Il est temps de partir en vacances...

Et largement même !

Je pars dès ce soir pour la Provence une semaine, avant de revenir juste pour une nuit sur Paris, et de repartir 15 jours en Crète (j'ai réussi à me décider finalement).

Je vous souhaite à tous et toutes une bonne fin du moi d'août, voir une bonne rentrée. Rendez-vous le 6 septembre pour une nouvelle saison de danse, de séries, de livres, de scène et de plein d'autres choses. 

Et petit teasing de ouf, à la rentrée, j'aurais trois DVD du documentaire de Frederick Wisemann La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris à vous faire gagner !

XOXO, comme on dit

Amélie


I'm a Glee addict

Voila, le verdict est tombé, cela devait bien arriver un jour. 

Je suis officiellement et complètement addict à la série Glee.

Glee_S1_-1-1.jpg
J'avoue, le scénario était totalement fait pour que je tombe dans le piège : une série rigolote, grinçante, avec des bons sentiments juste ce qu'il faut. Et surtout le format : la comédie musicale.

Je suis devenue une Glee addict sans vraiment m'en rendre compte. J'avais entendu parler de cette série depuis déjà pas mal de temps, rapport à l'énorme buzz qu'elle fait aux Etats-Unis depuis septembre dernier. J'avais aussi entendu des avis enthousiastes de personnes bien sous tout rapport niveau bon goût sériesque. Profitant donc de l'accalmie estival, je me suis lancée.

Episode pilote, pas mal du tout. D'emblée, j'adhère au ton grinçant, à ce lycée pourri et à cette bande de loozer. Le lycée, c'est la pire époque de notre vie, et tout téléspectateur ne peut que se reconnaître dans la galerie de personnages. J'aime bien aussi l'ambiance musicale, plutôt pop et Broadway, ça fait du bien au milieu de toute cette veine rock française.

Quelques épisodes plus loin. Sympa, mais presque sans plus. J'ai l'impression que tout est construit de la même façon : Rachel/Will/Finn veut quitter le Glee Club. Heureusement, ils savent retourner dans le droit chemin grâce à l'amitié. Heureusement qu'il y a la bande-son et la so sublime Sylvester.

Sauf que, sans m'en rendre compte, je commençait à fredonner les chansons, à réécouter la version Rehab de ces fourbes de Vocal Adrenaline. Et puis, toujours sans m'en rendre compte, je suis arrivée à l'épisode cinq. Episode classique, Rachel veut quitter la chorale. Et voila que, bonne spectatrice que je suis, je me surprends à verser ma larmichette dans mon pot de glace vanille lors du final.

Et après, il y a eu l'épisode du combat sanglant Will/Sue. Et ensuite, celui des gobelets de soda. Puis je me suis mise à compter le nombre d'épisodes qu'il me restait encore à voir, bien supérieur au nombre de jours avant les vacances. Qu'il fallait donc que j'accélère sérieusement la cadence, parce que je ne pouvais pas partir trois semaines sachant qu'il y avait encore des épisodes en stock.

Pour bien parfaire mon addiction, il y a eu l'épisode spécial Madonna, puis celui spécial Lady Gaga. Et enfin la sublime apparition de Bryan Ryan/Barney Stinson (et je ne parle même pas du final). Depuis, mon appart immeuble quartier résonne des chansons Glee. Avec en bonus, moi en train de danser dessus.

Et voila, le 10 août, après avoir terminé la saison 1, je peux le dire, je suis une Glee addict.

Et pourtant, les scénarios de Glee sont loin d'être révolutionnaire. Mais ils reposent sur quatre éléments forts.

D'abord, le ton cynique. La bande de looser, le lycée horrible et sa terrible échelle social geek/pom-pom girl, les profs désabusés. C'est drôle, grinçant, et ça nous change des séries au décor teenage.

Ensuite, et bien entendu, la bande-son. Beaucoup de pop, de comédies musicales made in Broadway, de blues, un peu de R'n'B, des chansons souvent drôlement bien arrangées, parfois mieux que l'originale, des chorégraphies bien faites. ça donne envie de bouger, de chanter avec eux (je suis un public facile), et ça marche vraiment bien, même si le public français ne connait pas forcément toutes les chansons abordées.

Egalement, en parallèle avec le ton cynique de la série, son côté positif. On parle d'une bande très Benetton power (une grosse black, un handicapé, un gay, une latino...), ça évoque souvent des thèmes très 7 à la maison (le droit à la différence, la difficulté de s'assumer, l'ado enceinte, l'absence du père, l'importance de l'amitié...). Cela pourrait très facilement sombrer dans la gnangnantise à haute dose. Mais ça reste toujours juste et souvent émouvant, assez pour que l'on s'attache aux personnages. Juste la bonne dose de positive attitude qui fait du bien.

