2009, l'année de la teuf

Quel beau titre en rime, n’est-il pas ?

Comme je le disais un peu plus tôt, jan­vier, c’est le mois des bilans. Pour moi, l’année 2009 aurait pu être par­ti­cu­liè­re­ment morne s’il n’y avait eu ce revi­re­ment de der­nière minute en novem­bre.

Cul­ture, per­son­na­lité, buzz… Voici, comme j’aime bien dire, mon petit bilan per­son­nel de l’année, en toute sub­jec­ti­vité bien sûr.

Cul­ture con­fi­ture
- L’adieu de l’année : Michael Jack­son. Parce que oui, je sais, c’était un peu l’over­dose. Mais tout de même, ça nous a tous fait un truc en appre­nant son décès. Et on n’a jamais autant dansé des­sus qu’en 2009.

- La décep­tion de l’année : La Nou­velle Star. Un jury qui s’ennuie, des can­di­dat(e)s ter­ri­ble­ment déce­vants, une pré­sen­ta­trice invi­si­ble, une pro­gram­ma­tion affli­geante de bana­lité… Mais où est pas­sée l’émis­sion qui a révélé Amel Bent, Chris­to­phe Willem et Julien Doré ? La sai­son de la der­nière chance com­mence fin févier, on y croit !

- La série de l’année : How I Meet Your Mother. Grosse révé­la­tion de cette fin d’année. Je m’y suis mise en décem­bre, je me suis ava­lée une sai­son en une semaine. Je n’ai rien vu d’aussi rafraî­chis­sant et drôle depuis bien long­temps. Gros coup de cœur pour le géné­ri­que, qui me fait pen­ser à mes pro­pres soi­rées. Et c’est bien pour ça que j’aime cette série.


- L’album de l’année : L’Embel­lie de Calo­gero. Et je ne dis pas ça uni­que­ment parce que Jean-Jac­ques Gold­man lui a écrit un titre. Ce dis­que m’a sur­prise, dans le mon sens du terme. De jolis tex­tes avec une vraie pro­gres­sion dans les mélo­dies, que l’on s’appro­prie dou­ce­ment mais sûre­ment.

- La chan­son de l’année : Ca m’énerve de Hel­mut Fritz. Même moi je la con­nais pas cœur, alors que ça fait long­temps que je n’écoute plus NRJ. Je suis pas­sée de l’autre côté des 25 ans depuis bien long­temps. Les Enfoi­rés l’ont reprise cette année, c’est une preuve qui ne ment pas.

- Le con­cert de l’année : Vin­cent Delerm. Oui, j’en vois déjà qui rigo­lent. Il faut savoir que, der­rière l’image de déprimé bobo par­fois ren­due par les médias, Vin­cent Delerm est un excel­lent auteur, et sur­tout quelqu’un de très drôle sur scène. Son spec­ta­cle oscille d’ailleurs entre chan­sons et one-man-show, avec pleins de jolies trou­vailles très poé­ti­ques et ori­gi­na­les. Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps de faire une seconde date.

- Le spec­ta­cle de l’année : Giselle au Palais Gar­nier. Un des chefs-d’œuvre de la danse. L’amour, la jalou­sie, la folie, la mort, le par­don con­den­sés en deux heu­res. Je ne m’en lasse pas. Et con­trai­re­ment à cer­tains qui ont fait la fine bou­che, j’ai beau­coup aimé le cou­ple Le Riche/Dupont.     

- Le beau gosse de l’année : Kevin McKidd. Alias Dr Hunt de Grey’s Ana­tomy, alias le nou­veau pur canon des séries TV. Un per­son­nage brut de décof­frage dou­blé d’un peu de roman­tisme, voilà le bon mélange. 


- Le film de l’année : The Rea­der. Même si Kate Wins­let a reçu un Oscar pour ce rôle, j’ai l’impres­sion qu’il est passé un peu ina­perçu en France. Avec le recul, c’est pour­tant défi­ni­ti­ve­ment le film qui m’a le plus tou­ché cette année. Une his­toire forte sans être gnan­gnan, qui pose de bon­nes ques­tions sans pren­dre posi­tion. Et quelle inter­pré­ta­tion !

