cette année. Une his­toire forte sans être gnan­gnan, qui pose de bon­nes ques­tions sans pren­dre posi­tion. Et quelle inter­pré­ta­tion !

- Le pari de l’année : bon, Johnny, c’est quand qu’il nous lâche ? Ohh, que c’est de mau­vais goût, mais je vous pro­mets, c’est du vécu.


Buzz/Nos amis les pipo­les
- La vidéo de l’année : Susan Boyle. Je me base sur les chif­fres les enfants, la céli­ba­taire d’Ecosse a clai­re­ment explosé tou­tes les stats de You­tube. C’est elle qui me fait dire que si la Nou­velle Star veut gar­der un tout petit peu d’estime dans mon esprit, elle doit arrê­ter de met­tre une limite d’âge dans son cas­ting. Uni­que­ment dans ce sens là bien sûr, dehors les jeu­nes filles en fleur mineu­res. 

- La per­son­na­lité adoré de l’année : Barack Obama. Enfin, du moins par les Fran­çais. Lui aussi à l’air de souf­frir des son­da­ges at home.

- Le truc dont tout le monde parle sans vrai­ment bien savoir ce que c’est : Twit­ter. Un des mots les plus enten­dus en cette fin d’année. Moi-même je l’ai beau­coup employé sans y avoir jamais mis les pieds. Un site un peu mys­té­rieux, dif­fé­rent de Face­book même si on n’arrive pas bien à expli­quer pour­quoi. Les Fran­çais(e)s sont sus­pi­cieux(ses) vis-à-vis de Twit­ter, lorsqu’il(elle)s se sont plongé(e)s tête bais­sés sur Face­book. Tout ça bien sûr, c’était en 2009. En 2010, Twit­ter se fera avec moi, comme vous pou­vez le voir en haut à gau­che.
- Le groupe Face­book de l’année : “Jeanne d’Arc, elle a frit, elle a tout com­pris”. ça m’a fait rire pen­dant au moins trois semai­nes. Il m’en faut peu, je sais. L’essence même du groupe Face­book : aucune uti­lité mais un nom rigolo avec for­tes réfé­ren­ces.

- La fille qui fait la une des maga­zi­nes sans que je sache vrai­ment pour­quoi de l’année : Alexa Chung. Si quelqu’un veut d’ailleurs m’éclai­rer sur la ques­tion, je suis pre­neuse.

- La star res­sus­ci­tée de l’année : Lily Allen. En 2008, c’était la loose, dro­gue, alcool et look pourri. En 2009, elle sort un album rem­pli de tubes et devient égé­rie de Cha­nel. Je m’incline.

- Le buzz péni­ble de l’année : Twi­light. Peut-être parce que j’ai bossé pour un site pipole pen­dant quel­ques temps, mais les che­veux de Robert et les états d’âme de Kris­ten, fran­che­ment, je n’en peux plus (même si je suis plon­gée dans le tome 2).

- Le débat de l’année : la main de Thierry Henry. Volon­taire, pas volon­taire, sau­veur de la France, tri­cheur lâche ? Avec vidéos et ralen­tis sous tous les angles pour preu­ves. Rare­ment vu les gens s’enflam­mer autant pour un truc qui ne va tout de même pas chan­ger la face du monde.


- L’achar­ne­ment Face­book de l’année : Jean Sar­kozy. Entre les grou­pes “Je suis plus diplômé(e) que Jean Sar­kozy”, et “Louis Sar­kozy 2012”, les inter­nau­tes s’en sont don­nés à cœur joie. En même temps, il y en a qui ten­dent tout de même le bâton pour se faire bat­tre.

- Le buz­zeur de l’année : Yann Bar­thès. Jac­ques Chi­rac cou­reur de jupons chopé par Ber­na­dette, c’est lui. Le vent du fan de Snoop Doggy dog, c’est encore lui, les jeu­nes filles en fleur fan de Zac Efron, tou­jours lui… Pas un buzz ne s’est fait sans lui. Mieux, pas­ser au Petit Jour­nal est devenu encore plus glo­rieux que de pas­ser au Zap­ping.

- Le truc mode immet­ta­ble de l’année. La combi-pan­ta­lon. Mal­gré les nom­breux arti­cles de Elle nous disant que, si, si, c’est par­fai­te­ment met­ta­ble, suf­fit juste de l’acces­soi­ri­ser. Mais bien sûr, si on s’appelle Kate Moss uni­que­ment.

- Le som­met hyper attendu et puis fina­le­ment… ben… non rien de l’année : Copen­ha­gue. Tout est en l’énoncé.

- L’over­dose pipole de l’année : j’hésite for­te­ment entre Suri Cruse et les Brand­je­lina. Un par­tout la balle au cen­tre ?

- L’objet de l’année : l’iPhone. Oui, je sais, il date d’un peu plus long­temps. Mais il est ren­tré dans mon sac en 2009. Et plus ça passe, plus je me demande com­ment je fai­sais avant, quand je n’avais pas accès Inter­net en per­ma­nence dans la poche. Je trouve même limite scan­da­leux de ne pas avoir la 3G dans le RER A. Dro­guée de l’infor­ma­tion je suis et je le res­te­rai.

Et vous, que rete­nez-vous de l’année ?

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