Enfin les personnages. Plus ou moins réussis. Evidemment, énorme coupe de coeur pour Sue Sylvester. Absolument sublime, la réincarnation féminine du professeur Snape. Et plus complexe qu'il n'y parait. Rachel, pas mal dans son genre. l'apprentie-Céline Dion, certes surdouée, mais bien casse-bonbon, qui s'en prendrait plein la tête au Petit journal people et à la Nouvelle Star. Artie et Tina, plutôt mignons, Quinn, Kurt... Certains sont un peu laissés sur le carreau, d'autres développés un peu tard, dommage.

La saison 2 devrait d'ailleurs y remédier. Inutile de dire que je l'attends avec impatience. 


Blogs danse, féministes, ou de tout et de rien

Je continue le ménage de mon blog en mettant un peu un jour ma blogroll, qui en avait bien besoin.

Exit blogs éteints ou qui ne m'intéressaient plus, bonjours aux nouveaux.

Les blogs de danse

Rêves impromptus. Essentiellement des compte-rendus de spectacle, illustrés avec de très belles photos personnelles. C'est d'ailleurs le gros point fort de ce blog. Les articles sont soit sous forme de critiques pures, soit en racontant l'histoire du ballet. C'est dans les deux cas toujours intéressant, et agréable à lire grâce aux multiples photos. Petit détail sympa, le blog est rangé non pas par catégorie, mais par ballet. Détail moins sympa, impossible de commenter. Enfin, je dis ça je dis rien, mais j'ai comme l'impression que l'auteur de ce blog est un fan de Stéphane Bullion. 

Le blog du petit rat. Critiques d'une spectatrice passionnée de danse. Là encore, pas mal de critiques de spectacle, pas vraiment révolutionnaires sur le fond et la forme, mais qui ont le mérite d'être régulières (contrairement au miennes), plutôt vivantes et agréables à lire. Si l'on vient ici, c'est surtout pour les rencontres Arop avec des danseurs ou des personnalités de la danse, où elle va très régulièrement, et qu'elle retransmet fidèlement sur son blog. Beaucoup de vidéos également, et pas mal d'infos piochées de-ci de-là, l'auteure se rendant assez régulièrement à l'entrée des artistes après le spectacle.

C'est d'ailleurs une réflexion que je me suis faite, je ne suis jamais allée à l'entrée des artistes des l'Opéra de Paris après un ballet. Je n'en ai jamais eu l'envie en fait. Encore plus surprenant quand, et cela a été prouvé, je suis capable de faire plus d'une heure d'attente, seule dans le froid, pour avoir un petit gribouillis d'Ouliana Lopatkina, et lui dire de vivre voix qu'elle était "so amazing, thank you very much". 

Ballet News. Welcome to BALLET NEWS. Here you can find news about classical ballet companies and vocational schools worldwide, with breaking BALLET NEWS, interviews, backstage, rehearsal & performance photographs, features & behind the scenes news, reviews, rep & casting. En anglais. C'est un peu mon modèle sur plusieurs points. Un ton vivant, qui sait mettre la danse à la portée de tous, beaucoup d'infos (surtout sur les compagnies anglaises), et des interviews "Cupcakes & Conversation" vraiment bien trouvées.

Dance a little dance with me.Je m’appelle Julie, j’ai 31 ans. Sur mon passeport est écrit que je suis prof de danse et chorégraphe. Mais ce qu'il ne dit pas par contre c'est que je suis également passionnée de cinéma et d’arts audiovisuels depuis des lustres. Point de vue intéressant, Julie parle de la danse (tous style confondus) non pas sur scène, mais à la télévision, au cinéma et dans les clips. Beaucoup d'infos sur Glee (ma nouvelle passion, j'espère en parler avant de partir en vacances), sur l'émission So You Think You Can Dance, et sur les comédies musicales. Beaucoup de vidéos également, ce qui peut, tout petit point noir, rendre ce blog parfois assez long à charger. 

Autre blog divers et variés

Curieuse Artemis. Curieuse, passionnée, enthousiaste de littérature, culture, arts ! Pas souvent mis à jour en ce moment, mais la miss a promis de se reprendre à la rentrée. Livre, théâtre, exposition, cinéma, un peu de danse... Artemis a les yeux grands ouverts, et parla très bien de ses coups de coeur, en sachant partager ce qui l'a émue. Blog sans prétention, mais bien écrit, et où l'on se sent bien. Beaucoup d'idées de livres piochées (classiques ou récents) dans ses articles. Et très jolie bannière !

A long time ago. We used to be friends. Un petit blog pipole sans prétention mais bien rigolo. Je dois dire que les rédactrices savent très bien trouver les photos des pires looks et la phrase qui fait mouche. Dommage que ça ne soit pas plus souvent mis à jour, je suis limite en manque.

Lili's Life. Blog trouvé via un forum sur la danse, donc Lili ne peut être qu'une chouette personne. Elle travaille dans le cinéma, elle aime la danse et dessiner. Ses articles  parlent de tout et de rien, avec une bonne dose d'humour et de bonne humeur. Je suis assez fan du graphisme de son blog, avec des articles qui mélangent ses dessins, quelques photos et un peu de texte. Blog coloré sans tomber dans l'overdoose de gnangnan, bref, un endroit très sympa.