- Le pari de l’année : bon, Johnny, c’est quand qu’il nous lâche ? Ohh, que c’est de mau­vais goût, mais je vous pro­mets, c’est du vécu.


Buzz/Nos amis les pipo­les
- La vidéo de l’année : Susan Boyle. Je me base sur les chif­fres les enfants, la céli­ba­taire d’Ecosse a clai­re­ment explosé tou­tes les stats de You­tube. C’est elle qui me fait dire que si la Nou­velle Star veut gar­der un tout petit peu d’estime dans mon esprit, elle doit arrê­ter de met­tre une limite d’âge dans son cas­ting. Uni­que­ment dans ce sens là bien sûr, dehors les jeu­nes filles en fleur mineu­res. 

- La per­son­na­lité adoré de l’année : Barack Obama. Enfin, du moins par les Fran­çais. Lui aussi à l’air de souf­frir des son­da­ges at home.

- Le truc dont tout le monde parle sans vrai­ment bien savoir ce que c’est : Twit­ter. Un des mots les plus enten­dus en cette fin d’année. Moi-même je l’ai beau­coup employé sans y avoir jamais mis les pieds. Un site un peu mys­té­rieux, dif­fé­rent de Face­book même si on n’arrive pas bien à expli­quer pour­quoi. Les Fran­çais(e)s sont sus­pi­cieux(ses) vis-à-vis de Twit­ter, lorsqu’il(elle)s se sont plongé(e)s tête bais­sés sur Face­book. Tout ça bien sûr, c’était en 2009. En 2010, Twit­ter se fera avec moi, comme vous pou­vez le voir en haut à gau­che.
- Le groupe Face­book de l’année : “Jeanne d’Arc, elle a frit, elle a tout com­pris”. ça m’a fait rire pen­dant au moins trois semai­nes. Il m’en faut peu, je sais. L’essence même du groupe Face­book : aucune uti­lité mais un nom rigolo avec for­tes réfé­ren­ces.

- La fille qui fait la une des maga­zi­nes sans que je sache vrai­ment pour­quoi de l’année : Alexa Chung. Si quelqu’un veut d’ailleurs m’éclai­rer sur la ques­tion, je suis pre­neuse.

- La star res­sus­ci­tée de l’année : Lily Allen. En 2008, c’était la loose, dro­gue, alcool et look pourri. En 2009, elle sort un album rem­pli de tubes et devient égé­rie de Cha­nel. Je m’incline.

- Le buzz péni­ble de l’année : Twi­light. Peut-être parce que j’ai bossé pour un site pipole pen­dant quel­ques temps, mais les che­veux de Robert et les états d’âme de Kris­ten, fran­che­ment, je n’en peux plus (même si je suis plon­gée dans le tome 2).

- Le débat de l’année : la main de Thierry Henry. Volon­taire, pas volon­taire, sau­veur de la France, tri­cheur lâche ? Avec vidéos et ralen­tis sous tous les angles pour preu­ves. Rare­ment vu les gens s’enflam­mer autant pour un truc qui ne va tout de même pas chan­ger la face du monde.


- L’achar­ne­ment Face­book de l’année : Jean Sar­kozy. Entre les grou­pes “Je suis plus diplômé(e) que Jean Sar­kozy”, et “Louis Sar­kozy 2012”, les inter­nau­tes s’en sont don­nés à cœur joie. En même temps, il y en a qui ten­dent tout de même le bâton pour se faire bat­tre.

- Le buz­zeur de l’année : Yann Bar­thès. Jac­ques Chi­rac cou­reur de jupons chopé par Ber­na­dette, c’est lui. Le vent du fan de Snoop Doggy dog, c’est encore lui, les jeu­nes filles en fleur fan de Zac Efron, tou­jours lui… Pas un buzz ne s’est fait sans lui. Mieux, pas­ser au Petit Jour­nal est devenu encore plus glo­rieux que de pas­ser au Zap­ping.