Le féminin l'emporte. Humour & p'tit crob'art perso sur l'actualité féminine et la publicité... Blog féministe très bien fait, qui mélange textes et dessins perso. L'actu du féminisme, mais surtout, comme dit dans la description, à travers les publicités. L'auteure passe en revue toutes ces campagnes publicitaires actuelles, auxquelles on ne fait plus vraiment attention, mais qui sont remplis de clichés. Très instructif et révélateur.



Cédric Klapisch filme Auélie Dupont, l'espace d'un instant

Début mars, France 3 a diffusé le documentaire Aurélie Dupont, l'espace d'un instant, réalisé par le cinéaste Cédric Klapisch. Il avait suivi la danseuse étoile pendant quatre ans, à différentes étapes de sa carrière. J'avais pu l'interviewer pour mon travail, en voici la version intégrale.

Comment est venue l’idée de ce projet ?

C’est en fait Brigitte Lefèvre, la directrice de la danse de l’Opéra de Paris, qui voulait faire un film sur Aurélie Dupont. Je connaissais bien la productrice, Agathe Berman, qui savait que j’aimais beaucoup la danse, même si je connaissais mieux la danse contemporaine. Elle m'a proposé l'idée, cela s’est fait simplement.

aurelie-dupont-1.jpg
Quelle a été votre première impression en rencontrant Aurélie Dupont ?

On est impressionné par la performance technique bien sûr, et par la beauté. Aurélie Dupont est vraiment magnifique. Et ce n’est pas une question de plastique, elle bouge bien. 


Qu’est-ce qui vous a marqué lors des premiers jours de tournage ?

Il y a quelque chose au début, on se dit que tout est parfait. C’est impressionnant. On voit ce que font les danseurs, on se dit "Whaouu". Il n’y a plus qu’à poser la caméra et à filmer. En passant un peu plus de temps, on comprend que cela va être bien plus difficile. Comment savoir quoi prendre, quoi filmer, quoi garder ? Comment raconter cette histoire ? Cela pose de véritables questions de cinéma.


Et comment avez-vous fait ? 

J’ai fait confiance au temps. Les mois sont passés. A la fin, j’étais sûr du titre, Aurélie Dupont, l’espace d’un instant, parce que la danse est une histoire de temps. La filmer pendant plusieurs années de sa carrière, la voir travailler dans un studio pendant des semaines pour un spectacle… C'est un drôle de rapport au temps.


Vous êtes très discret dans ce documentaire. C’était une volonté dès le début ?

J’avais la volonté d’être en retrait. Au début, j’étais parti sur quelque chose comme "Voir et être vu". Et puis je n’ai rien trouvé à dire sur moi. Alors je me suis mis au servie ce cette personne. 


Et l’idée de ne pas mettre de commentaire ?

Dès le début, je ne voulais pas en mettre. Il n’y a rien de pire que de parler sur de la danse. Et je voulais réapprendre au spectateur à voir un film sans parole, un film avec des gestes.

aurelie_dupont4.jpg
Ce documentaire est fait pour la télévision. Qu’a-t-il de cinématographique ?

Le cinéma a toujours été lié au mouvement. Au départ, il servait d’abord à filmer le mouvement, à le décortiquer, pas à parler, comme pour une étude scientifique. Montrer des gens en mouvement, c’est donc très cinématographique.


C’est difficile de filmer la danse ? 

C’est très dur ! D’ailleurs, je déteste les captations de ballet. Quand on filme de la danse, on prend un spectacle vivant et on en fait un spectacle mort. Il y a un vrai travail à faire pour retrouver l’émotion. Et c’était quelque chose qui me faisait vraiment peur. C’était tout l’enjeu du film, il fallait dépasser ça. En s’attardant sur une personne en particulier, j’ai trouvé un vrai fond cinématographique.


Plusieurs documentaires sur la danse sont devenus de vrais classiques, comme Tout près des étoiles de Nils Tavernier, ou La Danse, le ballet de l’Opéra de Paris de Frederick Wiseman. Vous les avez vus ?

Oui, et ça fait réfléchir. Je n’avais pas envie d’aller par là. La danse est un terrain ouvert, il y a encore pleins de choses à dire, à faire sur le sujet.

 
Quel est le moment de danse que vous avez filmé qui vous a le plus marqué ?

Le Parc, définitivement. Cela me donne des frissons à chaque fois. 


Après la télévision, vous avez envie de faire un film sur la danse ?

C’est un thème qui est sous-jacent dans pas mal de mes longs-métrages : le personnage de la ballerine dans Les poupées Russes, ou de Pierre (ndlr : Romain Duris) dans Paris. Ça me donne vraiment envie de faire un film sur la danse. Comédie musicale ou fiction, je ne sais pas encore.


- page 1 de 40