- Le truc mode immet­ta­ble de l’année. La combi-pan­ta­lon. Mal­gré les nom­breux arti­cles de Elle nous disant que, si, si, c’est par­fai­te­ment met­ta­ble, suf­fit juste de l’acces­soi­ri­ser. Mais bien sûr, si on s’appelle Kate Moss uni­que­ment.

- Le som­met hyper attendu et puis fina­le­ment… ben… non rien de l’année : Copen­ha­gue. Tout est en l’énoncé.

- L’over­dose pipole de l’année : j’hésite for­te­ment entre Suri Cruse et les Brand­je­lina. Un par­tout la balle au cen­tre ?

- L’objet de l’année : l’iPhone. Oui, je sais, il date d’un peu plus long­temps. Mais il est ren­tré dans mon sac en 2009. Et plus ça passe, plus je me demande com­ment je fai­sais avant, quand je n’avais pas accès Inter­net en per­ma­nence dans la poche. Je trouve même limite scan­da­leux de ne pas avoir la 3G dans le RER A. Dro­guée de l’infor­ma­tion je suis et je le res­te­rai.

Et vous, que rete­nez-vous de l’année ?

Les rituels du dimanche après-midi

En géné­ral, le week-end est tout sauf un moment de calme. Entre les cour­ses à faire, une après-midi shop­ping, un cours de danse, le ran­ge­ment de son chez-soi, un thé avec des amies, une soi­rée fes­tive, un brunch, un déjeu­ner en famille… Le temps passe à toute vitesse.

Sauf peut-être le diman­che, en fin d’après-midi. Encore plus lorsqu’il fait un temps comme aujourd’hui : gris, plu­vieux, et qui n’incite guère à sor­tir. On peut alors se per­met­tre ce luxe, celui de ne rien à faire et de se poser un peu, his­toire de repren­dre des for­ces avant le lundi matin et la nou­velle semaine à venir.

Pour un bon après-midi du diman­che bien tran­quille, il faut tout de même avoir sous la main quel­ques élé­ments indis­pen­sa­bles. Pour moi, ce sera le JDD, accom­pa­gné de son rituel Fémina, et d’une tasse de thé. Bien calée dans le canapé, je reviens à l’infor­ma­tion que j’avais un peu laissé tom­bée le reste du week-end, his­toire de ne pas arri­ver com­plè­te­ment dému­nie au taf lundi. Je note les films et piè­ces de théâ­tres qui me font envie, je suis les aven­tu­res de Jo-Wil­fried en Aus­tra­lie. Cette lec­ture est en géné­ral sui­vie d’une plon­gée dans le der­nier ELLE, pour un peu de légè­reté. A moins que je ne choi­sisse mon livre en cours, Trois fem­mes puis­san­tes en ce moment, roman par­fois dés­ta­bi­li­sant mais glo­ba­le­ment envoû­tant. 

Le reste de la soi­rée se pas­sera sou­vent sans ordi. Pas de Face­book et autres twit­ter le diman­che soir. Plu­tôt un peu de tri, faire place net sur mon bureau où s’entas­sent mes papiers de la semaine du mois de l’année. Sauf si une chaîne de tv ne se décide à dif­fu­ser une bonne comé­die, type Brid­get Jones ou n’importe quoi avec Hugh Grant. Ou un film d’action rigolo sans trop d’hémo­glo­bine. A moins que l’on opte pour quel­ques épi­so­des de série, Heroes sai­son 1 en ce moment. Oui, nous ne som­mes pas vrai­ment au coeur de la ten­dance sur ce coup.

Mon côté mamie qui som­meille en moi me pous­sera à ne pas me cou­cher trop tard, et me fera pen­ser que ce serait bien de faire ça toute la semaine. Chose qui ne se pro­duit jamais évi­dem­ment. Pri­vi­lège du diman­che soir.


Et vous, quels sont vos petits rituels de fin de week-end ?

La vidéo-danse du jeudi (26)

Place aujourd’hui à un un bal­let court, mais deve­nue mythi­que dans l’his­toire de la danse, Le Spec­tre de la Rose.

Per­sonne n’a pu y échap­per, nous fêtons en ce moment les 100 ans des Bal­lets Rus­ses. Tou­tes les gran­des com­pa­gnies y vont de leurs soi­rées hom­mage et autres expo­si­tions. Car la troupe de Dia­ghi­lev a un peu révo­lu­tionné son monde, avec ses poses, ses ports de bras si par­ti­cu­liers et ses forts rôles mas­cu­lins. Ima­gi­nez le public de cette épo­que, quand Nijinski a sauté pour la pre­mière fois sur le rebord de la fenê­tre, tout de rose vêtu. Voici ici l’inter­pré­ta­tion de Michail Barich­ni­kov.



Barich­ni­kov offre une vision assez dif­fé­rente des autres Roses que j’ai pu voir, plus éthé­rées. Lui est beau­coup plus ter­rien, plus mas­cu­lin, plus homme que spec­tre aussi, alors qu’il est censé inter­prété un esprit. Mais j’aime assez cette vision. Ce n’est pas ici un cou­ple roman­ti­que amou­reux. La jeune fille est com­plè­te­ment sub­ju­guée par un dan­seur qu’elle a croisé à un bal. Le sim­ple fait de sen­tir la rose qu’il lui a offerte la laisse rêveuse pour la nuit. Le Spec­tre, par­fai­te­ment cons­cient de son pou­voir, en pro­fite pour briller et pavoi­ser, et s’amu­ser un peu avec la demoi­selle dans un jeu pres­que trop facile pour lui.

La Rose : Michail Barich­ni­kov
La Jeune Fille : ? Si quelqu’un veut m’aider
Cho­­­­ré­­­­gra­­­­phie : Michel Fokine
Musi­­­­­que : Weber

Paris sous la neige

Il est assez étrange de voir com­bien la neige nous met dans un drôle d’état. Il suf­fit de quel­ques flo­cons, de décou­vrir une fine cou­che blan­che sur le bal­con le matin, et nous voila de bonne humeur pour le reste de la jour­née. Mal­gré la gadoue, les bus qui n’arri­vent plus à fonc­tion­ner et cette impres­sion bizarre que cette grande ville moderne devient para­ly­sée dès qu’un peu de neige fait son appa­ri­tion.

A croire que nous som­mes resté(e)s de grands enfants. Mais quand même, Paris sous la neige, ça a tout de suite une autre allure. Les parcs sem­blent plus cal­mes, les bruits des voi­tu­res sont étouf­fés. Lors­que la neige était bien tom­bée avant Noël, j’avais un jour off en semaine. J’en ai pro­fité pour me pro­me­ner du côtés des Tui­le­ries. Les Pari­siens ont dû avoir peur des flo­cons qui tom­baient en abon­dance, j’étais pra­ti­que­ment toute seule. Mal­gré le froid, quelle apai­sante pro­me­nade…

Pho­tos pri­ses chez moi et sur Paris avec mon modeste iPhone, d’où la qua­lité par­fois dou­teuse des cli­chés.


































































































































La vidéo-danse du jeudi (25)

Place ce soir à la varia­tion d’Esmé­ralda. De la pure tech­ni­que aca­dé­mi­que. Mais quelle classe !



D’après ce que je sais, le bal­let Esmé­ralda n’est plus vrai­ment donné. Seul sub­siste le pas de deux, dont est issue cette varia­tion fémi­nine. La tech­ni­que clas­si­que y est ici à son apo­gée, et en fait une danse par­faite pour les con­cours et autres galas de démons­tra­tion. Sur You­tube, vous pou­vez donc trou­ver une quan­tité de vidéos de cette varia­tions, de peti­tes pou­pées qui s’amu­sent à lever leur jambe le plus haut pos­si­ble, de sin­ges savants qui mon­trent bien qu’elles peu­vent enchaîné les proues­ses sur poin­tes, de vraies gym­nas­tes. 

Et puis vous pou­vez aussi trou­ver l’inter­pré­ta­tion d’Agnès Letestu, qui devient le temps d’une minute 30 l’incar­na­tion même de la pure élé­gance et du style. J’ai vite fait mon choix entre les deux.

Esmé­ralda : Agnès Letestu
Cho­­­ré­­­gra­­­phie : Jules Per­rot
Musi­­­­que : Cesar Pugni

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